Soyons honnêtes

  • vendredi, 17 mars 2017 12:14
  • Britto
  • Photo Sobika

Depuis quelques temps on ne parle que d’augmentation des frais de taxi-be dans la capitale. A chaque hausse du prix des hydrocarbures à la pompe, il faut qu’on discute de la « revalorisation » des tarifs. Passer des 400 à 500 Ar paraît ardu en ce moment du fait du pouvoir d’achat qui ne cesse de se détériorer de nos concitoyens. Mais la question qui se pose est : l’augmentation des tarifs est-elle en parallèle avec celle du gas-oil ? Certains observateurs constatent que la réclamation des coopératives de transport urbain tourne autour du paiement de la subvention de l’Etat plus qu’une demande de maîtrise du prix des hydrocarbures ! Cette dernière étant vécue comme une fatalité, personne ne semble s’émouvoir.

Mais si la profession du transport est en réel déficit pourquoi le nombre des taxi-bes s’accroît de jour en jour ? La principale cause des bouchons à Antananarivo est l’attitude des conducteurs de minibus durant les arrêts. En se mettant à 10 ou plus devant chaque station ils bloquent les rues en créant des embouteillages monstres. Evidemment, il y a d’autres raisons aux ralentissements, plus particulièrement les chaussées devenues étroites du fait des stationnements anarchiques des voitures. A 75% la source des bouchons est due aux taxi-bes. Alors s’ils sont si nombreux que ça, le métier doit encore rapporter ! Pourquoi se plaignent-ils tant ? A moins que les subventions ne rapportent plus que les recettes journalières !

N’oublions jamais au vu de l’inflation actuelle que les pièces d’origine, c’est-à-dire fabriquées en Chine mais passant en Occident, coûtent 10 fois voire plus que celles vendues par les Indo-pakistanais. Ces pièces sont moins fiables mais elles sont à des prix abordables, sans oublier les bonnes occasions mais dont la qualité est devenue hasardeuse.

L’animosité sur une éventuelle mise sur le marché de bus soi-disant intelligents par l’Etat a trahi les vraies intentions de nos transporteurs, celles de défendre maladroitement leurs acquis. Soyons honnêtes, le transport à Madagascar reste lucratif pour ceux qui y sont ou vouloir y entrer. Cela ne veut pas dire en profiter sur le dos de ses compatriotes. La seule et vraie solution pour tous les Malagasy est l’exploitation de nos propres hydrocarbures, qu’est-ce qu’on attend ?

Anonymous

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