Drogue, alcool et sexe

  • jeudi, 08 février 2018 07:40
  • Anonymous
  • Photo Gasypatriote Mahajanga

Comme beaucoup d’adolescents dans le monde, la jeunesse malagasy est menacée par le quatuor: drogue, alcool, sexe et violence.

Même en l’absence de chiffres officiels, on peut avancer qu’au moins 1 jeune sur 7 est concerné par la drogue et l’alcool, les conduisant à des comportements à risque comme les attitudes violentes et les rapports sexuels prématurés et non protégés.

Une grande majorité d’entre eux, surtout ceux qui poursuivent un cursus scolaire normal (primaire, secondaire) ont reçu d’une façon ou d’une autre des informations concernant les risques auxquels ils peuvent être confrontés, car ils les ont sûrement reçues dans le cadre de leur programme scolaire (science de la vie et de la terre [SVT]), par contre les domaines comme la psychologie à titre préventive ne leur est pas dispensé, peut-être par manque de formateurs.

Concernant plus particulièrement les « risques sociaux » tels l’anorexie, la boulimie et plus grave le suicide et /ou les conduites meurtrières,
le monde évolue et avec elle l’environnement social à Madagascar, dans les grandes villes l’Internet apporte auprès de nos jeunes des images qu’ils n’arrivent pas encore à comprendre le sens exact de ce qu’ils voient ou lisent. D’autant plus que l’usage et la compréhension des langues de communication internationale (Français, Anglais, Espagnol) est faible (l’Allemand et le Russe n’en parlons pas !).

Celle-ci conduit à une mauvaise interprétation avec des conséquences désastreuses par le phénomène du « copier-coller ».

Certains crimes commis chez nous récemment se sont produits aux Etats-Unis et en Europe (démembrement de cadavre, décapitation, mutilation, viols de mineures …).

La disparition des salles communes de cinéma remplacée par les locations privées de DVD permet la diffusion sans censure de certains films à caractère pornographique et autres documentaires interdits au moins de 16 ans. Rien d’étonnant à ce que des comportements de plus en plus déviants se multiplient.

Le contexte socio-économique actuel n’a rien de favorisant, les séparations des géniteurs augmentent rendant fréquent les familles monoparentales. Beaucoup de jeunes n’ont plus d’encadrement paternel, cette image de censeur et ils sont laissés au soin d’autres membres de la famille (l’aîné, l’oncle, la tante,…) qui n’arrivent pas à être un bon substitut parental.

Le hic dans cette situation est que la majorité des Malagasy, surtout ceux des grandes villes, continue de penser comme leurs ascendants des années 60-70-80, ayant vécu des périodes plus clémentes, en d’autres termes beaucoup d’entre nous sont dépassés par les évènements en sus des problèmes économiques.

A Madagascar l’encadrement moral a entièrement disparu, les différentes institutions (famille, éducation, église, Etat) ne remplissent plus leur mission. Toutes donnent l’impression qu’elles se replient sur elles-mêmes et ignorent l’espace social les entourant.

La situation économique n’explique pas tout, même si elle en est la principale cause mais les Malagasy ont-ils la capacité de se ressaisir car leur jeunesse est en état d’errements, donc notre avenir et nation sont à la dérive.

Anonymous

 

 

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