Pour qui sonne le glas ?

  • vendredi, 28 juillet 2017 11:26
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Les actualités nationales en ce moment font penser à ce roman d’Ernest Hemingway. Tout s’écroule derrière une façade d’insouciance et de légèreté dans les apparences.

Personne ne semble se soucier de l’inflation des prix des produits de première nécessité (PPN), même le citoyen lambda trouve cela dans l’ordre des choses. Les attaques meurtrières de bandits écumant la capitale est devenue presqu’une banalité.

Évidemment, l’actuelle administration profite de cette situation pour tenter d’instaurer un État dictatorial afin de « lutter contre la corruption et l’insécurité », tout n’est que prétexte.

La communauté dite internationale pour ne pas dire « occidentale » s’en contre-fout de ce que subit le peuple malagasy, d’autant plus que celui-ci se laisse faire, quelle aubaine pour les profiteurs étrangers ! Une situation instable donne avantage aux mafias extérieurs qu’elles soient jaune, blanche ou noire.

La corruption est devenue la norme et lutter contre elle devient une anomalie. Rien d’étonnant à ce que le combat contre la corruption ne se concentre que sur un seul cas.

Un des malheurs des Malagasy est d’être naïfs comme des enfants de l’école primaire en croyant à la lettre ce que leur racontent les visiteurs et autres «experts » arrivant de l’Occident qui leur martèlent qu’une éventuelle confrontation les amèneront tout droit vers une fin apocalyptique.

En réalité la communauté internationale ne veut pas « payer » pour une quelconque perturbation qui risque d’y avoir. Effectivement envoyer des observateurs ou des troupes de maintien de la paix coûtent les yeux de la tête alors tant mieux si on peut « impressionner les Malagasy », ceci ne coûte rien.

Malheureusement beaucoup de politiciens de notre pays se raccrochent à cette communauté internationale et lui préfèrent aux désidératas des nationaux.

Personne n’entend l’appel de tout le pays, par contre beaucoup veulent s’installer au pouvoir pour gérer et digérer les aides en provenance de l’étranger. Jadis pour se renflouer ses finances, les chefs malagasy n’hésitaient pas à vendre ses concitoyens avec les zébus, et de nos jours on fait la même chose en bradant nos richesses minières. Quelle misère intellectuelle.

Les « Malagasy ne sont pas pauvres mais on les a appauvris » mais pour finir jusqu’au bout cette expression : « ce sont ces chefs ou politiciens qui les ont rendus misérables » et les Colonialistes français ont en profité.

Nous n’avons jamais su apprécier les vrais intellectuels, comme les Ravelojaona, Razafintsalama (Dama-Ntsoha), Joseph Rakotonirainy et Rakoto-Ratsimamanga qui sont de nos jours totalement effacés des logiciels cérébraux des Malagasy et tombés dans l’oubli. On vit dans l’inconscience et l’irresponsabilité en déclarant que les réflexions intellectuelles ne sont que choses futiles (resaka tsy hinana-kanina).

Il est certain que nous sommes devenus des masochistes à l’échelle nationale car nous trouvons un plaisir à souffrir sans chercher réellement en sortir.

Personne ne viendra sortir ce pays de la misère sauf lui-même, les étrangers ne sont là que pour nous dire leur soutien, un vain mot par ailleurs, mais la volonté sortira du fond de nous-mêmes. C’est à nous d’exploiter nos propres richesses et cessons de se lamenter sur les soi-disant absences de fonds et de technologie.

Il est probable que nous avons trop baigné dans un environnement socio-politique international qui nous avait jamais permis de prendre notre envol et il est grand temps d’apprendre ce qui se passe ailleurs qu’en Afrique.

Pour qui sonne le glas ? D’abord pour l’administration HVM qui est en train de couler car elle n’a jamais eu la légitimité nationale depuis qu'il s'est défait de ses soutiens après les élections en 2013. Le glas résonne aussi pour certains faisant une confiance aveugle à la communauté internationale, finalement le glas sonne pour tout le monde.

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