Editorial

    • vendredi, 15 septembre 2017 13:35
    • Photo Archives Libération

    Article 46: Panique en haut lieu

    Rajao mianakavy (Rajaonarimampianina et consorts) sont en pleine panique à quelques mois des élections présidentielles de 2018, la cause ? L’article 46 dans son alinéa 2 qui déclare : « Le Président de la République en exercice qui se porte candidat aux élections présidentielles démissionne de son poste soixante jours avant la date du scrutin présidentiel. Dans ce cas, le Président du Sénat exerce les attributions présidentielles courantes jusqu'à l'investiture du nouveau Président. » Cette disposition de la Constitution de la IVème République provoque des questionnements pour l’administration actuelle. Effectivement à l’alinéa 4 du même article il est stipulé : « Il est interdit à toute personnalité exerçant un mandat public ou accomplissant des fonctions au sein des institutions et candidat à l'élection présidentielle, d'user à des fins de propagande électorale, de moyens ou de prérogatives dont elle dispose du fait de ses fonctions. La violation qui en serait constatée par la Haute Cour constitutionnelle constitue une cause d'invalidation de la candidature. »
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    • lundi, 11 septembre 2017 14:11
    • Photo Présidence

    Le mythe anglais

    Les communications concernant la récente visite du Président Hery Rajaonarimampianina en Grande–Bretagne ont fait une certaine unanimité comme si personne ne trouve à dire sur nos relations bicentenaires avec ce royaume. Il est évident que le passage des Anglais à Madagascar durant le 19ème siècle a laissé des traces ineffaçables dans la mentalité et les valeurs des Malagasy. Parmi celles-ci figurent notre attachement sans faille à l’éducation, ce sont les missionnaires anglais de la London Missionary Society (LMS) qui ont transcrit la langue malagasy en caractères latins remplaçant en moins de deux ans (1818-1820) l’ancien sorabe, celle en caractères arabes en provenance du sud-est. Sans compter qu’en 12 ans de présence anglaise seulement, Antananarivo et ses environs possédaient plus de 3000 élèves sachant lire, écrire faire de l’arithmétique. L’Angleterre a été le premier pays européen à accueillir des étudiants malagasy pour leur donner des formations administratives et techniques et même plus tard des médecins. Mais vers la fin du 19ème, suite à la Conférence de Berlin durant laquelle l’Europe se partageait l’Afrique, Madagascar a été « échangé » avec Zanzibar par l’Angleterre et nous avons vécu pendant 65 ans les affres de la colonisation française.
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    • samedi, 09 septembre 2017 20:20
    • Photos site de prélèvement de l'ancien pont à Antohomadinika transféré à Lohariandava

    Bonne gouvernance: Une chimère, on fait croire construire du neuf avec du vieux

    Le président de la République Hery Martial Rajaonarimampianina a inauguré un mois de cela la réhabilitation d’une portion du chemin de fer Tananarive-Côte Est (TCE) détruite par le passage du cyclone Enawo. Ces dégâts cycloniques ont isolés les populations de Lohariandava, Razanaka, Fanasana et Anivorano Est qui dépendent totalement de cette ligne TCE. Un des 147 ponts ferroviaires a été entièrement mis hors d’usage par le cyclone au mois de mars dernier interrompant ainsi le trafic ferroviaire. Durant environ 5 mois, les habitants le long de la voie ferrée devaient parcourir plus d’une trentaine de kilomètres à pieds afin de rejoindre la route nationale (RN2) reliant Antananarivo à Toamasina, pour évacuer à dos d’hommes les produits de leur labeur ou pour rejoindre un hôpital. La reconstruction du pont a été financée sur fonds propres de l’Etat pour un montant de 2 milliards d'Ariary, et les travaux ont été réalisés par la société OTI (Ouvrages et Travaux Industriels), en relation avec le Ministère des Transports et de la Météorologie.
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    • mercredi, 06 septembre 2017 20:13
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    Juges audacieux

