Le syndrome de l'importé finit en friperie

  • mardi, 22 septembre 2015 12:52
  • Andry Baliba
  • Photo: Net
Dans les années 80, le syndrome de tout ce qui sont importés occupe tous les secteurs, économiques, sociaux, politiques voire quelques années après, culturels et confessionnels. Une chanson de Tsielonina, un artiste de chanson à texte rappelle le « Tolompiavotana » le Boeing 737-200 de la compagnie Air Madagascar assurant la liaison Tana – Réunion – Tana n’avait à son bord que le reste des « Vazaha » de la petite lingerie jusqu’aux produits alimentaires pour inonder le marché de l’Arcade d’Analakely pour ceux qui avaient le moyen à l’époque de s’acquérir des baskets grandes marques, Palladium , Stan Smith, ou Nastase.
 
25 ans après, rien n’a changé, la situation s’empire, Afin d’éradiquer les méfaits des bandits de grand chemin qui dictent leur loi comme bon leur semble actuellement. Il a fallu attendre l’initiative de DCAF ou Democratic Control of Army Forces pour figurer la Grande île dans son projet de Réforme du Secteur Sécuritaire en Afrique, pour faire régner la paix surtout dans des pays déchirés par les crises politiques. Ce n’est pas l’initiative du DCAF, en partenariat avec l’Union Africaine qui n’est pas souhaitable. Les contribuables malagasy l’apprécient au contraire, « c’est une initiative importée » pour ne pas dire une initiative friperie dans la mesure où on connait pertinemment, quand même, ce qui se passe au grand continent en matière d’insécurité.
Mais là où le bât blesse c’est le manque de volonté du tenant du régime d’éradiquer jusqu’aux racines ce phénomène dahalo qui touche désormais non seulement le dessous de la table mais surtout le dessus. La représentante spéciale de l’Union Africaine a bien précisé que l’UA est au courant du razzia des dahalo dans les zones classées rouges mais l’UA ne s’engage qu’au projet à long terme. Madame Hawa Ahmed Youssouf a raison, car il s’agit bien d’elle mais le Gouvernement malagasy, qu’est-ce qu’il fait de concret pour mettre fin à ces vols incessants de bœufs dans les quatre coins de l’île à part sa participation à la consultation au niveau des régions dans le cadre du RSS ?
Le Premier Ministre va surement répondre qu’on a déjà déployé des éléments des forces de l’ordre en marge de l’opération Fahalemena mais s’agissant des dahalo au-dessus de la table. Qu’est ce vous allez faire d’eux ? Ils sont intouchables étant donné que ce sont des alliés politiques ou « un membre du dernier de l’équipe ? »
Tant que le Gouvernement malagasy n’agit pas jusqu’aux racines comme a suggéré la représentante spéciale de l’UA on ne peut rien espérer. Ce n’est que du bla bla.
Madagascar devrait avoir une politique nationale de sécurité adaptable à nos us et coutumes sans toujours dépendre de l’extérieur mais le syndrome de l’importé a déjà atteint le fond de nos pensées. Nous connaissons tous la faiblesse de notre système, il suffit d’y remédier et c’est tout mais la corruption a pris le dessus de la volonté et au final il nous devient difficile de trouver la personne idoine parmi nos généraux à gogo pour mener à bien la guerre.
 
AnkazobeFripe 2
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