Donald Trump: Devenir chef de l’establishment

  • jeudi, 13 juillet 2017 14:50
  • Super User
  • Photo CNN

Durant toute sa campagne électorale, le magnat de l’immobilier et un des personnalités les plus riches des Etats-Unis, Donald Trump, n’a de cesse de critiquer l’establishment de Washington qu’il qualifie de mollasson et de dérive contre la population américaine. Pour cet homme d’affaires pesant des milliards de dollars, la faute incombe à cette élite washingtonienne qui a lancé la Mondialisation au détriment des millions d’employés américains composant la classe moyenne.

Dans la réalité Donald Trump reproche à l’establishment d’avoir épousé pendant 8 ans les idées de la gauche américaine qui a poussé au pouvoir Barack Hussein Obama.

Pour cette raison il a emprunté un discours populiste afin de cimenter les White Anglo-Saxon and Protestant (WASP) composant 51% de la classe moyenne américaine en lançant son slogan « America first », l’Amérique d’abord.

Cela a fait mouche en pleine transformation de la société de l’Amérique du nord, les électeurs blancs dans les Etats les plus touchés par la crise économique depuis presque 10 ans, ont voté pour lui car dans leurs représentations ses gens ont peur que l’héritage laissé par leurs ancêtres soit sacrifié sur l’autel de la mondialisation.

Le système électoral étatsunien aidant, le voilà propulsé au poste de Président des USA depuis plus de 6 mois.

Sa stratégie pour combattre cet establishment tourne autour de trois axes :
- Court-circuiter les médias, tenus par des alliés de cette élite, en utilisant les réseaux sociaux;
- S’appuyer sur le secteur banquier et d’affaires pour les nominations aux hauts emplois de l’Etat à l’image de Randal Quarles au poste de vice-président de la FED;
- Se rapprocher de l’Armée, quitte à se montrer comme leur affidé à l’exemple de la « mère des bombes » balancée sur la tête des Afghans.

Le tout, se fait avec comme arrière-fond, un appui de la part de l’extrême droite américaine chrétienne, d’où son entêtement de supprimer l’Obamacare. Ce système de protection sociale, qui n’existe d’ailleurs pas aux Etats Unis, instauré par son prédécesseur avait pour but de permettre aux plus défavorisés d’accéder à un minimum de soins. Pour les personnes comme Donald Trump ce genre de système risque d’attirer encore plus des immigrants clandestins dans leur pays, donc il faut le supprimer.

Malgré les allégations de ses liens supposés avec Moscou, dont certains résultent de cette paranoïa envers le Russe Vladimir Poutine, l’attitude de Trump montre bien qu’il veut être à la tête de cet establishment en utilisant le milieu finanço-bancaire qui montre des signes de bonne santé, sans oublier les opérateurs pétroliers.

Pour ces derniers, il n’a pas hésité à quitter la Cop 21 pour reprendre les prospections et augmenter l’utilisation d’énergie à base d’hydrocarbures. A travers ces cartels, il compte à la longue, faire plier les Médias et autres groupes qui lui sont hostiles comme ceux de l’environnement.

Pour illustrer notre analyse, Donald Trump n’a-t-il pas réussi à écarter la dynastie Bush dans la course à la présidence et à faire plier les Républicains en l’acceptant comme candidat.

Malgré ses écarts de langage, pour profiter du pouvoir, les républicains continuent de le soutenir, d’autant plus qu’ils sont largement majoritaires dans tout le pays. Donald Trump réussira-t-il son pari ?

Anonymous

 

Laissez un commentaire
Assurez-vous d'indiquer les informations obligatoires (*).
Le code HTML n'est pas autorisé.
 
 
B1 - Polyclinique
B2 - Toa