Editorial

    • jeudi, 13 avril 2017 15:20
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    Anarchie ou discipline

    Madagascar vit actuellement dans une situation d’anarchie complète. Insécurité et indiscipline règnent partout sous toutes les formes : tribunaux populaires, contestations sociales plus ou moins valables, kidnappings, corruptions étalées au grand jour avec l’évasion organisée d’une prévenue !!! Tout le monde se demande jusqu’où ira-t-on ? L’absence de réaction peut traduire l’installation insidieuse d’une anarchie certaine dans le pays. On dit en Médecine que l’ « inflammation fait le lit du cancer », c’est-à-dire qu’en enquêtant sur les antécédents (passés) d’un patient on arrive à comprendre la cause de sa maladie (pathologie). L’Histoire est à la Politique comme la Pathologie est à la Médecine. Nul ne peut se targuer de mener une vraie politique sans maîtriser le sens de l’histoire de sa Nation, sans connaissance en pathologie aucun praticien ne peut guérir un malade. Malheureusement aucun de nos chefs d’Etat n’a tenu compte du passé pour savoir où va notre pays, ils se sont contentés de gérer les affaires de l’Etat en les mélangeant avec leurs propres patrimoines ! Un d’entre eux n’a même pas hésité à dire « je ne suis pas encore né » à telle époque ! Comment peut-on avoir confiance en ce genre d’olibrius.
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    • mercredi, 12 avril 2017 10:28

    Acta non verba

    Parmi les élites de ce pays, l’affaire Claudine Razaimamonjy a réveillé plus d’un. Hommes politiques, syndicat de magistrats, journalistes, simples citoyens ont tous donné de la voix afin de condamner l’ « évacuation sanitaire » de celle qui est en plein milieu d’investigations concernant d’affaires « présumées » de corruption. Chacun y va de son trémolo pour dénoncer une « évasion organisée », comme si bon nombre ne savaient pas que cela se terminerait ainsi. Finalement la corruption fait partie de la vie quotidienne des Malagasy et même si une infime partie de nos hauts responsables, surtout les juges, ont pris le risque de s’attaquer à un « conseiller du président de la République », la majorité de nos concitoyens n’y ont pas cru et parlent de « simulacre » ou de « cinéma ». Mais ce que beaucoup oublient c’est que la corruption à Madagascar ne ressemble pas à ce qui se passe ailleurs (Thaïlande, Inde, Chine, Indonésie, Malaisie…) car elle se ressent dans les assiettes de chaque famille. Au moment où nous écrivons le kilo de riz s’élève à plus de 2000 Ar ! Du jamais vu ! Au sein de la population, fleurissent actuellement la justice populaire (fitsaram-bahoaka) pour des causes parfois dérisoires telles les bagarres dans des bars, vols de poulets... Dès qu’il s’agit d’événements comme celui de ce conseiller du PRM il y a le silence total excepté les « gros bras » payés en retour de leur service ! Une voiture sans moteur ne roulera jamais. A moins que l’ensemble des Malagasy ne mentent sur leur réelle situation économique, tout le monde se plaint de leur état financier.
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    • samedi, 08 avril 2017 21:13

    Honnêteté où es-tu ?

    Au moins 75 % des Malagasy sont des personnes honnêtes. Le reste se divise en moins honnêtes ou carrément malhonnêtes. Malheureusement comme l’arbre qui cache la forêt cette immense majorité demeure inconnu et vit dans l’anonymat le plus absolu. Notre Nation est riche en techniciens, intellectuels et autres personnes capables mais ils vivent cachés ou préfèrent la modestie à l’exubérance de cette minorité de parvenus qui nous gouvernent en ce moment. Ce dicton « mamy ny miaina » (il est bon de [rester] vivant) est la devise de cette majorité demeurée jusqu’à maintenant « silencieuse ». Les Honnêtes gens sont-ils des poltrons ? Il est fort possible ! Néanmoins certains faits démontrent le contraire. Le courage du Bureau Indépendant Anti-Corruption (BIANCO) en est l’illustration. S’attaquer à un conseiller d’un Président de la République en exercice équivaut à un acte de bravoure exceptionnelle pour un État comme Madagascar. Certes on met en avant l’ « État de droit » mais tout le monde sait que ce n’est qu’une déclaration de bonne intention. Mais quand des magistrats mettent sous mandat de dépôt une personnalité comme l’actuelle prévenue ceci démontre une audace au-dessus de tout soupçon ! Eh oui beaucoup d’entre nous ont changé de fusil d’épaule, les honnêtes personnes, à commencer par les magistrats, sortent de l’ombre afin d’annoncer que tous les citoyens sont égaux devant la loi sans exception aucune. Il faut que la mentalité d’impunité disparaisse si on a choisi la Démocratie comme référence pour arriver au pouvoir car les principes de l’Etat de droit et la Bonne Gouvernance y sont accolés. Quel que soit l’issue de cette affaire du Conseiller spécial du Président de la République, un pas a été franchi avec sans retour en arrière.
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    • mardi, 04 avril 2017 17:36
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    Tissu économique mort !

