Respecter le patrimoine

  • lundi, 01 juin 2020 07:53
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Le patrimoine est un ensemble existant, en totalité hérité du passé, constitué de biens matériels et/ou immatériels, qu’il soit une propriété privée ou bien commun. Que l'on peut vouloir conserver, vendre, échanger, valoriser ou maintenir pour les générations futures.

L'Unesco propose cette définition en 2008 : « le patrimoine est l’héritage du passé dont nous profitons aujourd’hui et que nous transmettons aux générations à venir. Nos patrimoines culturel et naturel sont deux sources irremplaçables de vie et d’inspiration ».

Ainsi il inclut les « œuvres qui ont une valeur universelle exceptionnelle du point de vue de l’histoire, de l’art ou de la science » (monuments ou ensembles) donc du « point de vue esthétique, ethnologique ou anthropologique ».

Cette définition distingue deux types de valeur: primo, une valeur d’héritage du passé dont nous devons profiter (valeur d'usage) comme on l’a dit précédemment « sources irremplaçables de vie et d’inspiration ». Secundo, des valeurs à transmettre « aux générations futures », notion qui évoque une valeur du registre de la maintenance.

Pour être plus précis, nous parlons de patrimoine culturel et historique qui recouvre les biens, matériels ou immatériels, ayant une importance historique et/ou artistique: le patrimoine architectural, le patrimoine culturel immatériel, le patrimoine religieux, le patrimoine industriel, le patrimoine agricole…

Ce patrimoine appartiennent, soit à une entité privée (personne, entreprise, association, etc.), soit à une entité publique (commune, département, région, Etat, etc.).

Cet ensemble de biens culturels est généralement préservé, restauré, sauvegardé et montré au public, soit de façon exceptionnelle comme les Journées dédiées au patrimoine qui ont lieu une journée, semaine, mois, exemple le mois de la langue Malagasy, soit de façon régulière ( visite de château, musée, église, etc.), gratuitement ou au contraire moyennant un droit d'entrée et de visite payant.

Une liste du patrimoine mondial comprenant des éléments culturels ou naturels est établie sous l'égide de l'Unesco et pour être éligible. Pour Madagascar il existe trios sites actuellement classés comme « patrimoine de l’humanité »: réserve naturelle du Tsingy de Bemaraha, colline royale d’Ambohimanga et la forêt humide de l’Atsinanana.

Récemment une idée ou une proposition a été avancée afin de faire de la « Haute Ville » d’Antananarivo voire le palais de la Reine un patrimoine de l’humanité mais pour cela il faut répondre à des critères exigés (au moins 10) par l’United Nations Educational, Scientific and Cultural Organization (UNESCO) ou Organisation des Nations Unies pour l'Education, la Science et la Culture.

Ces critères ont un point commun: sauvegarder et préserver pour le futur, c’est-à-dire pour les générations à venir, en une phrase « laisser en héritage pour les descendants ».

Malheureusement à Madagascar, il est difficile parfois d‘avoir une vision commune du présent et du futur sur les interprétations diverses de notre passé héritées de la Colonisation.

Quelques historiens tentent de restaurer le vrai sens de l’histoire de notre nation mais la politique héritée du passé colonial s’en mêle avec comme conséquence la confusion.

Pour le Palais de la Reine, symbole du premier Etat de Madagascar (1818-1895), beaucoup semble le contester en le limitant à un simple lieu de la royauté merina sans oublier les différentes origines des bâtisseurs des habitats et autres sépultures royales: rois, Louis Gros, Jean Laborde, James Cameron, William Pool,…

Ces controverses qui ne datent pas d’aujourd’hui ont certainement pour conséquence cette volonté de construire un lieu de spectacle ouvert à la place du lieu dit « Masoandro » !

Une levée de bouclier contre la mise en place de ce colisée se dessine, non pas seulement en Imerina, mais aux 4 coins de la grande île, et Dieu merci les Malagasy ont pris conscience qu’ils forment une nation contrairement au souhait des colonisateurs de les voir diviser.

Avec l’irruption du Covid-19, les pandémies de Paludisme et de Dengue, le refus de cette construction commence à unir les Malagasy contrairement lors de l’invasion française de 1895, comme quoi gardons nos coutumes et respectons nos patrimoines.

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