Disque troué

  • lundi, 24 août 2015 12:54
  • Andry Baliba
Difficile accouchement d’une nouvelle majorité parlementaire dans un faux climat d’apaisement pourtant garant d’une stabilité politique. Condition « sine qua non » de la vraie relance économique de la Grande île.
Presque à mi-mandat, Hery Rajaonarimampianina, intronisé au commandement suprême du pays par les hommes du Mapar qu’il classifie actuellement comme un paria, le Président de la République, malgré les efforts de ses lieutenants, n’arrive pas à asseoir cette majorité parlementaire. Les chefs des églises se sont déjà pliés en quatre pour recoller les morceaux au nom du Fihavanana mais le « démon » de la division tient tête à l’exorcisme.
La politique de mallette a déjà été mise en œuvre, mais ces députés indociles veulent toujours plus. La préoccupation de leur sujet n’est que le cadet de leur souci.
A cela s’ajoutait la « suggestion » de la Haute Cour Constitutionnelle d’établir le pacte de responsabilité mais sans résultat. Le nouveau-né refuse toujours de sortir même au forceps.
Assoiffé par une envie pressante de réaliser un exploit inédit, enfanter une femme à l’âge de ménopause, l’infatigable papa remue ciel et terre, du nord au sud jusqu’à Gaborone pour faire accoucher son enfant mais même en césarienne l’opération semble vouée à l’échec.
La naissance d’une nouvelle majorité parlementaire devient actuellement un disque troué aux yeux des contribuables. Ils ne croient plus au miracle. Le moment venu où il se trouve sur le point de non retour, Hery Rajaonarimampianina comprendra qu’il n’a d’autre alternative que de reconnaitre le Mapar qui lui a offert la victoire sur un plateau d’argent en 2013, mais ce sera trop tard. Son enfant chéri est mort-né.
A l’Assemblée Nationale, des « hommes de paille », des députés, insatisfaits de leur immunité parlementaire, cherche à ajouter l’immunité fiscal et promettent monts et merveilles au locataire d’Iavoloha au risque de lui faire porter le bonnet d’âne à la brusque fin de l’histoire.
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