Tiens, prends ce qui reste

  • vendredi, 27 janvier 2017 11:30
  • Andry Baliba
  • Photo présidence

L’on se demande jusqu’à quel point cette histoire de lutte contre le terrorisme est-elle sérieuse pour que l’affaire vaut un déplacement de Recep Tayyip Erdogan, président de la République turc à Madagascar.

24 heures après sa visite de la grande île, la voile est tombée. Pour maquiller la vraie raison de sa visite éclair, Tayyip Erdogan a emmené dans sa délégation 150 chefs d’entreprises pour faire croire à une diplomatie économique mais en fait, il était dans le sol malagasy pour donner des ordres à son homologue, Hery Rajaonarimampianina, chef d’Etat malagasy de mettre la clé aux portes des institutions scolaires en étroite collaboration avec les ailes dures de l’opposition turc sous prétexte que ces établissements forment des jeunes terroristes.

Dans ses propos, l’ambassadeur turc à Madagascar veut faire croire que son pays ne s’immisce à n’aucun cas sur l’administration malagasy tout en mettant en garde les services de sécurité malagasy.

Pourtant, du côté des chefs d’établissement, montrés du doigt, l’agissement de Tayyip Erodgan et son équipe est clair comme l’eau de roche. Ils veulent salir l’image de ceux qui osent s’opposer politiquement à son régime en les accusant d’être en connivence avec les terroristes dont on connait mondialement la mauvaise réputation.

Un cas de figure qui risque de ternir davantage les images déjà sombres des dirigeants politiques malagasy en matière de relation internationale.

Mais ce n’est pas tout, toujours sous 24 heures, beaucoup d’eau ont coulé sous le pont.

Sur un tout autre sujet, la côte du gouvernement Mahafaly Solonandrasana Oliver ne cesse de dégringoler. Le riz, principal aliment de base des Malagasy se font rares sur les marchés.

La sécheresse a eu raison de l’agriculture, pourtant source de productions alimentaires des Malagasy. On dirait que le bon Dieu voudrait aussi nous sanctionner de nos péchés.

Le manque d’eau a aussi de l’impact sur la fourniture d’énergie. Ce n’est pas uniquement les barrages hydrauliques qui ont vécu le problème d’insuffisance d’eau mais les réservoirs des groupes électriques de la société d’Etat,la Jirama, sont aussi presque à sec.

Mais pour renflouer sa caisse, les directions de la jirama, à l’image de celle d’Analamahitsy et ses environs, a encore eu le culot de presser les consommateurs comme un citron. Au lieu de montrer beaucoup plus d’indulgence compte tenu des délestages incessants et quasiment par jour, le nouveau directeur de ladite société a mis la barre très haute et a donné des ordres de couper à tout ravitaillement en énergie pour les foyers accusant, même un léger retard de régularisation de leurs factures.

Ce qui dépasse l’entendement, le montant des factures ne cesse d’augmenter alors qu’à cause des délestages, le temps de l’électrification n’est plus le même.

On comprend maintenant la colère noire de ceux qui habitent les districts éloignés qui mettent le feu au bureau de la Jirama. Une sonnette d’alarme ou un avertissement, c’est selon, pour les dirigeants du pays et surtout pour celui qui pense encore être candidat à sa propre succession à la prochaine présidentielle.

Commentaires (2)
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