Ridicule

  • mardi, 22 août 2017 10:12
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Le conflit entre un past-president et un en exercice concernant une suite présidentielle dans un grand hôtel à Antsiranana relève du ridicule. Les Malagasy ont-ils besoin de ce genre de bouffonneries pour leur dévier de la misère ? Est-ce encore un aspect de la démocratie que nos « amis » occidentaux veulent-ils voir pour dire qu’on est dans un Etat respectant la démocratie et les lois en vigueur ?

On n’est point aux Etats-Unis ni en Europe, on est à Madagascar, un des pays les pauvres sur la planète terre. Nos priorités sont de manger 3 fois par jour, un accès aux soins de santé quasiment gratuit et un droit à la sécurité sur tout le territoire et ce avant toute démocratie.

Tous les Malagasy sont conscients qu’élections signifient achats (fividianana fa tsy fifidianana) alors qu’attendent-ils de leurs hommes politiques qui s’autoproclament leurs « leaders » ?

Les attitudes de ceux qui nous gouvernent ou de ceux qui nous ont gouverné à l’exception de deux (Zafy Albert et Andry Rajoelina) reflètent la mentalité des chefs Malagasy invariables depuis nos origines : vantards et belliqueux.

Il n’y a que les observateurs occidentalisés et partisans qui y trouvent ces conduites normales mais celles-ci ne correspondent point à la situation du pays à l’heure actuelle. Finalement la doctrine du "tsy misaraminakavy" d’un dentiste idéologue Malagasy est facilement dévoyée en guéguerre pour des miettes de bouffe ! A force de se fourrer ensemble, la grande famille malagasy se querelle pour des broutilles. Sous d’autres cieux, même dans les pays d’Amérique latine où le machisme est érigé en idéologie continentale, deux « jeffes » (chefs) s’évitent, mais à Madagascar ils se cherchent des poux !

Pour les fans de l’un ou de l’autre leurs idoles ne « supportent pas la démocratie » (tsy mahazaka demokrasia) mais qu’est-ce que la démocratie à avoir là-dedans c’est plutôt un « combat de coqs » !

Avec notre pauvreté endémique nous devons nous passer de ce type de ridicule, on a besoin de responsables capables de nous sortir de l’abîme où on est tombé. Malheureusement même la génération qui suit celle de ces deux présidents, sauf un ou deux, n’aspire à aucune confiance, la plupart joue dans la frime et le « m’as-tu vu ».

Ce qui se passe au Kenya, deux heures de vol de chez nous, montre bien les conséquences de la démocratie en Afrique et surtout son dévoiement. Ils sont bien au-delà des 30 morts durant les contestations des résultats électoraux et ce malgré la présence d’observateurs étrangers menés par l’ex-secrétaire d’Etat américain John Kerry qui n’a rien donné comme garantie.

A 16 mois des présidentielles de 2018, les provocations de part et d’autre iront sûrement en crescendo avec comme toile de fond gagner avant tout la confiance de l’Occident, mais la nation malagasy ne compte que pour des noix.

On fait semblant de lui demander son avis mais d’ici quelques mois les bailleurs de fonds décideront qui deviendra leur prochain fidèle et zélé serviteur. Pour le moment ils laissent s’installer des grabuges dans le poulailler afin de distinguer qui va emporter leur choix.

Les pauvres Malagasy n’ont aucun droit au chapitre, ils n’ont qu’à la fermer parce qu’ils mendient, pour cela ils n’ont droit qu’au mépris et on peut s’autoriser à piller leurs richesses terrestres, miniers et marines, car leurs soi-disant responsables ont, comme à leurs habitudes ancestrales, tout vendu aux Vazaha. Le ridicule ne tue pas sauf à Madagascar.

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