Le gaz russe pour l’Europe: Jeu de la barbichette

  • jeudi, 30 novembre 2017 10:07
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Le tiers (1/3) du gaz consommé en Europe provient de la Russie. Mais cet approvisionnement a été sujet à des coupures et ruptures en 2006, 2009 et 2014. Les causes ont été les relations tendues entre la Russie producteur et l’Ukraine, Etat par où transite le gaz russe afin d’alimenter les pays européens de l’ouest.

Gazprom a été la principale compagnie russe exportatrice et Naftogaz la société d’Etat ukrainien spécialisée dans le transport de gaz vers les consommateurs de l’ouest européen.

A cause des revendications des Ukrainiens sur l’augmentation du prix du transit en 2006 qui provoqua un bras de fer entre la Russie et l’Ukraine provoquant une baisse significative de l’approvisionnement du gaz dans les Etats européens alors qu’ils sont en plein hiver. En 2009, la Russie réclama des impayés des dettes de Naftogaz à Gazprom et stoppa son approvisionnement ce qui souffla de nouveau un vent de panique en Europe, car cela s’est déroulé pour la 2nd fois en plein hiver.

En 2014, la crise politique en Ukraine avec comme conséquence la « guerre du Donbass » entre l’Etat ukrainien et les séparatistes pro-russes qui menaça de nouveau l’approvisionnement de gaz pour l’Europe.

Des nations comme la Bulgarie dépend entièrement des livraisons de gaz russe, elle a décidé de diversifier ses sources en se tournant vers la Roumanie et ses gisements de la Mer Noire. Alors que la Bulgarie est un des Etats le plus proche de la Russie.

Effectivement La Russie est tentée d’engager un quasi-monopole sur la fourniture de gaz aux Européens en exerçant une sorte de « chantage » en regard des ruptures de 2006 et 2009. Vladimir Poutine espèrent faire pression sur l’Union Européenne en manipulant les vannes de gaz mais ils oublient vite que Gazprom tire 80 % de ses recettes du marché européen.

L’Union Européenne s’est lancée depuis une décennie dans la sécurisation de l’approvisionnement gazière.

Si autrefois il n’avait que le gazoduc passant par l’Ukraine pour fournir l’Europe, le producteur russe veut créer un by-pass pour contourner l’Ukraine. Pour cette raison la Russie s’est rapprochée de son vieil ennemi la Turquie, un rapprochement qui a donné naissance au Turkstream, gazoduc passant par la Turquie.

Cet accord russo-turc dans le cadre d’une « géopolitique des gazoducs », est un pied de nez des Russes à l’Union Européenne qui n’a pas su entrer dans les bonnes grâces du chef de l’Etat turc Erdogan, un islamiste moderniste, ce qui quelque part bloque l’entrée de la Turquie dans l’Union Européenne, cette dernière étant composée de nations Chrétiennes.

Malgré le fait que l’Europe occidentale avec les Etats-Unis soutiennent l’Ukraine dans son conflit avec la Russie concernant le Donbass et la Crimée, l’approvisionnement du gaz sibérien reste une préoccupation majeure, pour cette raison, l’Allemagne en tête a créé le NordStream (Northstream)-II qui est une initiative entre compagnies privées, le Northstream-I était tombé à l’eau.

Ce gazoduc passera à travers la Pologne, la Biélorussie les pays baltes (Lituanie, Lettonie), ce trajet ne semble pas trouver de difficultés car la Pologne et la Lituanie sont membres de l’U.E et la Biélorussie n’a pas de relation conflictuelle avec la Russie.

Ce projet, s’il est mené à bien, reflète l’hypocrisie au sein des relations internationales car à travers celui-ci l’Europe enterre petit-à-petit la cause ukrainienne dans sa guerre contre la Russie ! Le but des Russes est d’affaiblir économiquement l’Ukraine en lui privant des rentes de transit. D’autant plus que cette dernière veut multiplier par 4 le prix du transit avec les conséquences sur le prix du gaz aux consommateurs européens car c’est le prix du transport qui coûte plus cher que le produit en lui-même.

Par ailleurs l’accord entre Kiev et Moscou sur le gaz, qui prendra fin le 1er Janvier 2020, sera-t-il renouvelé ? Tout dépend de l’évolution géopolitique dans la région.

Pour diversifier ses ventes et ne pas trop dépendre du marché européen, Gazprom se tourne aussi vers la Chine en 2014, avec comme projet la construction d’un gazoduc le « Power Siberia » pour alimenter la Chine à l’horizon 2020.

Mais à court terme ce marché est loin d’égaler celui de l’Europe car il ne représente que 38 milliards de mètre-cube par rapport aux 120 milliards de mètre-cube livrés à l’Europe.

La Chine, première puissance économique mondiale, a déjà ses propres sources d’approvisionnement.

Concernant certains aspects de l’exploitation des hydrocarbures dont le gaz, la Russie a besoin d’une forte coopération avec la Chine dans le domaine financier afin de contourner les différents boycotts imposés par les Américains et Européens à cause de l’Ukraine et la Crimée.

Donc l’attitude de l’Occident ne fait que renforcer le partenariat Chine-Russie qui de facto constitue un nouveau pôle géopolitique dans les deux décennies à venir. En d’autres termes ces deux puissances constituent une alternative à l’Occident par trop dominateur.

Le gaz naturel liquéfié constitue aussi une autre option à la commercialisation du gaz en dehors des tubes gazoducs et surtout que la marché ne sera pas uniquement régionale (Europe) mais mondiale. La Russie s’y attelle avec le projet Yamal LNG que plusieurs banques européennes, et surtout chinoises veulent rejoindre, car c’est un secteur d’avenir donc un espoir de rentabilité maximum.

Mais là-dessus les Russes doivent s’y attendre à une concurrence rude de la part des …Américains sur le marché mondial et surtout européen.

La Russie a aussi des « concurrents », le premier d’entre eux est l’Iran avec d’immenses réserves gazières, mais la conjoncture internationale du moment fait que les 2 Etats sont des alliés proches sur le problème syrien et le maintien de la prééminence russe dans certaines parties du Moyen-Orient.

Sans oublier que la Qatar dans son sous-sol possède la première réserve gazière mondiale, ce qui lui vaut la jalousie du royaume pétrolier d’Arabie saoudite, d’où le conflit entre les 2 pays avec en toile de fond l’émergence de l’Iran.

Mais toujours est-il que l’Iran n’a pas encore les moyens d’exporter son gaz sous forme liquéfiée à cause des différents boycotts faits par les Occidentaux et il faut attendre 10 ans pour que cela se réalise.

Une autre manière de ne pas dépendre du gaz russe, l’Europe se lance dans l’exploitation de ses propres ressources gazières, en particulier le gaz de schiste, gaz naturel contenu dans des roches marneuses ou argileuses riches en matières organiques, roches qui peuvent avoir une structure litée de schiste.

Malgré la réticence des écologistes, certains n’hésitent pas à s’y lancer pour ne pas trop dépendre des approvisionnements extérieurs.

Si en apparence l’Europe semble dépendre du gaz russe, la Russie comme Etat pétrolier vit en grande partie de ses rentes d’hydrocarbures dont elle est la première productrice mondiale et Gazprom est l’une des puissantes compagnies au monde grâce à ses recettes particulièrement européenne.

Russie d’un côté et Europe de l’autre, se tiennent par la barbichette.

Une grande île dans l'Océan Indien ne fait que voir ses ressources pillées par d'autres, sous son nez, sans mettre en place une politique énergétique digne du 21ème siècle.

Anonymous

 

Commentaires (33)
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