Environnement, nouveau colonialisme

  • mercredi, 05 juillet 2017 21:43
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190 pays ont signé l’Accord de Paris sur le Climat en décembre 2015. C’est la COP21 qui a pour but de protéger l’environnement, surtout diminuer l’émission de gaz carbonique afin de lutter contre l’effet de serre et subsidiairement la préservation des espèces en voie de disparition qui deviennent dès lors protégées.

Dans cet accord aussi figurent la promotion des énergies renouvelables: solaire, éolienne et hydraulique. Car les plus polluants sont les énergies d’origine fossiles (charbon et hydrocarbures) de même le nucléaire n’est pas toujours sûr, à l’exemple de Tchernobyl (Ukraine et ex-URSS) et Fukusima au Japon qui sont des exemples frappants.

Pour soutenir les pays pauvres, les pays membres du G20 ont lancé un plan de « Financement pour les pays du Sud ». Le 9 octobre 2016 à Lima, à la réunion des ministres des finances du G20, Laurent Fabius a annoncé que la barre des 100 milliards de dollars annuels de financements climatiques promis en 2009, à Copenhague, par les pays du Nord vers les pays du Sud doit pouvoir être atteinte en 2020.

Un rapport de l'OCDE a révélé qu'en 2014 ces financements climatiques ont atteint 61,8 milliards de dollars ; avec les promesses d'accroissement des financements annoncés en 2015 par différents pays, comme la France, l'Allemagne ou le Royaume-Uni, et surtout les promesses des banques de développement (15 milliards de dollars), le cap des 100 milliards est en vue.

L'économiste américain Jeffrey Sachs, conseiller spécial du Secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon et directeur de l'institut de la Terre de l'université Columbia à New York, considère que « Ce rapport est irresponsable, choquant même. Il ne comporte aucun élément relatif aux pays receveurs de cette aide.

Au départ, ces 100 milliards de dollars devaient être des financements additionnels par rapport aux ressources mobilisées par l'aide au développement, or les chiffres divulgués par l'OCDE n'ont aucun caractère additionnel. Ils résultent pour l'essentiel d'une simple requalification d'une aide existante en une aide dédiée au climat ».

Ce type de remarque reflète bien l’état d’esprit régnant au sein des pays riches occidentaux dont le principal objectif est de contrôler les allées et venues des matières premières.

Au début, la Chine a rechigné de signer cet accord sur le climat mais face à son désir d’intégrer le commerce mondial et surtout qu’elle est devenue la première productrice industrielle mondiale, elle se sent obliger d’entrer dans la COP21.

Mais l’attitude de la nouvelle administration américaine trahit la véritable intention de l’Occident, c’est-à-dire que Barack Hussein Obama a joué le jeu en signant l’accord, Donald Trump préfère rester dans la ligne classique des responsables américains qui se veulent au-dessus du reste du monde. Eh oui !
Ce qui gênent les dirigeants occidentaux avec les discours des Marine Le Pen, Donald Trump et autres leaders d’extrême droite, parce qu’ils disent tout haut ce que les chefs d’Etat occidentaux pensent tout bas, c’est le soi-disant « être politiquement correct ».

Un adage malagasy reflète bien cette attitude : « on ne réveille pas un oiseau que l’on va tuer » (aza tairina ny vorona ho tifirina) en d’autres termes l’Occident essaie de nous amadouer pour mieux nous délester de nos richesses.

Après la « mission civilisatrice » de l’Occident durant un siècle de colonisation est venu le temps de la « guerre froide » durant laquelle on continue de coloniser surtout l’Afrique, au nom de l’endiguement du communisme. Après la disparition de celui-ci commença dans les années 90 le lancement de la « démocratie et l’Etat de droit » comme autres formes de suggestions afin de faire pression sur les pays du sud, en privant les réfractaires d’aide au développement.

Mais comme cela ne suffit pas, voilà un argument plus percutant: préservation de l’environnement, guerre froide, démocratie et Etat de droit, environnement tout cela n’est que leurre pour contrôler les matières premières car celui qui y réussit régnera sur le monde.

Les bailleurs de fonds, avec leurs lots de fausses promesses et de conditionnalités pour une aumône misérable.

Malheureusement de dirigeants africains préfèrent faire des quêtes en Occident afin de se les mettre dans leurs poches. En réalité à qui est la faute ?

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