Haut Conseil pour la Défense de la Démocratie et l’Etat de Droit : L’élection de IMBIKI Anaclet en tant que membre irrite les hommes au pouvoir

  • dimanche, 19 mars 2017 16:25
  • Britto
  • Photo d'Archives Net

La mise en place du Haut Conseil pour la Défense de la Démocratie et l’Etat de Droit (HCDDED), organe prévu par l’article 43 de la Constitution pour la défense de la démocratie, l’Etat de droit ainsi que le respect de la bonne gouvernance et le contrôle des droits de l’homme tarde à se concrétiser. Un retard qui défraye la chronique et alimente les conversations politiques et diplomatiques.

De sources dignes de foi parlent que le Premier Ministre aurait saisi le Conseil d’Etat à Anosy, il y a déjà deux semaines environ, pour donner son avis tendant à l’annulation de l’élection de IMBIKI Anaclet le 27 janvier 2017 par la Commission Nationale Indépendante des Droits de l’Homme (CNIDH), pour être membre du HCDDED.

Ces mêmes sources indiquent que l’ancien ministre de la justice IMBIKI Anaclet, candidat présenté par l’association MAMIMAD (Malagasy Miara-Mandroso Aron'ny Demokrasia) œuvrant pour la promotion et la protection des Droits de l’homme, a été élu avec une majorité écrasante de 08 voix sur 09 électeurs. Son poursuivant, femme d’un Directeur à la Présidence de la République a récolté 01 voix, tandis que trois autres candidats malheureux ont eu respectivement 00 voix chacun.

Selon la Loi n°2015-001 instituant le HCDDED, cette institution est composée de 9 membres reconnus sur le plan national pour leur intégrité, leur compétence et leurs expériences dans une discipline intéressant le HCDDED, dont :
1. Une personnalité désignée par le Président de la République,
2. Une personnalité élue par le Sénat ;
3. Une personnalité élue par l’Assemblée Nationale ;
4. Une personnalité élue par la Haute Cour Constitutionnelle
5. Une personnalité élue par la Cour Suprême réunie en assemblée général;
6. Une personnalité élue par les organisations ou associations;légalement constituées œuvrant pour la démocratie et/ou l’Etat de droit ;
7. Une personnalité issue des organisations ou associations pour la défense des Droits de l’homme élue par la Commission Nationale Indépendante des Droits de l’Homme (CNIDH) ;
8. Une personnalité élue par l’Ordre des Journalistes ;
9. Une personnalité élue par l’Ordre des Avocats.

Le mandat des membres du HCDDED est de cinq ans non renouvelable. Les modalités d’élection, pour les entités non régies par un règlement intérieur, sont fixées par voie réglementaire. Chaque membre du HCDDED est désigné officiellement par écrit par l’entité concernée. La désignation et les élections sont constatées par décret du Président de la République.

Les observateurs politiques s’interrogent pourquoi s’acharne-t-on contre IMBIKI Anaclet, personnalité élue par la CNIDH ? Le pouvoir veut-il s’assurer que la majorité des membres du HCDDED, soit acquise au Président de la République, puisque les autres membres lui sont déjà acquis : Pierre Le Noble (de la Primature) élu par le Sénat, Fulgence Rabetafika (membre du HVM ?) élu par l’Assemblée Nationale, Annick Irenée Tsiazonagoly (épouse du Ministre HVM des PTT Nepatraiky Rakotomamonjy) élu par la HCC.

Cette bataille pour la maîtrise de la majorité au sein du CHDDED inquiète les observateurs de la vie politique malagasy, dans la mesure où on viole déjà la loi pour placer en son sein des personnalités uniquement acquises au régime, à l’instar de ce qui se passe à la HCC, à la CENI...

Veut-on effectivement un HCDDED défenseur de la démocratie et de l’Etat de droit en commençant déjà avant même qu’il ne soit mise en place, par bafouer la loi et le vote de la majorité des membres de la CNIDH ?

 

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