Drôles de Premières dames

  • jeudi, 23 novembre 2017 10:08
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De manière générale on appelle par « Première dame » l'épouse d'un chef d'État ou de gouvernement.

À l'origine, cette dénomination concerne uniquement la Première dame des États-Unis (en anglais « First Lady »), laquelle, en tant que conjointe du président américain assumait très tôt un rang protocolaire précis.

La loi du 2 novembre 1978, sous la présidence de Jimmy Carter (1977-1981), accorde à la Première dame une équipe de 12 personnes, comprenant un chef de cabinet, un attaché de presse et un conseiller spécial.

Au fil du temps et par abus de langage, le terme « Première dame » fut utilisé pour désigner la conjointe de tout chef d'État (ou chef de gouvernement sous le régime parlementaire) qu'elle dispose ou non d'attributions protocolaires.

La Première dame n’est pas toujours l'épouse du chef de l’État en titre. Dans certaines monarchies dites constitutionnelles, l'épouse du Premier ministre est parfois désignée par ce terme.

En France, Valérie Trierweiler, compagne non mariée du président François Hollande, était qualifiée de Première dame de France, jusqu'à leur séparation; les médias américains l’appelaient alors la « First girlfriend » (« Première petite-amie »).

Il n’y a pas de définition claire du rôle des Premières dames, qu’il soit officiel ou non. En réalité il n’existe pas de législation claire les concernant dans la plupart des pays mais souvent leur situation les oriente vers des engagements caritatifs, défense d’associations et de bonnes œuvres, ayant souvent trait à l'humanitaire, la santé ou l'éducation.

Dans certains pays, les Premières dames ont eu une influence certaine, comme confidentes ou des collaboratrices de leurs époux, ou qu'elles aient elles-mêmes mené auparavant une carrière politique ou aient bénéficié d'une formation universitaire poussée comme Hillary Clinton, Cecilia Sarkozy.

En Côte d'Ivoire, alors que son mari Laurent est président, Simone Gbagbo est députée et vice-présidente de l'Assemblée nationale.

Dans les années 1960, sous la Chine maoïste durant la Révolution Culturelle, la Première dame Jiang Qing avait pour sa part une telle influence politique qu'elle apparaît comme une des dignitaires les plus puissantes.

En Argentine, Isabel Martínez de Perón devient présidente en 1974 après le décès de son époux Juan Perón, dont elle était à la fois Première dame et vice-présidente ! Elle a été renversée par l’armée en 1976 pour abus.

Le cas se reproduit en 2007, où Cristina Fernández de Kirchner, alors sénatrice et Première dame, succède à son époux Nestor Kirchner en tant que présidente, lequel devient alors le conjoint de la nouvelle chef de l'État. Ainsi on parle alors de « couples politiques » dont les carrières ne sont pas dissociables, chacun a besoin de l'autre pour son expérience et influence durant le mandat de l'autre comme ce fut le cas du couple Bill et Hillary Clinton.

En revenant sur l’Argentine, la plus célèbre des premières dames, loin devant Isabel Martinez de Peron et Cristina Fernandez de Kirchner, a été Maria Eva Duarte, 2ème épouse de Juan Peron (3 fois président de l’Argentine entre 1946 et 1973), ancienne actrice de cinéma, elle jouera un rôle politique de premier plan durant le premier mandat de son mari (1946-1952), on la surnoma « Jefa Spiritual de la Nacion » (la chef spirituelle de la nation du fait de son engagement auprès des problèmes sociaux dont souffraient l’Argentine.

Elle a été adulée de son vivant mais elle décéda d’un cancer juste à l’âge de 33 ans et fut considérée à sa mort comme une idole représentée comme l’ « Amparo de los humildes » (refuge des humbles). Sa vie a inspiré la comédie musicale Evita avec la chanson devenue célèbre Don’t Cry for Me Argentina (ne me pleure pas Argentine).

Eva Peron a été une exception, mais d’autres l’ont été moins surtout quand elles profitent de leur situation alors qu’elles n’ont pas la carrure. Cela a été le cas de Grace Marufu Mugabe, une Sud-Africaine de 52 ans, qui est devenue la secrétaire particulière de Robert Gabriel Mugabe, président récemment démissionnaire du Zimbabwe.

De secrétaire elle est devenue sa femme donc « première dame » en 1996 succédant à Sally Hayfron, une Ghanéenne, première femme de Mugabe morte en 1992. Mais Grace ne se contenta pas de statut de dactylo du « commandant Bob » mais l’a séduit pour devenir son épouse mais surtout son successeur à la tête du pays.

Grace « Gucci » (du fait de ses goûts pour cette marque) a eu une ambition démesurée qui amena sa perte mais surtout salit la fin de carrière de son mari, l’un des figures de libérateurs de l’Afrique australe contre l’apartheid, une spécialité coloniale anglo-saxonne.

Malgré cela Robert Mugabe est entré vivant dans la légende, seuls les esclaves du Colonialisme et valets de l’Occident crient victoire pour son départ. Sans Grace les Zimbabwéens auraient accepté que le « king of Shona » (roi des Shona) reste au pouvoir jusqu’à sa mort.

Malgré ses formes avenantes, Grace Marufu n’a rien de gracieuse dans son caractère et elle a gâché la fin de vie de son mari président.

Mais quelque part à l’est de l’Afrique australe quelque première dame, une perle, inquiète les observateurs malgré l’absence et la discrétion qui l’entoure, actuellement beaucoup se méfie de l’eau qui dort.

Certaines femmes profitent de leur rôle de première dame afin de s’enrichir sur le dos des contribuables, d’autres pour se défouler comme se furent les cas de Jiang Qing, Simone Gbagbo en Côte d’Ivoire et plus récemment Grace Mugabe ce furent des « Drôles de Premières Dames ».

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