Corruption : Claudine Raizamamonjy à Antanimora

  • lundi, 12 juin 2017 21:19
  • Britto
  • Photo Archives Sobika

La milliardaire n’est plus à l’Hôpital Joseph Ravoahangy Ampefiloha (HJRA). C’est confirmé ! Des agents pénitentiaires l’ont amené à la Maison Centrale d’Antanimora en début de soirée, en application de la détention provisoire prononcée par le juge d’instruction de la Chaîne pénale à son encontre, le 14 avril 2017, mais depuis, Claudine Raizamamonjy n’a jamais foulé la cour de la prison d’Antanimora.

Rappelons que la patronne de l’A&C a été arrêtée à Mahamasina l’après-midi du lundi 10 avril 2017. Elle venait d’assister ce jour là à un match de basket-ball de son club, le TMBB participant au challenge Coupe du président qui se déroulait au Palais des sports de Mahamasina, avant qu’elle ne soit arrêtée par les éléments du Bureau indépendant anti-corruption (Bianco) assistés par des gendarmes qui l’attendaient à l’extérieur. Claudine Razaimamonjy est embarquée à bord d’un 4x4, puis amenée à la Villa La Piscine Ambohibao, siège du Bianco pour enquête.

Claudine Raizamamonjy est déferrée au Parquet de la Chaine pénale anti-corruption le 14 avril 2017. Le juge d’instruction a ordonné une incarcération provisoire de la milliardaire. Cette dernière s’est évanouie après l’annonce de la décision du juge. Elle a été amenée directement à l’HJRA.

48h après, le dimanche 16 avril 2017 vers 22h, le ministre de la santé, Pr Andriamanarivo Lalatiana et le ministre de la justice Andriamiseza Charles se sont rendus au HJRA à la suite de laquelle la procédure d'évacuation sanitaire a été engagée. Claudine Raizamamonjy est évacuée à Maurice par avion spécial.

Elle a quitté l’hôpital HJRA au petit matin du lundi 17 avril 2017 pour passer un examen radiologique à Maurice, une angiographie cérébrale pour être précise, alors qu’elle est frappée par deux Interdictions de Sortie du Territoire (IST). Elle a été accompagnée par un médecin, un Sénateur et un agent pénitentiaire.

La Police de l'Air et des Frontières (PAF) a mis quatre jours pour justifier la régularité de l’évacuation sanitaire de Claudine Razaimamonjy. Le chef de la PAF, le Commissaire principal Ruffin Lebiria a montré à la presse les documents justifiant l’évacuation sanitaire de Claudine Razaimamonjy, et la délégation qui l’accompagnait comprenant un médecin, un sénateur et un agent pénitentiaire. Il a affirmé que tout était en règle, une façon pour lui de démentir la thèse d’une “évasion organisée” avancée par le Syndicat des Magistrats de Madagascar ou SMM.

Au N°1 de la PAF de continuer qu’une IST ne peut retenir un malade nécessitant une évacuation sanitaire si le médecin l’atteste.

Au retour de Maurice le 23 avril, Claudine Razaimamonjy est réadmise à l'HJRA, au Service Neuro-chirurgie, chambre 126. Elle aurait bénéficié d'un traitement de faveur, contrairement aux autres détenus à Antanimora et a trouvé un refuge à l’HJRA. Une situation décriée par le Syndicat du Personnel de l'Administration Pénitentiaire de Madagascar et le Syndicat des Magistrats de Madagascar.

 

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