Osons- nous à le faire?

  • mercredi, 30 septembre 2015 11:22
  • Andry Baliba

Tout est une question de volonté. Qui l’aurait cru que Joseph Sepp Blatter, le grand patron de la Fédération Internationale de football amateurs, une institution plus grande que le système des Nations- Unies tant au niveau des pays membres qu’au niveau de son budget de fonctionnement se trouverait actuellement sur le banc de l’accusé au tribunal Suisse. Reproché d’avoir reçu de pot de vin, les amoureux de la balle ronde de la planète lui réclame sa démission avant la tenue des élections de son successeur en février 2016. Coup de butoir également pour Jack Warner, vice- président de la Fifa. Reconnu coupable par la commission d’éthique sur une histoire de corruption, sur l’acquisition de la Russie du Mondial 2018 ainsi que celui de Qatar 2022. Jack Warner est radié à vie de stade de foot. Ce n’est pas encore fini, Michel Platini, Président de l’Union européenne de football amateurs se trouve également dans le collimateur de la justice suisse. Michel Platini qui pourtant est le boss de la plus grande confédération de football dans le monde et candidat favori à la succession de Sepp Blatter ne peut pas se passer de la justice. Il a été entendu sur une affaire de 2 millions d’euros, une enveloppe qui lui a été versée en échange du service qu’il a rendu à la Fifa durant quelques années.


Un avocat de la Fifa réitère que c’est pour sauver cette discipline qu’on a voulu éradiquer tous les maux qui pourraient lui gangrener. Grâce au football, même les pays en guerre acceptent d’observer une trêve pour pouvoir se trouver devant leurs petits postes de télévision à chaque Mondial.

Ce qui se passe au sein de la Fifa devrait servir de leçons à pas mal de pays déchiqueter par la corruption, Madagascar entre autres.

Un mal nécessaire qui permettra à un système de prendre un nouveau départ mais aussi pour montrer que personne ne se trouve au-dessus de la loi si nous voulons vraiment instaurer une société de vie équitable.

Un autre fait marquant qui mérite aussi la réflexion, le geste du Général Georges Diendéré, auteur du putsch manqué au Burkina Faso. En se rendant compte de l’inutilité de son coup, ce commandant du régiment de sécurité présidentiel a quitté son camp et s’en remet aux mains des forces loyales.

Bien avant l’arrivée du « copie- coller », les Malagasy ont toujours fait parler d’eux à l’interprétation et à l’imitation, un caractère qui pourrait se transformer en qualité si nous savons le manier à bon escient.

Laissez un commentaire
Assurez-vous d'indiquer les informations obligatoires (*).
Le code HTML n'est pas autorisé.