Septembre 2018: Mois de tous les dangers... pour Rajaonarimampianina

  • jeudi, 05 avril 2018 09:52
  • Anonymous
  • Photo Archives Gasypatriote

Si la date du 24 novembre 2018 donnée par son ami et ministre des Affaires Etrangères Henri Rabary Njaka, s’avère exacte, l’actuel locataire d’Iavoloha doit quitter son poste au plus tard le 24 septembre selon l’article 46 alinéa 2: « le Président de la République en exercice qui se porte candidat aux élections présidentielles démissionne de son poste 60 jours avant la date du scrutin présidentiel ».

En d’autres termes, Hery Rajaonarimampianina redevient un simple citoyen et il ne sera plus à l’abri des plaintes sans avoir besoin d’une quelconque Haute Cour de Justice ?
D’ailleurs, la tentative de se séparer du Procureur Général de la Cour Suprême n’entre-t-il pas dans ce cadre ?

En effet, l’entourage du Chef de l’Etat craint des éventuelles attaques de type « judiciaires » afin de le disqualifier. C’est pour cette raison que son équipe a toujours voulu un amendement référendaire de la Constitution, plus particulièrement de cet article 46.
Malheureusement, pour des raisons organisationnelles et surtout financières, cette consultation a été renvoyée aux calendes grecques.

D’autre part, l’entêtement d’organiser ce référendum est-il une marque d’absence de confiance à Rivo Rakotovao, président en exercice du Sénat qui, selon l’article 46, « exerce les attributions présidentielles courantes jusqu'à l'investiture du nouveau Président ».

Cette méfiance, si elle existe, reflète un profond malaise au sein du parti HVM, qui, n’oublions jamais, est la plus superficielle création de parti politique ayant jamais existé à Madagascar.

Pour certains, Rivo Rakotovao se contentera-t-il d’être le prince de 3 mois ? Ou profitera-t-il d’éventuels troubles afin de prolonger sa présidence, ce qui inquiète beaucoup ?

Même si le contexte est assez différent, tout le monde se souvient de l’expérience Norbert Lala Ratsirahonana en 1996, président par intérim, il a participé aux élections qui ont ramené Ratsiraka au pouvoir, alors qu’il n’a obtenu que des miettes.

Il est sûr que, 22 ans après, le président du Sénat devenu président de la République par intérim ne veut point être le « dindon de la farce » et les tentations ne manqueront pas.

Cette période de 2 mois sera celle de l’incertitude sur beaucoup de plans: politique, économique et surtout sécuritaire. A qui profiteraient ces troubles ? A l’ambitieux chef de la Chambre Haute ? Il faut faire attention à l’eau qui dort, d’autant plus qu’il fait le tour de la grande île officiellement en tant que président du parti HVM, il pose les jalons de son parti, mais pourquoi pas aussi ses hommes ?

Les Malagasy sont loin d’être habitués à cette disposition constitutionnelle à l’article 46, pour eux un président qui démissionne n’est plus le chef de l’Etat et mérite moins de considération, à l’image d’un des parents quittant le domicile conjugal après un divorce !

Les « enfants » seront tentés de faire ce qu’ils veulent, des rumeurs circulent sur les ambitions des Riana Andriamandavy VII, Paul Rabary et autres HVM originaires du sud (Haute Matsiatra, Sud-Est, Vatovavy, Atsimo Andrefana,…).

D’autant plus que les 3 lois organiques relatives aux élections 2018 ont été votées sans amendement par l’Assemblée nationale par 79 voix dans des conditions contestables.

Un pays qui nous connaît bien, du fait qu’il nous a colonisé durant 65 ans, par le biais de son récent émissaire n’a-t-il pas parlé d’une transition avant les élections ? D’après des indiscrétions dans le milieu diplomatique, il n’est plus possible d’appliquer directement la formule du NI…NI comme en 2013, mais comme les Malagasy mendient tellement à la communauté internationale pour l’organisation de leurs élections.

Donc afin d’éviter des troubles pré, durant et post-électorales ladite communauté profitera de cette occasion pour demander à Rajaonarimampianina de ne plus se représenter qui à son tour invitera ses prédécesseurs à ne pas se porter candidat, un NI…NI …Ni indirect.

Quel que soit le cas de figure, septembre sera le début des dangers.

Anonymous

 

 

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