Elections génératrices de corruption

  • jeudi, 06 septembre 2018 13:16
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Une étude sur les campagnes électorales à Madagascar réapparaît sur les réseaux sociaux affirmant qu’elles figurent parmi les plus chères de la planète, relance le débat sur le financement des partis, à quelques semaines des élections générales.

Financée par l’Union européenne, cette étude réalisée affirme que l’actuel président Hery Rajaonarimampianina aurait dépensé 43 millions de dollars pour sa campagne victorieuse de 2013. Rapportées au nombre de voix qu’il a réunies, environ 2 millions, ces dépenses font de la présidentielle, qui s’est déroulée il y a cinq ans, le scrutin récent le plus cher au monde.

Avec 21,50 dollars dépensés pour chaque voix obtenue ! L’actuel chef de l’État malagasy devance son homologue kényan Uhuru Kenyatta à 21,16 dollars par voix, et tout cela très loin des 2 rivaux de la dernière course à la Maison Blanche en 2016 : Hillary Clinton (19,92 dollars) et Donald Trump (12,61 dollars).

À titre de comparaison, chaque électeur a coûté 1,4 dollar au Français François Hollande pour succéder à Nicolas Sarkozy en 2012.

Ignorée à sa sortie en 2016, l’étude agite le microcosme politique à Madagascar, en tête du classement des pays les plus pauvres du monde. En conclusion de ses travaux, l’auteur de l’étude plaide pour une limitation des dépenses de campagne à Madagascar : « plafonnement doit chercher la transparence maximale du financement et l’égalité approximative des chances » des candidats même si « la plupart des dépenses de campagne sont recyclées, voire redistribuées dans l’économie ».

Le représentant local de la fondation Friedrich Ebert en a diffusé des extraits sur sa page Facebook, à la veille du début de la campagne pour l’élection présidentielle du 7 novembre.

Le président sortant Rajaonarimampianina y sera notamment opposé à ses deux prédécesseurs, Marc Ravalomanana, fondateur et PDG de Tiko et Andry Rajoelina. Sollicités, les entourages de ces principaux candidats à la présidentielle se sont refusés à évoquer leurs budgets électoraux.

« C’est une vérité que l’élection se remporte à coup d’argent et je le regrette », a déclaré Norbert Lala Ratsirahonana, le conseiller politique des trois derniers présidents, et « c’est comme ça, il faudra s’y faire ».

Il est sûr que tout ce qui entoure les campagnes électorales provoque à la chaîne toute une série de corruption. On commence par acheter les voix dans une population très pauvre (distributions de vivres, de vêtements, paiement par cash de l’auditoire,…).

Habitués à de telle attitude, les Malagasy ont depuis intériorisés une mentalité d’assistés, ne cherchant que de l’argent facile.


Ce qui explique cette augmentation exponentielle de l’insécurité et comme dans tout processus de cercle vicieux, tout le monde s’y met. A Madagascar personne ne respecte plus la légalité car beaucoup se moque de la loi. Or cette mentalité est à l’origine du délitement de notre société et nation.

Et quoique dit le vieux amiral, cela a débuté durant son administration la plus longue du pays (1975-1993) et 1996-2001.

Alors, les candidats de ce prochain scrutin dépasseront-ils les 43 millions de dollars de Hery Rajaonarimampianina 5 ans plutôt ? Il y a de fortes chances avec Andry Nirina Rajoelina soutenu par des investisseurs privés dans le cadre de son IEM, mais aussi avec Marc Ravalomanana qui garde encore des entrées et sorties dans les milieux anglo-saxons.

Il ne faut pas oublier Ratsiraka qui lui aussi a ses sponsors privés avec ses milliers de tonnes de riz à…20% de brisures et 2 milliards de dollars par an ! De qui se fout-on la gueule ?

La 2nde République a engendré la corruption des mentalités et la démocratie telle qu’elle est appliquée depuis la 3ème et 4ème République l’a généralisée dans la vie au quotidien et voilà que ces ex-présidents (même Hery Rajaonarimampianina à partir de vendredi 8, s'il ne va pas sortir de son chapeau, un argument farfelu pour ne pas démissionner) essaient d’emberlificoter leurs compatriotes avec de la bouffe et du pognon.

Mais qui pense réellement à faire travailler les Malagasy ? Personne comme si c’est anti-démocratique.

Anonymous

 

 

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