Le droit de résistance à l'oppression

  • mercredi, 14 mars 2018 18:22
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L’Article 35 de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen stipule: "Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs".

Le droit de résistance à l'oppression est mis en valeur dans la Déclaration des Droits de l’Homme de 1793, il occupe quatre articles (27. 33. 34 et 35), qui précisent sa forme et son étendue.

Même lorsque cette oppression n'atteint qu'un seul individu, la résistance est possible. La Déclaration reconnaît l'insurrection populaire contre un pouvoir oppressif, tyrannique et despotique comme un devoir.

Historiquement, l’article sert aussi à légitimer les évènements du 10 août 1792, lors desquels la Commune de Paris transformée en Commune insurrectionnelle a obtenu la chute du roi.

L'article le plus cité sur ce sujet est le 35e et dernier : "Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est pour le peuple, et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs".

L’oppression d’un peuple ou d’une nation demeure néanmoins subjective car tout dépend du point de chaque groupe ou individu, selon l’approche marxiste, les classes prolétariennes se doivent se révolter afin de mettre fin au « système capitaliste ».

Pour les nationalistes et autres patriotes le « devoir le plus sacré est de se révolter contre l’oppression étrangère surtout coloniale ».

Mais qu’en est-il quand on est confronté à un sentiment d’injustice ? Comme nous l’avons dit l’ « oppression » est quelque fois une opinion subjective. Pourtant concernant la situation actuelle à Madagascar, elle n’est pas si subjective que cela.

Tout le monde est conscient de la paupérisation de la nation, victime en premier lieu de la dépréciation de l’Ariary et de la flambée du prix du pétrole, sans oublier, même si personne en haut-lieu n’ose l’affirmer, l’application des recettes de la Banque Mondiale et du Fonds Monétaire International (FMI) en est la principale cause.

Hors, tout a commencé par les coopérations successives avec ces institutions financières internationales pour ne pas dire occidentales depuis 33 ans, après l’échec de l’instauration à l’africaine du socialisme scientifique du milieu des années 70.

L’économie malagasy n’a connu que des ratés malgré quelques embellis (1987-1991, 1998-2001, 2004-2009) avec à chaque fois des crises (1991, 2002, 2009) qui ont fini par mettre à genoux le pays.

La responsabilité n’incombe point à la Banque Mondiale ou au FMI car ce sont nos dirigeants qui ont travaillé volontairement avec eux et sont donc complices de l’appauvrissement de leurs concitoyens.

Sont-ils ignares ou naïfs ? Certainement les deux à la fois, comment ne peuvent-ils point comprendre qu’emprunter de l’argent à une banque signifie une perte d’une partie de son autonomie qu’elle soit financière et surtout sociale.

Avec le système des garanties, on limite ses libertés, donc si on veut aller très vite, les emprunts sont nécessaires mais c’est aux contractants (autorités malagasy) de savoir négocier les conditions. Cela n’est pas souvent le cas, expliquant notre situation quasi-désespérée actuellement.

Que reste-il pour la Nation malagasy ? On aime souvent pérorer sur les Droits de l’Homme, surtout quand chaque corporation défend son statut et métier : journalistes, syndicalistes, opérateurs économiques et ce au nom de la liberté d’expression mais tout le monde fait semblant d’ignorer les articles 27,33, 34 et 35.

Sans appeler à une quelconque trouble, il est temps que les leaders de ce pays réagissent à la situation actuelle, car même « les muets parlent » (Mampiteny ny moana).

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