    Dans les ménages, le nerf de la vie tourne autour des recettes engendrées par les activités professionnelles des parents. C’est la même pour une Nation mais là on parle de « tissu économique ». Le tissu économique malagasy est en régression depuis des années presqu’un siècle. Quelle en est la cause ? La première est la Colonisation, dans son ébauche de construction d’un État moderne voire d’un État-Nation au XIXème siècle, les Malagasy ont commencé par créer un tissu économique à travers le commerce avec le monde extra-océanique. Ils ont connus ainsi depuis des siècles les négoces avec l’Afrique de l’est et par-delà l’Inde et le monde arabe. C’est de cette dernière que nous tirons le nom de notre monnaie pluriséculaire: l’Ariary provenant de rial pièce à la fois des Omanais (Zanzibar), Iraniens (Shirazi) et des Yéménites (Comores) mais non de réal (Espagnol) comme l’affirment certains.
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    • samedi, 01 avril 2017 19:21
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    Etat de Droit ?

    De qui se moque-t-on dans ce pays ? 96% des Malagasy crèvent de faim et on leur parle de chimères. Un général et homme politique a bien dit : « je n’ai jamais vu un seul pays du Sud que la Banque Mondiale a pu sortir de la pauvreté ». Il a bien raison car à l’exception du Japon après sa défaite de 1945, aucun Etat n’a pu se défaire de la misère avec les ajustements structurels et les conditionnalités pour quelques millions de dollars de…prêts. La quasi-totalité de nos richesses minières et bien d’autres sont mises sous caution afin d’obtenir des miettes d’emprunt. Même nous, les Malagasy, ne savons pas à combien se chiffrent nos biens sur terre, sous terre et maritime, certainement des milliers de milliards de dollar. Alors que les emprunts n’ont pas dépassé les 7 milliards de dollars ! Pas besoin d’être un expert-comptable pour comprendre le déséquilibre. Malheureusement une partie de nos élites sont atteints par le virus de l’endormissement envoyé par nos vrais bailleurs de fonds : l’Occident !
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    • mardi, 28 mars 2017 11:57
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    70 ans d’échec

    Le 29 mars est un jour de deuil pour la Nation malagasy. Journée du souvenir de ceux qui ont trouvé la mort durant les événements des années 1947 à 1958. Si le chiffre de 100.000 victimes paraît un peu excessif pour une population évaluée à l’époque à 5 millions, les persécutions coloniales qui ont duré pendant une décennie expliquent le nombre élevé de morts surtout dans la partie orientale de l’île, car le soulèvement populaire a eu lieu dans cette région orientale, pour la simple raison que le poids de l’administration coloniale a été le plus ressenti pour la plupart des Malagasy. Pourquoi le 29 mars 1947 ? Parce que nos élites de cette époque ont réclamé l’autonomie administrative de Madagascar vis-à-vis de la France. Pour la majorité, autonomie signifie tout simplement indépendance ou plus exactement retour de l’indépendance. De leur côté, la France coloniale a créé ses propres partisans, ainsi il existait une fraction de Malagasy qui refusaient l’autonomie ou l’indépendance pour des raisons qu’ils ont eux-mêmes inventé. Tout le monde connaît la suite, la « rébellion de 1947 » a été un échec pour les patriotes de Madagascar. Même 20 ans après, personne n’arrive à démêler le vrai du faux, pourtant il faut qu’un jour tout cela se sache pour en tirer des leçons pour le futur.
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  • Un TGV de Chine traverse un pont à Ningde, dans la province du Fujian (Sud-Est)
    Un TGV de Chine traverse un pont à Ningde, dans la province du Fujian (Sud-Est)
    • lundi, 27 mars 2017 11:23
    • Photo Imaginechina/AFP/ Wang wei bj

    Mafia ou coopération ?