    « La grandeur d’une Nation réside dans sa fidélité à la Constitution, dans le strict respect de la loi, et surtout dans la crainte de Dieu », a déclaré le président de la Cour Suprême du Kenya, David Maraga. Et ce à la suite de la décision historique du 1er septembre, en annulant les élections présidentielles du 08 août dernier et ordonnant la tenue de nouveau scrutin dans les deux mois. Cette décision est consécutive à la saisine par l’opposant Raila Odinga qui dénonce des irrégularités durant le scrutin. Ainsi la plus haute instance judiciaire kenyane invalide la réélection du président sortant Uhuru Kenyatta. A la question de savoir si les élections ont été tenues dans les termes de la Constitution, la majorité des juges (5 sur 7) ont répondu par la négative. Ils considèrent que les irrégularités exposées par l’opposition ont eu un impact sur le résultat de l’élection. Ces résultats sont donc nuls et non avenus. L’élection présidentielle avait été remportée par le chef de l'Etat sortant Uhuru Kenyatta avec 1,4 million de voix d'écart soit 54,27 % des suffrages contre 44,74 % pour Raila Odinga. Après l’annonce des résultats le 11 août des émeutes sont apparues, notamment dans les bidonvilles de Nairobi et à l'ouest du pays, réprimées violemment par les forces de l’ordre. Un bilan révèle un nombre de 30 morts et des centaines de blessés surtout dans les faubourgs de Nairobi.
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    • jeudi, 31 août 2017 18:41
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    CFM : Piège pour Ravalomanana ?

    Le tour pré-électoral pour Marc Ravalomanana a déjà commencé depuis plusieurs mois. Afin de préparer le scrutin présidentiel de 2018, l’ancien chef de l’Etat ne se lasse pas de visiter les régions de Madagascar. Son but est de se rappeler au bon souvenir du citoyen lambda de ses « réalisations » en 7 ans de mandat. Mais beaucoup d’observateurs se posent des questions sur ses chances de pouvoir se présenter aux présidentielles d’ici 16 mois. En effet la nomination des nouveaux membres du Comité du Fampihavanana Malagasy (CFM) n’est qu’un leurre, malgré que certains des membres désignés par le Président de la République sont d’anciens collaborateurs de Marc Ravalomanana. Dans le cadre d’éventuelle amnistie délivrée par le CFM, seuls en bénéficieront ceux qui sont jugés et condamnés définitivement, comme ce fut le cas des deux vagues de graciés (Pety, Coutiti,…) sous la diligence du Filankevitry ny Fampihavanana Malagasy (FFM) durant la Transition. Or, pour l’ancien chef de l’Etat, aucune peine définitive n’est encore prononcée à son égard, lui-même mène un combat sur le terrain juridique en déclarant que le Tribunal qui l’a condamné n’est pas qualifié à le faire et la seule Haute Cour de Justice est à même de le juger. D’où il n’y a encore de peine définitive à l’encontre de l’ex-président car tous les recours ne sont point terminés. Tout le monde sait que la Haute Cour de Justice est loin de se faire constituer par les actuels responsables. Le CFM n’est d’aucun secours pour Ravalomanana car sur quelle base va-t-il octroyer son amnistie.
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    • mercredi, 23 août 2017 06:37
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    Réconciliation financière ?

    Jeudi 17 août dernier, les noms, sélectionnés par le comité pour la mise en place du Conseil du Fampihavanana Malagasy (CFM), ont été transmis au Président de la République, parmi lesquels il nomme 22 membres, en plus de son quota de 11 membres, qui vont siéger au sein du CFM. Plus de 600 personnes ont posé leur candidature aux 8 personnalités composant le Comité de sélection national. Rappelons-le que pour être éligible membre du CFM , il faut avoir 40 ans révolus, «être de bonne moralité», «n’ayant reçu aucune condamnation pénale», «avoir de l’expérience sur les composantes et éléments du processus de réconciliation nationale», «ne pas être membre d’une institution de la République», «n’avoir jamais fait de déclaration hostile à la réconciliation nationale à Madagascar, «ne pas être à la tête d’un parti politique». En d’autres termes, on ne peut être rémunérés ailleurs et touchés une allocation en tant que conseillers du Fampihavanana Malagasy. En regardant de près toutes ces conditions on commence à comprendre cet afflux record d’impétrant. Il faut être au chômage total pour pouvoir devenir membre du CFM !
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    • mardi, 22 août 2017 10:12
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    Ridicule

    Le conflit entre un past-president et un en exercice concernant une suite présidentielle dans un grand hôtel à Antsiranana relève du ridicule. Les Malagasy ont-ils besoin de ce genre de bouffonneries pour leur dévier de la misère ? Est-ce encore un aspect de la démocratie que nos « amis » occidentaux veulent-ils voir pour dire qu’on est dans un Etat respectant la démocratie et les lois en vigueur ? On n’est point aux Etats-Unis ni en Europe, on est à Madagascar, un des pays les pauvres sur la planète terre. Nos priorités sont de manger 3 fois par jour, un accès aux soins de santé quasiment gratuit et un droit à la sécurité sur tout le territoire et ce avant toute démocratie. Tous les Malagasy sont conscients qu’élections signifient achats (fividianana fa tsy fifidianana) alors qu’attendent-ils de leurs hommes politiques qui s’autoproclament leurs « leaders » ? Les attitudes de ceux qui nous gouvernent ou de ceux qui nous ont gouverné à l’exception de deux (Zafy Albert et Andry Rajoelina) reflètent la mentalité des chefs Malagasy invariables depuis nos origines : vantards et belliqueux.
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    • vendredi, 18 août 2017 16:08
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    A louer ?

