Laver l'affront

  • jeudi, 13 août 2015 16:49
  • Andry Baliba

Des questions se posent dans les milieux politiques. Où Ratsiraka veut-il en venir en faisant cette apparition télévisuelle toujours spectaculaire outre la présentation de sa biographie. Si les uns pensent que l’Amiral fait ce show pour ne pas se faire oublier sur l’échiquier politique malgré la force de l’âge qui pousse les troisièmes générations à une étalage d’idée et de connaissance, les autres estiment que l’ancien Président de la République veut encore faire un dernier coup d’éclat politique en faisant un clin d’œil à l’actuel chef d’Etat Hery Rajaonarimampianina. Didier Ratsiraka après ses mandats en dents de scie veut sortir par la grande porte ? Ceci explique-t-il cela pour justifier la présence de Rivo Rakotovao président national du parti présidentiel Hery Vaovaon’i Madagasikara ?

Mais de toutes les manières, l’homme fort de l’Arema, bien qu’il a déjà fait preuve d’humilité à chaque occasion, lors du processus de la réconciliation nationale diligenté par le FFKM entre autres, a profité du moment d’hier devant les téléspectateurs pour laver l’affront en mettant au dos du feu du Général Andriamahazo, paix à son âme, comme commanditaire de l’assassinat du général Richard Ratsimandrava au grand dam de la grande famille de l’armée malagasy même si cette vibrante déclaration n’aura peut-être pas beaucoup d’impact inattendu que de la part de la famille d’Andriamahazo ou émanant du journaliste Latimer Rangers cité comme source de l’information.

Mais en acculant Marc Ravalomanana et Andry Rajoelina au mur avec ces histoires de coup d’Etat. Didier Ratsiraka risque de sombrer à jamais les restes des images positives que l’opinion lui accorde.

Qu’il le veuille ou non, ce sont eux tous qui ont fait ensemble l’histoire de la politique de Madagascar et il appartient aux Malagasy d’en juger. Didier Ratsiraka figure parmi la crème de la crème dans le monde de la politique du grand continent africain mais le fait de ne pas citer hier l’isolement d’Antananarivo, capitale de Madagascar pendant des mois et la destruction des ponts et chaussées en 2002 ne veut pas dire que l’initiateur du livre rouge est blanc comme neige. Les malagasy pardonnent peut être mais n’oublient pas.

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