Circulation dans les grandes villes: Reflet d’anarchie

  • mardi, 23 janvier 2018 12:23
  • Anonymous
  • Photo Gasypatriote Toamasina

A Antananarivo et Toamasina, la circulation est devenue anarchique. Pour le grand port de l’Est, cette catastrophe de la circulation tamatavienne a commencé quelques années et s’empire de jours en jours.

Il y a d’abord l’état des rues mais il y a surtout cet état d’indiscipline entretenant certains comportements. La voiture a peur du Tuc-Tuc, du cyclo-pousse, des scooters, des charrettes et des piétons.

Les gens se posent comme question chaque jour, où et comment emprunter certains trajets. Faillait-il utiliser sa bagnole ou pas ? Il n’y a pas de loi, ni de code, tout le monde n’en fait qu’à sa tête, un cyclo-pousse roule, un 2nd le double puis un 3ème, un scooter dépasse tout le monde, le nid de poule et vlan voilà l’accident.

Pour plus de 300 000 habitants, la circulation est pire qu’en Inde ou dans les métropoles africaines (Nairobi, Kinshasa, Lagos). C’est un aspect de la mentalité des habitants et c’est vraiment dommage pour nous car toute idée de progrès et évolution restent de simples utopies.

Où va notre pays ? Le passage du cyclone Ava n’a fait qu’empirer les choses. Les ordures et déchets sont ramassés en plein jour provoquant des bouchons aggravant les circulations. Pourquoi ne pas le faire la nuit, il y a moins de voitures et fait moins chaud ? On brûle les ordures à l’heure de sorties de classe, bravo pour la pollution.

Pour le cas de la capitale, les embouteillages sont devenus une tradition, leur véritable cause est l’état des rues et l'absence d'infrastructure moderne d'une grande ville, comme les échangeurs où on évite ces ronds-points sources de bouchon, absence de parking digne d'une capitale.

D’abord, les véhicules stationnant sur les trottoirs rendent étroites les chaussées devenues de simples ruelles où une voiture a du mal à circuler (Behoririka, Tsiazotafo, Andravoahangy,…), les marchands ambulants en occupant les espaces piétonnes font que les pédestres doivent marcher en pleine rue ! Ils constituent ainsi une autre origine des bouchons.

Il ne faut pas oublier les taxi-be dont le nombre augmente de jour en jour et leurs arrêts intempestifs sont une cause d’embouteillage, surtout durant les heures dites de « pointe ».

Et enfin l’état des rues de la capitale qui sont totalement détruites avec des nids d’éléphant mais non plus de poule.

Pourquoi la Commune Urbaine d’Antananarivo (CUA) ne prend-t-elle pas les choses en main ? A-t-elle peur d’être confrontée à l’Etat central via le ministère des travaux publics qui s’est arrogé à un moment d’être le seul habilité à réparer les rues de la capitale.

Si le ministre responsable a été changé depuis, aucune réhabilitation valable n’a été faite, celles reconstruites durant la Francophonie (fin 2016) ont été dévastées par la saison de pluies 2016-2017.

A l’image de l’embouteillage Avaradoha-Rasalama. Le maire et son conseiller spécial, un ancien président, connu pour ses réalisations d’infrastructures ne sont pas pour le moment capables de reconstruire les rues de la capitale, ont-ils peurs que l’Etat central saisit leurs équipements ?

L’ambition politique personnelle se fait toujours sur le dos de nos concitoyens qui subissent une misère endémique, nos circulations des grandes villes ne sont que les miroirs de l’anarchie ambiante.

Comment respecter les lois dans ce pays, si le moindre code de la route, code le plus utilisé par les Malagasy, mais déjà qui le connait, on parle que seuls les conducteurs de voiture qui doit l'apprendre, à part les permis voritsiloza, alors que le code de la route a été enseigné à l'école avant la 2è République. Traverser un passage clouté, ou passage zébré est déjà exercé son droit, mais aller traverser la route Akorondrano-Ivandry, même dans le passage piéton. C'est la mort certaine.

La sécurité routière commence par le bon usage de son droit du code de la route.

Anonymous

 

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