    Aucun pays possédant une forte diaspora chinoise ne connaît de chômage ni une vraie récession économique. Bien au contraire ces Etats, le plus souvent situés sur le continent asiatique, vivent dans une situation d’abondance apparente prouvant le dynamisme du travailleur chinois. Eh oui ! Une blague malaisienne raconte que s’ils sont 4, les Chinois jouent au domino, alors que les Indiens se chamaillent et les Malais mangent. A 3, les Chinois travaillent dur, les Indiens se querellent et les Malais ripaillent. A 2, les Chinois s’adonnent besogneusement à leurs tâches, les Indiens travaillent et les Malais festoient. Seul, le chinois ne connaît aucune limite temporelle à son boulot, l’Indien se tue à la tâche et le Malais dort pour faire sa digestion. Ceci explique cela, les Chinois sont connus pour être de sacrés bosseurs. En Australie ou aux Etats Unis, les Asiatiques améliorent plus vite leur situation sociale plus que d’autres descendants d’émigrants provoquant la convoitise de certaines communautés comme les Afro-américains ou aborigènes. Cette qualité de travailleurs disciplinés n’est en réalité qu’une façade, un miroir aux alouettes, afin de piéger des contrées encore vierges de toute pénétration chinoise et qui ont soif de quelques kilomètres de bitume ou de nouveaux lotissements à bâtir.
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    • vendredi, 24 mars 2017 10:32

    Invraisemblable

    Ce qui s’est passé mercredi dernier peut arriver n’importe où dans le monde. Mais avec l’atmosphère actuelle à Madagascar, cela peut prendre quelques tournures, à commencer par la propagation de rumeurs plus ou moins fantaisistes. Une mauvaise manipulation de la mise à feu d’un missile au cours d’une manœuvre ou d’une inspection des matériels militaires survient de temps en temps même dans les pays aussi avancés que les Etats-Unis ou l’Angleterre. Chez nous, il faut tout de même voir si les armes en question ne sont pas déjà périmées ou les techniciens, qui les manient, maîtrisent peu le genre d’armes qu’ils ont entre les mains. En croire le Service de l’Information et de la Communication de l’Armée (SICA), il s’agirait d’un missile Sol-Air « Strela ». Ce dernier est un modèle soviétique fabriqué à partir des années 70 et connu sous le nom de SAM-7. C’est un système « de missile sol-air portatif très courte portée, guidé par infrarouges et doté d'une charge militaire hautement explosive puissante ».
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    • jeudi, 23 mars 2017 11:29

    L’Afrique n’est pas un paillasson

    A l’heure actuelle, Marine Le Pen, candidate à la prochaine présidentielle française, occupe provisoirement la seconde place au sondage avec 20 % des votants, derrière Emmanuel Macron ( 42%). Réputée d’être très hostile à la présence massive des ressortissants étrangers en Hexagone en général et des Africains en particulier, l’actuelle leader du parti Front National en France, dans le cadre de sa campagne électorale, a effectué une visite de 48 heures à N’ Djamena, capitale Tchadienne. Un déplacement vivement critiqué par les Africains dans la mesure où Marine le Pen, ces dernières années, n’a pas eu de cesse de tenir des propos racistes envers les « pauvres et minables Africains ».Contre toute attente, se trouvant actuellement dans l’obligation de charmer l’électorat français, la dame de fer change de langage et après avoir considéré les Africains comme des parias, elle parle maintenant d’une nouvelle coopération avec l’Afrique lors de son entretien avec le président tchadien Idriss Deby. En voulant faire preuve de ses bonnes intentions et pour soigner son image, Marine Le Pen a réitéré sa ferme volonté de mettre en exergue la souveraineté de son pays tout en incitant les dirigeants africains d’en faire autant envers leurs pays respectifs en abolissant le franc CFA et la « Françafrique » ainsi que la limitation du flux migratoire.
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    • mardi, 21 mars 2017 21:10
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    Insécurité : Une tradition ?

    En l’an 1777 au mois d’août, un traitant français, Nicolas Mayeur, a rencontré le roi d’Antananarivo, Andrianamboatsimarofy, quelque part au sud de l’actuel Antsirabe. Ce dernier lui demanda pourquoi les commerçants vazaha ne viennent point dans sa capitale faire des affaires. La réponse de Mayeur est simple il y a trop de points d’insécurité entre les côtes et les hautes terres centrales. A cette époque le banditisme est relié à la traite des esclaves qui ponctionnait la Nation Malagasy, plus particulièrement les habitants des hauts plateaux (Betsileo et Merina, parfois les Sihanaka). En plus des femmes et des enfants sont emmenées en captivité, soit en Afrique orientale ou dans les Mascareignes françaises (Réunion, Maurice et Seychelles), les hameaux et autres villages sont vidés des hommes et des …zébus. Eh oui ! au plus tard le 18ème siécle, les fahavalo, dahalo et autres malaso (nom Malagasy donné aux bandes de brigands) saccageaient des régions entières afin de vendre leurs butins aux traitants arabes (Antalaotra) sur la côte ouest et français sur la côte est (Fénérive/Fenoarivo, Foulpointe, Tamatave).
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