Notre terre aux…étrangers

  • mercredi, 15 mars 2017 10:41
  • Britto
  • Photo Sobika Ihorombe

Depuis plus d’une décennie, on serine au peuple Malagasy le besoin du pays des bienfaits des investissements étrangers. Des déclarations comme quoi il est impossible de vivre et de se développer sans aide extérieure sont légions. Nos hauts responsables, depuis 2002, proclament que nous sommes pauvres et ne nous suffisons pas à nous-mêmes.

En fait un lavage de cerveau a été instauré de facto pour que les Malagasy admettent sans la moindre récrimination que les étrangers sont nécessaires pour s' « enrichir ». La réalité en est tout autre, cet appel aux capitaux extérieurs ressemble beaucoup plus à un bradage de notre terre en échange de quelques miettes de dollars ou d’euros dont la majorité des habitants ne voit pas la moindre couleur.

Plus les annonces de l’arrivée de milliards de dollars s’accumulent plus le nombre de Malagasy pauvres augmente d’années en années.

Après les vingt ans et plus de socialisme voilà qu’on a privatisé toutes nos banques à des sociétés étrangères sans que l’Etat ou un quelconque investisseur national ait pris part. Certes la gabegie régna dans la gestion des sociétés d’Etat entre 1975 et 1995, mais cela ne sert pas d’excuses pour livrer la quasi-totalité de notre économie aux mains des étrangers. Les aides et investissements extérieurs ne se font pas sans garantie de leur côté.

Les Malagasy ont toujours été connus pour ne céder un seul pouce de leur terre ancestrale mais voilà tout a changé depuis quelques années. Au nom du libéralisme économique et la mondialisation nos valeurs ont volé en éclats. Presque la moitié de Madagascar passe entre les mains des non-Malagasy et la plus petite réprobation est interprétée comme un acte de xénophobie et d’arriération mentale. Pire encore les terrains bradés sont accaparés par les opérateurs Indo-pakistanais (karana) qui jouissent de toutes les facilités bancaires…étrangères alors que les hommes d’affaires locaux sont mis sous pression et acculés faute de surface financière.

Elle n’existe plus cette terre chère des ancêtres (Tanindrazana) elle est devenue celle des … Karana et autres étrangers et ce avec la complicité de nos responsables actuels qui se remplissent la panse.

Va-t-on tuer les Malagasy (Ho Vonoina ny Malagasy) ? Il semble que c’est l’issue ultime pour notre Nation.

Anonymous

Laissez un commentaire
Assurez-vous d'indiquer les informations obligatoires (*).
Le code HTML n'est pas autorisé.
 
 
B1 - Polyclinique
B2 - Toa