La santé de nos dirigeants

  • vendredi, 09 février 2018 14:07
  • Anonymous
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Le décret présidentiel 2018-97 datant du 02 février 2018 portant sur l’intérim du premier ministre a fait couler beaucoup d’encre. Ce dernier étant parti faire un contrôle médical au département français de la Réunion.

Si l’aspect politique de ce déplacement pour « raison de santé » est clos avec le retour du PM, une question capitale se pose pour certains observateurs : quel est l’état de santé de nos dirigeants ?

Tout le monde se souvient l’évacuation de Solonandrasana Olivier Mahafaly vers la Réunion le 8 mars 2016 alors qu’il n’était que le ministre de l’Intérieur et de la décentralisation victime d’une « hémorragie intestinale grave ».

L’opacité entretenue autour de son cas pour cause de « solidarité gouvernementale » a favorisé toutes sortes de rumeurs : empoisonnement,…

Notre pays à travers sa Constitution repose son Etat sur les principes de la Démocratie et l’Etat de droit, et si on veut être fidèle à ces 2 principes il est impératif d'avoir une transparence sur l’état de santé de nos hauts responsables.

En France, notre principal modèle, l'exemple de Georges Pompidou, mort de la maladie de Waldenström (cancer du sang), ses services de presse diffusaient qu’il est atteint par une « forte grippe», alors qu’il était aux ¾ de son mandat présidentiel (1974), a quelque transformé la mentalité des hommes politiques français qui commencèrent à envisager à mettre sur la place publique leur « bulletin de santé », même si certains restent réticents et d’autres ont diffusé de faux bulletins de santé pendant les 14 ans de présidence (François Mitterrand) alors qu’il est atteint d’un cancer de la prostate.

Aux Etats-Unis comme en Grande Bretagne la transparence est totale, tous les Américains sont tenus au courant de l’état de santé de leurs présidents successifs: Jimmy Carter (hémorroïdes), l’évanouissement de G.W. Bush en avalant un bretzel de travers,…

Le 25ème amendement de la Constitution américaine prévoit des règles strictes en matière d'aptitude à gouverner et de délégation de pouvoirs et la santé présidentielle est considérée comme du domaine public.

Par contre dans les pays comme l’Italie, la discrétion reste la règle, il a fallu que le président du conseil Sylvio Berlusconi tombe dans les pommes en plein meeting de son parti Forza Italia (Force Italie) pour que la question soit prise au sérieux.

En Russie l’opacité demeure comme à l’ère soviétique, la santé des dirigeants est un secret d’Etat et après l’épisode Boris Eltsine (alcoolique et dépressif), Vladimir Poutine semble avoir été choisi pour sa forme olympique !

Le cas de notre Premier ministre et tous les exemples que nous avons cité, poussent à plus de réflexion sur l’état de santé de nos hauts responsables car que l’on veuille ou non la nation a choisi la démocratie comme mode de fonctionnement étatique donc nos dirigeants sont des hommes publics, ce qui restreint beaucoup leur sphère privé donc leur état de santé fait partie du domaine public, la nation a besoin de savoir un peu plus et cela évite les confusions.

Anonymous

(Photo Archives, Billet médical de sortie Olivier Mahafaly en 2016)

 

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