Etat de mendicité

  • dimanche, 04 février 2018 15:23
  • Anonymous
  • Photo Gasypatriote

Les élections présidentielles de 2018 sont cruciales pour l’avenir de la nation malagasy. Devant la situation socio-politique actuelle, un changement de direction s’avère nécessaire et la population le sait, malheureusement les dirigeants actuels s’accrochent par tous les moyens au pouvoir.

Il est fort possible comme l’avancent les médias qu’ils sont en train de concocter toutes les parades et autres complots afin d’être réélus cette année. A commencer par ces interventions médiatisées de soi-disant « vision 2030 » et autres tralalas (révision de la Constitution de 2010), en 5 ans d’administration HVM on a rien vu venir et voilà qu’ils se sentent pousser des visions !!!

Il est sûr que l’administration HVM veut garder la majeur partie du budget afférent à ces élections à des fins de propagande mais non d’organisation du scrutin et ce malgré les dispositions de la Constitution dans les 4 alinéas de l’article 46.

Durant les administrations successives, la ou les Constitutions ne sont qu’un habillage extérieur pour faire bonne impression devant la communauté internationale car personne ne la respecte. On profite qu’on est en place pour se délecter des moyens étatiques : infrastructures, biens mobiliers (voitures 4x4,…), fonctionnaires,…pour faire pression sur les populations afin de voter pour eux.

Cependant, le budget pour les préparations et le fonctionnement des élections est laissé aux « soins de la Communauté internationale » ! Transparence oblige la cagnotte du « basket fund » géré par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) pour les élections en ce moment s’élève à 5 640 791 US $, la Confédération Helvétique (Suisse) et les Etats Unis sont parmi les retardataires avec respectivement 71 090 et 1 200 000 US$, les accords ont été signés, on attend simplement les encaissements.

Mais les responsables de la CENI déclarent l’existence d’un gap de 7.194.074 $ par rapport au budget prévisionnel qui est de presque 13 millions d’US $. Alors les responsables actuels tentent de défendre leur cause devant les instances internationales pour ne pas dire « faire la manche » afin de dénicher 7 millions d’US$. Avec une telle attitude on a atteint le summum de l'indécence.

On se demande si l’administration actuelle, comme certains ont une simple notion de ce que c’est la souveraineté nationale ou c’est tout juste une simple allocution sans valeur pour certains responsables malagasy.

Comment pourrait-on concevoir le fait de confier le financement d'une élection présidentielle à d'autre pays ? Pouvons-nous croire, même sans entrer dans la « théorie du complot » que ces assistances financières sous couvert de « promotion de la démocratie et de l’état de droit » ne servent avant tout qu’à servir des intérêts étrangers en d’autres termes plus directs ce sera un candidat de l’étranger qui serait « élu » ou plus exactement « choisi » afin de contrôler les richesses de notre île.

Il est difficile de croire qu’une ancienne puissance coloniale comme la France et beaucoup d’Etats européens agissent comme de bons samaritains.

Faut-il alors inscrire un jour dans la Constitution malagasy que les financements des élections ne doivent provenir d’aucune manière directe ou indirecte de fonds étrangers ? Mais qui l’appliquera et respectera car être payés par les étrangers est devenu une tradition.

La question de savoir si Madagascar est un Etat souverain ne se pose plus car avec ce financement des élections par les étrangers nos dirigeants ont opté pour être colonisés d’une nouvelle manière en mendiant.

Anonymous

 

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