L’Afrique n’est pas un paillasson

  • jeudi, 23 mars 2017 11:29
  • Andry Baliba

A l’heure actuelle, Marine Le Pen, candidate à la prochaine présidentielle française, occupe provisoirement la seconde place au sondage avec 20 % des votants, derrière Emmanuel Macron ( 42%). Réputée d’être très hostile à la présence massive des ressortissants étrangers en Hexagone en général et des Africains en particulier, l’actuelle leader du parti Front National en France, dans le cadre de sa campagne électorale, a effectué une visite de 48 heures à N’ Djamena, capitale Tchadienne.

Un déplacement vivement critiqué par les Africains dans la mesure où Marine le Pen, ces dernières années, n’a pas eu de cesse de tenir des propos racistes envers les « pauvres et minables Africains ».
Contre toute attente, se trouvant actuellement dans l’obligation de charmer l’électorat français, la dame de fer change de langage et après avoir considéré les Africains comme des parias, elle parle maintenant d’une nouvelle coopération avec l’Afrique lors de son entretien avec le président tchadien Idriss Deby.

En voulant faire preuve de ses bonnes intentions et pour soigner son image, Marine Le Pen a réitéré sa ferme volonté de mettre en exergue la souveraineté de son pays tout en incitant les dirigeants africains d’en faire autant envers leurs pays respectifs en abolissant le franc CFA et la « Françafrique » ainsi que la limitation du flux migratoire.

En voulant faire feu de tout bois, Marine le Pen n’était pas la seule candidate cherchant son soutien dans des pays africains dans le cadre de la préparation de cette élection présidentielle toute en défendant farouchement la fermeture de leurs frontières en particuliers aux Africains.

Dit autrement, les pays africains ne servent que de rampe de lancement pour les politiciens en quête de voix si d’habitude on parle de l’Afrique comme un dépotoir et cimetière de la pauvreté ainsi que de la saleté à l’image de la litanie des journalistes français opérant à Madagascar.

Jusqu’ici aucun candidat n’a songé à se déplacer à Madagascar pourtant un coin très important compte tenu de l’histoire des îles éparses.

Certes ! avec un PIB encore très bas, la Grande île ne pourrait en aucun cas se mesurer aux autres pays de grandes puissances européens comme la France, la situation actuelle ne mérite-t-elle toutefois un levier ou un déclic pour faire renaître notre ambition de se tenir débout tout seul ?

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