Ihanta Randriamandrato: Lettre ouverte à tous mes compatriotes

  • lundi, 09 avril 2018 09:28
  • Britto

Chaque fois que le soleil se lève à l’horizon, kidnapping et rapts, meurtres, braquages, viols, vols de zébu, pillages de terres, immolations de présumés dahalo, contemplés par une inconscience collective, sévissent dans tout Madagascar.

Morts d'Hommes dus à des actes de barbarie d'une violence extrême, se terminant souvent par des vindictes populaires sanglantes, révoltent la conscience de tout être humain et dépassent l'entendement des valeurs morales malagasy.

Les raisons en sont multiples mais les plus flagrantes sont :
- La perte de confiance envers la Justice de ce pays et de ses autorités dû aux mépris de l'ESPRIT de notre Constitution si bien dénoncé dans son préambule : la préservation de la paix, l'instauration d'un Etat de droit, la préservation de la sécurité humaine ainsi que de son article 17 sur la protection de l'individu et de la dignité de sa personne.

- La dégradation incontestable des conditions de vie du Malagasy, l'accélération de la perte de son identité culturelle - repère fondamental de tout individu et de l’humanité, entrainant la perdition de l'âme de la société malagasy : Ny Fanahy no Olona ainsi que de la perte de la dignité de l’Homme : ny Asa no maha - OLONA.

L'instinct de survie reprend le dessus, le sentiment de laisser pour compte, de ne pas avoir de protecteur entraîne irrémédiablement vers une population radicalisée.

Consciente que la société Malagasy et la génération présente sont en péril, menaçant incontestablement l'avenir de la génération future,

Constatant l'apathie des autorités devant l'extrême gravité de la situation sociale actuelle,

J’interpelle toutes les autorités concernées :
1. que tout citoyen a le droit de vivre dans un monde dont le futur n'est pas compromis par l'irresponsabilité des dirigeants;
2. que tout citoyen a le droit de vivre dans un environnement sain et sécurisé;
3. que tout citoyen a droit à la protection de ses biens et de son patrimoine;
4. que l'Etat a le devoir d'assurer l'effectivité des principes, droits et devoirs proclamés par la Constitution, les Déclarations Universelles des Droits de l'Homme;
5. que l'Etat a le devoir de tout mettre en oeuvre pour préserver la paix sociale et de faire en sorte de prévenir autant que possible les dérapages d'une justice partiale.

Ignorer ces préceptes fondamentaux équivaudrait à une non-assistance d'une Nation qui se déverse indéniablement vers un conflit fratricide.

Ihanta RANDRIAMANDRATO
Membre du parti TEZA
Antananarivo ce 07 avril 2018

 

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