Pourquoi attendre longtemps ?

  • samedi, 17 juin 2017 09:11
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La grève d’alerte du Syndicat des Magistrats de Madagascar ou SMM a-t-elle porté ses fruits ? En apparence oui. Effectivement depuis plus de 24 heures, la conseillère spéciale du Président de la République Malagasy est finalement incarcérée à la Maison d’arrêt d’Antanimora puis transférée à Manjakandriana.

La première question que posent les observateurs est : pourquoi attendre si longtemps ? Plusieurs facteurs contribuent à cette situation. Le premier est dû à la stratégie utilisée par l’incriminée. Accusée par le Bureau Indépendant Anti-Corruption (BIANCO) de « malversation » sur l’attribution de marchés publics, l’intéressée préféra la vieille habitude de certains politiciens malagasy: la fuite hors du territoire pour se faire oublier quelques temps. Mais le hic, elle est « tombée malade » et…hospitalisée ! A partir de là, tout se complique ; il a fallu utiliser toutes les complicités afin de le sortir du territoire : intervention des différents ministères et un membre du Sénat pour qu’enfin elle a pu rejoindre l’île Maurice.

Malheureusement l’affaire a fait beaucoup de bruits au sein des médias et l’Etat mauricien a été obligé de renvoyer l’accusée au pays après quelques examens qui certainement aurait pu se faire au pays.

Le second facteur est la pression exercée sur place pour qu’on la laisse tranquille, il y avait eu certainement des négociations afin de la soustraire de la Justice et enfin le troisième est la proximité des élections présidentielles qui se tiendront dans 18 mois.

Mais voilà elle et sa bande font face à des juges qui ne sont pas prêts à lâcher l’affaire. La Justice a besoin de crédibilité donc l’impunité devant les malversations, crimes et délits n’ont plus leur place dans les tribunaux dans la grande île. Ces impunités avec quelques errements de certains services du Ministère de la Justice (cas de Manakara) sont certainement à l’origine des lynchages populaires dans diverses localités de Madagascar.

Les juges ont décidé de laver leur linge sale en …public. Pour cela on leur remercie. En effet, que reste-il pour la Nation malagasy nageant en pleine pauvreté abandonnée par ses élites qui se comportent comme au temps de Rainilaiarivony avant l’invasion coloniale.

Partout règnent des mafias au comportement criminel. Une chose est sûre, il est temps de mettre un terme à tout ceci, il n’y a que les riches qui ne s’en soucient guère et peut se permettre à attendre les prochaines élections dont on sait d’avance qui sera le prochain qui veut à tout prix s'arroger d'être le vainqueur.

Eh oui la communauté internationale a certainement fait son choix et le sortira à temps voulu de leur chapeau de dons. Les votes ne sont que de pure forme pour dire que nous appliquons la démocratie si on se complaise dans cette inertie.

Même nos juges ont eu du mal à faire entendre raison l’Etat pour placer l’accusée en mandat de dépôt dans une prison, il y a derrière certainement des pressions extérieures sous forme de chantage sur les attributions d’aide pour Madagascar. Y-a-t-il des liens entre l’incarcération de Claudine Razaimamonjy en prison et les dons et autres inaugurations ces derniers temps, les premiers déblocages des aides occidentales (Etats-Unis, UE) sont effectivement lancés, de quoi enragé celui qui se croit le roi des receveurs de dons et qui espère des élections transparentes en 2018.

Tous ces facteurs et situations sont entrés en jeu pour que l’affaire Claudine Razaimamonjy a pris un tel retard. Mais la partie n’est pas encore gagnée pour ceux qui veulent vraiment que Justice soit faite car Etat de Droit ne rime pas toujours avec Vérité, il suffit de regarder comment se déroulent les procès aux USA où règne gros sous et autres vices de procédures qui permettent à certains criminels de s’en sortir et même des sosies passent 17 ans de prison à la place du vrai délinquants.

Qui osent affirmer que l’Etat de Droit est l’idéal en voyant de telles situations ?

Résolvons d’abord notre pauvreté endémique comme l’ont fait la Corée du Sud au temps du gal Par Chung Hee, la Chine nationaliste de Tchang Kai Check, l’Indonésie de Suharto, la Malaisie de Mahathir Mohamad, la Thaïlande sous le roi Bumibol, la Chine populaire de Mao Tse Tong, le Viet Nam de Pham van dong.

Ces pays où une partie de la population mangeaient des rats pour survivre il y a encore 60 ans passé, alors que chez nous la baguette ou le kilo de riz ne dépassait pas 40 Ariary ! De nos jours ces nations mangent plus de 5 fois par jour et le prix des Produits de Première Nécessité (PPN) n’ont pas connu d’augmentation depuis 40 ans ! Chez nous le prix du riz en 6 décennies est multiplié par 50 soit une augmentation de 500% !!!! C’est-à-dire que l’inflation grimpe en flèche comme la démographie.

Au fait on attend la suite des poursuites judiciaires concernant le Sénateur originaire de la Haute Matsiatra.

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