    Comme beaucoup de pays africains, à Madagascar le sol cultivable demeure sous exploité faute de volonté des dirigeants. Les excuses sont l’insuffisance d’investissements donc de moyens techniques. Certains pays émergents comme la Chine ou l'Inde disposent de vastes capitaux leur permettant d’investir dans l'agriculture industrielle. Ainsi ils achètent ou louent auprès de certains ministères africains de l'agriculture de grands domaines à mettre en valeur et ce, souvent contre l'opinion des agriculteurs locaux. C’est le cas en Ethiopie actuellement. En 2008, New Delhi a été le lieu de rencontre du premier sommet Inde-Afrique. L’Inde tente de combler son retard par rapport à la Chine qui investit sur le continent africain deux fois plus qu’elle. L’aspect primordial de ce sommet touchait l'agriculture, avec comme thème: « assurer la sécurité alimentaire, éradiquer la pauvreté et améliorer les moyens de subsistance des populations ». Un deuxième sommet s'est tenu à Addis-Abeba 3 ans plus tard. Les investissements indiens ont augmenté de 31 à 46 milliards de dollars, à l'initiative de firmes privées comme la Karuturi Global, leader mondial de la production de roses coupées réalisant 90% de sa production en Ethiopie. Elle est en train d’étendre ses activités dans la production de biens alimentaires (riz, tomates, canne à sucre, maïs, coton légumineuses) en louant de nouvelles terres disponibles.
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    • jeudi, 10 août 2017 13:58
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    Résurrections ?

    Ces derniers jours il y a eu quelques « résurrections » sur la scène politique malagasy, des personnes qu’on a cru totalement sorties de notre vie quotidienne, voilà qu’ils annoncent leur retour ! Beaucoup pensent que faire de la politique est un jeu ressemblant de près ou de loin à du « poker ». On fait le mort pendant quelques temps et on resurgit soudainement en rappelant le bon souvenir du peuple. Quel souvenir ? Certains ont tenu des responsabilités sans discontinuer dans ce pays pendant 19 ans, qu’est-ce qu’ils ont laissé comme héritage ? Un autre a gouverné Madagascar pendant 21 ans et fut deux fois renvoyé comme un malpropre mais n’arrive jamais à se retirer de la vie publique malgré la diminution assez significative de son champ visuel ! Il est vrai que ce dernier se tait actuellement mais cela ne signifie pas qu’il s’est totalement retiré de la politique, en privé il déclare encore qu’il est le « seul vrai homme d’Etat à Madagascar». Un autre non content d’avoir eu du succès dans sa vie professionnelle, s’est aussi pris de vertige dans le monde politique et il a du mal à passer la main.
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  • Attention, âmes sensibles, passagers car Ankazobe calcinés.
    Attention, âmes sensibles, passagers car Ankazobe calcinés.
    • lundi, 07 août 2017 12:02
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    Négligence et corruption

    Tous les Malagasy ont été secoués par l’accident d’autocar transportant des participants à une réunion nationale des Jeunes Chrétiens ou Sampana Tanora Kristianina ou STK du District de Soavinandriana, Région Itasy. Peu habitués à une telle hécatombe, presque tout le monde a suivi l’évolution des investigations concernant cette triste affaire. Les premières constatations révèlent une série de négligence, comment est-il possible que l’on ait continué le voyage alors que la voiture a connu plusieurs incidents techniques avant même d’arriver à Antananarivo ? Pourquoi n’a-t-on pas fait un simple transbordement vers un autre véhicule durant l’escale dans la capitale, cela aurait évité cet accident fatal. Nul n’est prophète ou devin pour savoir ce qu’avait dans sa tête le propriétaire du véhicule. Selon les déclarations des témoins, c’est ce dernier qui a conduit l’autocar, était-il qualifié pour ce genre de voiture ? Ou aurait-il dû salarier une personne plus qualifié pour ce genre de trajet ? Le retard pris sur la visite technique est-il le fait d’un oubli involontaire ou d’une négligence ?
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