Kere - Ateliers et concertations nationales : Y en a marre !

  • lundi, 15 février 2016 16:48
  • Photo: fb
Ce ne sont que des pertes de temps et d’argent mais ne résolvent en rien le problème comme Maka Alfonse l’a confirmé. « De nombreux ateliers ont été effectués et si on parvient à rassembler les documents y résultant, tout le monde constatera qu’il y en avait suffisamment mais qui n’ont aboutit à rien » souligne-t-il. Ce dernier de continuer qu’il est plus que temps de procéder à des projets plus concrets visant à résoudre réellement le problème. « Une concertation nationale est prévue se faire les 19 et 20 février prochain. J’estime que le plus urgent est de mettre en place des infrastructures permettant de ravitailler la région en eau. La région dispose de deux cours d’eau dont l’une notamment à Mandrareza qui est insuffisamment exploité et une grande partie est versée dans la mer alors que des milliers de personnes souffrent de sècheresse. Il faut mettre en place un bassin de retenue pour que la population du Sud puisse en profiter » poursuit-il.

 

Les signes confirmant la situation de kere est de plus en plus persistants. La population vend à prix bradé leurs biens afin de quitter les lieux et de se réfugier dans d’autres villes. Ceux qui ne disposent pas de moyen pour le déplacement succombent à la chaleur et à la faim. « Un zébu dont le prix est de 900 000 ariary est actuellement vendu à 400 000 ariary. Pour se procurer un sceau d’eau, il faut disposer de 800 ariary » poursuit-il.
Pour remédier au problème, ce ne sont pas les projets qui manquent mais plutôt la volonté politique pour les réaliser selon toujours Maka Alphonse. Le kere ne date pas d’hier et la population en souffre tous les ans. Les dirigeants ne manquent pas non plus de quémander de l’aide chaque année, mais aucun travail n’a été concrétisé. Dernièrement, une collecte de fonds a été effectuée par le ministère de l’éducation nationale mais la somme disponible est loin de celle requise.
Pour mettre en place le projet de ravitaillement en eau, il faut une coquette somme de 60 millions d’euros selon les informations reçues. Ce budget reste encore à trouver et pourtant, l’appui des partenaires financiers et techniques reste à pourvoir.
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