Riz blanc…himent d’argent

  • mercredi, 13 décembre 2017 09:42
  • Super User
  • Photo Sobika Toamasina

« Nous n’avons pas mangé autant de riz que sous ce régime » (tsy mbola nihinam-bary tahaka tamin’ity fitondrana ity zahay) déclaraient des paysans du sud de Madagascar durant une propagande présidentielle 24 ans passés. Ces paroles traduisent exactement que le riz est primordial pour l’alimentation de nos compatriotes.

Malheureusement notre croissance démographique dépasse de loin notre production agricole, Madagascar ne produit que 2,44 millions de tonnes métriques (chiffre 2016) pour environ 25 millions d’habitants ayant besoin environ 4 millions de tonnes.

Pour cette année, l’administration actuelle envisage d’importer 600 000 tonnes afin de satisfaire la demande sur le marché. La tonne coûte 400 euros, alors qu’en ce moment un Euro équivaut à 3 784,83 MGA car l’Ariary s’effondre dramatiquement ces dernières semaines et s’approche de plus en plus des 4 000 MGA, donc l’inflation montera encore en ces temps de fêtes.

Le fait que nos dirigeants suivent à la lettre les instructions des bailleurs de fonds internationaux, plus exactement occidentaux, afin de continuer à recevoir les soi-disant aides et programmes d’assistance financière qui ne représentent que des gouttes d’eau par rapport à nos besoins et nos richesses brutes.

Nous sommes obligés de faire flotter notre monnaie au grès de la fluctuation du marché mondial. D’autre part ces mêmes bailleurs nous enjoignent de respecter la libéralisation de notre marché intérieur en nous forçant d’accepter les opérateurs privés, même étrangers.

Ceci explique cela, les sommes en circulation attirent beaucoup d’affairistes de tout horizon et provenance. Nous avons l’habitude depuis des décennies d’acheter du riz à partir du sous-continent indien (Pakistan, Inde) et accessoirement de la Thaïlande et du Vietnam, voire de l’Indonésie.

Avec l’intervention d’étrangers dans ce commerce lucratif, personne ne se soucie de l’aspect que prend ce trafic, d’autant plus que les Malagasy ont l’habitude de se laisser faire (mora mora) et se soumettre aux desiderata de l’extérieur. Alors des circuits de blanchiment d’argent voient le jour.

Le comble est que certains groupes affiliés au terrorisme sont attirés par ce marché juteux. N’oublions pas que nous sommes dans l’Océan indien, mer qui baigne les côtes d’Arabie, Iran, Irak. Ce dernier vient d’annoncer officiellement la défaite de Daesh sur son territoire mais cette nébuleuse a-t-elle vraiment disparu ? Certainement pas, elle a vraisemblablement constitué un magot de milliards d’Euros/dollars pendant qu’elle contrôlait les champs pétrolifères irakiens pendant presque 3 ans sans compter ce qui se déroule en Lybie. Ces sommes vont être blanchies sous différentes formes et parmi celles-ci le commerce du riz chez nous.

600 000 tonnes génèrent du fric en millions d’euros/dollars, ils ne cracheront pas dessus. Malheureusement avec ce genre de trafic au noir, il n’est pas rare que les produits ne soient frelatés pour ne pas dire dans le cas du riz « avarié ».

Ce n’est pas la première fois qu’on nous envoie des brisures de riz car cela coûte moins cher, sous d’autres cieux elles sont réservées pour les animaux ! Mais nos dirigeants n’en ont cure. Devant tant d’indifférences et de mépris de nos responsables à l’endroit de son propre peuple, ces individus ou sociétés étrangers se sont lancés à nous fourguer du riz pourris en provenance d’on ne sait où avec des étiquettes variées aux noms évocateurs (moto/motu, rizmate/Rizmat, bora…), les personnes arrêtées sont détenteurs de passeport issu d’un Etat dont la collusion avec les Islamistes est connue quelque soient les apparences.

Malgré le fait que le Task force sur le problème du riz a fait brûler 1019 sacs sur les 2310 saisis et scellés (soit 44%) pour cause d’avarie, les 56 % restant attendent le test de consommabilité.

Sans entrer dans les discussions juridico-légales, on a l’ impression que l’administration veut sauver la face devant l’opinion publique alors que la loi 2015-014 sur la protection des consommateurs, n’a jamais été respectée.

Sous pression des bailleurs de fonds occidentaux mais aussi par cupidité nos responsables ne se sont jamais intéressés au bien-être de leurs concitoyens et se contentent de faire de belles déclarations et quelques gesticulations.
Nos élites et dirigeants s’enferment dans des tours d’ivoire et ne regardent pas autour d’eux, leur attirance excessive pour l’argent facile les font oublier, voire ignorer que les Islamistes constituent une nébuleuse fonctionnant « sous masque » avec de multiples tentacules: réfugiés-vagabonds /touristes, assistances humanitaires intéressées,… commerce du riz !!!

Aussi benêts que leurs aînés et ancêtres ils oublient qu’il y a vahiny et vahiny (étrangers). 8 jours de cela, l’ancien président du Yemen Ali Abdallah Saleh a été descendu par ses anciens alliés les Houthis soutenus par l’Iran, cet homme politique habitué aux changements de veste selon les situations aurait pu faire carrière à Madagascar mais on ne plaisante pas avec les Islamistes qu’ils soient sunnites ou chiites.

Nos dirigeants se fourrent le doigt dans l’œil en croyant composer et surtout rouler dans la farine ces individus ayant des sacoches bourrées d’euros/dollars car ils courent le risque de finir comme ce Yéménite.

Mais avant tout cela la nation malagasy risque de se faire empoisonner par du riz blanchis et pourris en pleine célébration de la Nativité.

Anonymous

 

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