Le Président se moque des Malagasy

  • lundi, 08 janvier 2018 09:55
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« Il n’y a pas de prisonnier politique à Madagascar durant ma présidence » a déclaré le chef de l’Etat au palais d’Iavoloha durant la cérémonie de vœux vendredi 05 janvier dernier.

Qui veut croire que l’incarcération d’Alain Ramaroson n’est qu’une simple querelle de famille suite à des disputes d’héritages ? Pour que cet illustre personnage politique séjourne longtemps derrière les barreaux, il y a autre chose. Nous n’allons pas s’étaler sur ce sujet, mais les motivations politiques ne sont pas loin.

Les interpellations de journalistes qui sont au nombre de 3 reflètent que la liberté d’expression n’est pas encore entièrement acquis durant sa mandature. De qui se moque-t-on alors ? des Malagasy évidemment !

C’est une coutume, voire une tradition d’augmenter « symboliquement » les salaires des fonctionnaires, malheureusement ce ne fut pas le cas en ce début de 2018. Le président Rajaonarimampianina a peut-être ignoré que les fêtes de fin d’année cuvée 2017 ont été les plus miséreuses de toute l’histoire récente de notre pays.

Est-ce un hasard ou un caprice du temps qu’une tempête tropicale est arrivée pour tout balayer sur la côte-est de notre île ? Dire qu’on « est avec vous de tout notre cœur même si on est ici » pour commencer un festin avec 1800 personnes, est une autre manière de se moquer des Malagasy.

Déclarer que Madagascar respecte l’Etat de droit est une autre bouffonnerie quand on interdit à des manifestants d’exprimer leurs mécontentements en place publique et on laisse d’autres faire des pseudo-rassemblements rapportés par la chaîne publique nationale (TVM).

Tout le monde est au courant sur les magouilles afin de barrer la route aux 2 principaux candidats aux élections présidentielles de 2018. De qui se moque-t-on en disant respecter la démocratie ? Des Malagasy évidemment.

Les infrastructures que cette administration aime tant se vanter sont presque toutes endommagées par les intempéries, à l’image des routes nationales coupées bloquant ainsi la circulation, la nature est là pour rappeler qu’on ne passe pas son temps à se moquer des Malagasy.

58 nouveaux généraux ont été nommés alors que le territoire est sous le contrôle de bandes armées est une autre image de tragédie que vit les Malagasy au quotidien.

Le riz pourri qu’on a essayé de fourguer à la population avec la complicité d’opérateurs étrangers est un aspect de cette moquerie généralisée de cette administration. L’inflation des prix du riz est une autre moquerie vis-à-vis des Malagasy.

La gestion de l’épidémie de peste est une autre pantalonnade, le symbole d’une absence de capacité de leadership pour le président.
Pour réparer sa gaffe de la veille il est allé visiter Toamasina détruit à 70% le lendemain.

Son mandat se termine cette année 2018, l’allocution présidentielle est le reflet de sa mandature qui se résume en ceci : il se paye la tête de ses compatriotes.

La grande question qui se pose est : que va décider les Malagasy ?

Anonymous

 

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