29 mars 1947: Douleurs et incompréhension

  • vendredi, 29 mars 2019 18:46
  • Anonymous
  • Photo Gasypatriote

On se remémore les 72 ans des « événements de 1947 ». Les témoins vivants sont de moins en moins nombreux après ces 7 décennies. Beaucoup de Malagasy n’arrivent pas à comprendre ce qui s’est réellement déroulé, voire combien y-a-t-il eu de victimes ?

DOULEURS :

29 mars 1947 a été un tournant dans l’histoire nationale de notre pays. Des patriotes déjà connus comme le Dr. Joseph Ravoahangy Andrianavalona, Dr. Joseph Raseta, Jacques Rabemananjara, Raherivelo Ramamonjy,… ont fondé le parti MDRM (Mouvement Démocratique pour la Rénovation de Madagascar), afin de demander l’abrogation de la loi d’annexion de septembre 1896, et réclame le retour à l’indépendance.

C’est-à-dire un Etat souverain avec son armée et ses finances au sein de l’Union française, cette réclamation entre bien dans le cadre du discours de Brazzaville fait par le gal De Gaulle 3 ans auparavant.

Mais ce dernier ne fut qu’enfumage afin de récolter le maximum de soldats africains pour combattre à côté de l’Armée française contre l’Allemagne nazi occupant le ¾ de la métropole.

Une fois la France ayant recouvert sa souveraineté territoriale, elle a voulu continuer pour de bon la Colonisation qui assurait ses revenus économiques et son statut de « grande puissance » ! Et ce au mépris des revendications des nations, soumises à son joug, pour Madagascar, le nombre des victimes s’élèvent à plusieurs dizaines de milliers au cours des années 1947-48 durant la répression menée par l’Armée coloniale, et même au-delà jusqu’en 1957. Des familles entières portent encore le deuil de ces terribles années.

INCOMPRÉHENSION :

Des mésententes demeurent sur les vrais origines de ces « événements », il est fort possible que c’étaient les sociétés secrètes qui en sont à la tête des populations ayant fait l’insurrection.

A l’époque, être membres du MDRM et d’une ou 2 sociétés secrètes était chose courante. Pour l’administration coloniale ce fut une aubaine que la rébellion eut lieu afin de supprimer la scène politique le MDRM en emprisonnant et condamnant ses membres. Mais le plus dur a été l’incompréhension persistant jusqu’à nos jours entre les Malagasy qui accusent ceux qui ont pris le maquis d’être des « agents e la Colonisation ».

Une autre incompréhension est celle de croire que Madagascar recouvrira son indépendance par la seule voie du dialogue et du droit ! C’est d’une grande naïveté. D’autant plus que nos patriotes d’alors ont cru à la « sincérité » du discours de Brazzaville.

La nation malagasy a été une victime d’une revendication qui a mal tourné, à l’image des événements ayant eu lieu à Ambatondrazaka avec les wagons à destination de Moramanga. Des 100aines d’hommes ont été tués comme le raconte l’ouvrage de Ralaitafika Samuel.

Tout ce qu’on réclame est que le souvenir du 29 mars 1947 soit perpétué de manière digne avec la mise en avant des écrits relatant de l’époque en les réimprimant pour les générations à venir pour que les douleurs s’estompent et l’incompréhension s’efface. Le seul moyen de retenir les leçons de l’histoire.

Anonymous

 

 

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