Désordre dans le clan Ravalomanana

  • jeudi, 06 septembre 2018 12:52
  • Anonymous
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L’ancien chef de l’Etat, évincé par le coup d’Etat de mars 2009, Marc Ravalomanana, continue sa tournée pré-électorale. Quelques semaines auparavant il profita du « jubilée de la 50ème anniversaire de l’Eglise de Jésus Christ de Madagascar (FJKM) » pour rameuter ses fidèles.

Actuellement, ses virées à travers l’île ressemblent de plus en plus à une propagande afin de rappeler à ses anciens administrés que « Dada » est toujours là, en bonne santé et prêt à reprendre du service. De plus il tente d’effacer le passage de son potentiel grand rival le « dadah » Andry Rajoelina qui l’a renversé 9 ans plutôt grâce à l’aide d’une faction de l’Armée.

Chacun des 2 arrivent à rameuter du monde avec leurs méthodes respectives et laissent présager qu’ils feront le « duel final ».

Le champion orange montre extérieurement l’image d’être à la tête d’une machine bien huilée pour ne pas dire un rouleau compresseur. Ce qui est loin d’être le cas de son rival au seuil de ses 70 ans !

Est-ce une bonne ou mauvaise habitude, le président fondateur de Tiko s’affuble d’un état-major restreint et comme à sa manière il occupe seul le devant de la scène.

Pour ne pas perdre une miette, ses partisans, pour ne pas dire son entourage proche, le garde bien au chaud, et en regardant bien les images on trouve les mêmes.

Alors où est passé le Comité de Soutien à Marc Ravalomanana (KMMR), une des grandes entités qui soutient l’ex-président ?

A part quelques débuts sur les réseaux sociaux, actuellement c’est le silence radio à l’exception d’une émission la veille par celui qui est à sa tête : Constant Raveloson.

Après une pause ayant assez duré il est intervenu dans une station radio proche de l’ancien président, mais finalement il n’a point diffusé grand-chose.

Ce n’est pas la 1ère fois que l’on remarque une telle situation dès l’origine des mouvements pro-Ravalomanana en 2000-2001 des dissensions ont eu lieu : clans des dinosaures, des officiers en mal avec l’amiral, jeunes en quête d’un nouveau visage, des chercheurs d’emplois,….

A l’époque tout ce beau monde est sous l’étroite surveillance des « cadres de Tiko » , les Tiko Boys. Il y a eu le KMMR version 2001, le KMSB (comité de soutien du choix populaire),… mais comme le dit cette phrase biblique : « il y a beaucoup d’appelés et peu d’élus », ceux qui ont pris part activement aux évènements janvier- juillet 2002 pour l’installation de Marc Ravalomanana, seule une minorité s’est retrouvée parmi ses proches, un grand nombre furent écartés.

Comme un bon nombre de réservistes, ayant constitué le corps militaire qui a permis à Marc Ravalomanana de contrôler tout le territoire, plus tard l’Armée, dont la majorité est resté neutre pour ne pas dire accessoirement ratsirakiste, a été réhabilitée et les réservistes renvoyés comme des malpropres.

Et ce, grâce à une poignée d’officiers étoilés qui ont su tourner leur veste, mais 7 ans après ce sont les mêmes qui se sont débarrassés du créateur du MAP et de son administration.

Evidemment il est difficile pour le fils d’Imerinkasinina de changer de comportement, mais cette fois-ci, il n’est pas sûr de remporter les élections dès le premier tour pour ne pas dire pas du tout, s’il ne change point de stratégie et de manière de voir les choses.

A 92 ans, l’actuel premier ministre de la Malaisie n’a pas hésité à s’allier avec ses anciens rivaux qu’il a joyeusement envoyé en prison durant sa 1ère mandature qui a duré 22 ans (1981-2002).

Un adage français dit ceci : « il n’y a que les cons qui ne changent pas d’avis » et en politique c’est valable !

Anonymous

 

 

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