Le navire HVM coulera

  • dimanche, 12 novembre 2017 19:00
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  • Photo Archives Sobika

Dans environ 10 mois au plus tard 11, Hery Rajaonarimampianina démissionnera de son poste de premier Président de la 4ème République selon l’article 46 alinéa 2 de la Constitution qui spécifie : « Le Président de la République en exercice qui se porte candidat aux élections présidentielles démissionne de son poste soixante jours avant la date du scrutin présidentiel. Dans ce cas, le Président du Sénat exerce les attributions présidentielles courantes jusqu'à l'investiture du nouveau Président ».

Cet article semble répondre à un souci d’équité pour chaque candidat, et bien cité dans son alinéa 4 : « Il est interdit à toute personnalité exerçant un mandat public ou accomplissant des fonctions au sein des institutions et candidat à l'élection présidentielle, d'user à des fins de propagande électorale, de moyens ou de prérogatives dont elle dispose du fait de ses fonctions. La violation qui en serait constatée par la Haute Cour constitutionnelle constitue une cause d'invalidation de la candidature ».

Malgré ces bonnes intentions les alinéas de cet article ne correspondent nullement aux habitudes politico-culturels des Malagasy. A partir du moment que le président quitte son poste, la plupart de ceux qui ont reçu une part du pouvoir se vendront aux plus offrants à l’image de ces rongeurs quittant le navire en cas de naufrage.

Peu de chefs de région resteraient fidèles à l’administration Hery Vaovao ho an'i Madagasikara (HVM) car n’oublions jamais que le terme « loyauté » (toa, manoa,) été effacé de l’encyclopédie malagasy (Rakibolana) car considéré comme un vocabulaire monarchique alors qu’on nage en pleine République!

Donc loyauté, connais pas ! Il est sûr et certain que l’administration se désintégrera et chaque responsable rejoindra un camp comme un autre selon les poids des mallettes de MGA. Chacun sauvera sa peau en…se mettant plein les poches !

Même dans le cadre hypothétique d’une baisse « drastique » de l’inflation des prix des produits de première nécessité (PPN) en vue des propagandes, la vacance du pouvoir avec un président transitoire, même constitutionnel, un Etat anarchique s’installera avec une envolée des prix, pire que maintenant et certainement une pénurie de PPN car certains grossistes les planqueront afin de mieux manipuler les tarifs !

La Nation ressemblera à ces passagers du paquebot « Titanic » affolés sur le pont cherchant vainement comment rentrer dans les canots de sauvetage.

Ceux qui ont été les piliers de l’administration HVM comme les forces de l’ordre risqueront de ne plus remplir leur mission d’être le bouclier de la population, « Tandroka aron’ny vozona ». A l’image de ces officiers sur le paquebot Titanic faire semblant d’évacuer les passagers «femmes et enfants d'abord ! » alors qu’ils s’accaparent en premier les gilets de sauvetage et même les chaloupes.

L’insécurité sera probablement à son apogée car il n’y aura plus de rempart contre l’avènement de l’anarchie. Les membres du gouvernement obéiront-ils aux directives du président du Sénat ? Quelle sera l’attitude de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) durant cette campagne ? Sera-t-elle tatillonne ou laxiste ?

Les habitués au changement de veste, se comporteront comme les personnes assistant à un enterrement ou se recueillant aux souvenirs des morts en jetant des bouquets de fleurs à la mer. Ils pousseront quelques soupirs en se rappelant les 5 années de ripaille (2013-2018) passées entre copains.

Le navire HVM ressemble bien au paquebot « Titanic », ce dernier est réputé insubmersible mais il a coulé au premier choc avec un iceberg. Ainsi l’expert à la barre du bateau HVM donne une impression d’invulnérabilité à toute épreuve, malheureusement il a choisi une route pleine d’…icebergs. Ces icebergs ne sont ni Ravalomanana et le TIM, ni Rajoelina et le MAPAR, ni les Karana et les Chinois mais la partie émergée est constituée par ceux-là mêmes que nous venons de décrire, et la partie immergée, la plus dangereuse est le fait des Occidentaux qui nous poussent au suicide en choisissant pour nous ce mode de fonctionnement « démocratique ». Nous subissons les mêmes pressions comme au Kenya.

Que Dieu nous garde !

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