Editorial

    • lundi, 19 juin 2017 16:32
    • Photo Net

    Encore au Moyen Âge ou à la préhistoire?

    « Si dans la citadelle (rova) d’Antananarivo, Andrianampoinimerina devait ressusciter pour parcourir à nouveau les villages de l’Imerina, il serait fort surpris de constater à quel point la vie des habitants lui est familière », cette expression est tirée de la dernière phrase de Stephen Ellis dans son ouvrage, l’Insurrection des Menalamba. Ces mots conviennent encore de nos jours, car avec la situation actuelle on est encore en pleine époque moyenâgeuse. L’Etat est tout juste nominal, les institutions ne fonctionnent que pour elles-mêmes à l’image de certains membres de l’Assemblée nationale réclamant des voitures 4X4 ou une chambre haute pratiquant une conduite d’évitement. La Justice est en pleine tourmente prise entre les juges du Syndicat de la Magistrature de Madagascar (SMM) qui veulent établir l’Etat de droit, des Greffiers réclamant une amélioration salariale et des employés pénitenciers jouant à on ne sait quoi. Madagascar est en pleine anarchie, mais comme à son habitude la population s’en fout royalement. Les chefs des Eglises sectaires gagnent quelques milliers de fidèles en proclamant quelques miracles ici et là, cela ressemble bien à l’époque où des gardiens d’idoles attirent des foules en leur promettant des monts et merveilles, surtout en matière financière et de santé. Comparativement avec l’évolution de la pensée moderne occidentale ou pas, nos ancêtres comme nos compatriotes sont plus friands de superstitions et de magies que de trouver des solutions à leur quotidien devenu de plus en plus difficile avec le temps.
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    • samedi, 17 juin 2017 09:11
    • Photo Sobika

    Pourquoi attendre longtemps ?

    La grève d’alerte du Syndicat des Magistrats de Madagascar ou SMM a-t-elle porté ses fruits ? En apparence oui. Effectivement depuis plus de 24 heures, la conseillère spéciale du Président de la République Malagasy est finalement incarcérée à la Maison d’arrêt d’Antanimora puis transférée à Manjakandriana. La première question que posent les observateurs est : pourquoi attendre si longtemps ? Plusieurs facteurs contribuent à cette situation. Le premier est dû à la stratégie utilisée par l’incriminée. Accusée par le Bureau Indépendant Anti-Corruption (BIANCO) de « malversation » sur l’attribution de marchés publics, l’intéressée préféra la vieille habitude de certains politiciens malagasy: la fuite hors du territoire pour se faire oublier quelques temps. Mais le hic, elle est « tombée malade » et…hospitalisée ! A partir de là, tout se complique ; il a fallu utiliser toutes les complicités afin de le sortir du territoire : intervention des différents ministères et un membre du Sénat pour qu’enfin elle a pu rejoindre l’île Maurice. Malheureusement l’affaire a fait beaucoup de bruits au sein des médias et l’Etat mauricien a été obligé de renvoyer l’accusée au pays après quelques examens qui certainement aurait pu se faire au pays. Le second facteur est la pression exercée sur place pour qu’on la laisse tranquille, il y avait eu certainement des négociations afin de la soustraire de la Justice et enfin le troisième est la proximité des élections présidentielles qui se tiendront dans 18 mois.
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    • vendredi, 16 juin 2017 13:27
    • Photo Archives Sobika

    Je suis un pur indien natif de Madagascar

    OPINION Je suis un pur indien natif de Madagascar. Ce qui va suivre ne contient aucune animosité envers qui que ce soit, et encore moins envers les Malagasy. Côté économie : On n'arrête pas de dire que l'économie est monopolisée par les indiens, qu'ils profitent de la situation, qu'ils s'enrichissent sur le dos des Malagasy, qu'ils ne payent pas d'impôts,... Une question : depuis combien d'années les Indiens sont-ils arrivés à Madagascar et combien sont-ils actuellement ? Réponse : depuis environ 2 siècles et sont actuellement au nombre de C. Les Malagasy ont toujours été à Madagascar, je suppose puisque c'est leur pays et les Indiens représentent un très faible pourcentage de la population. Alors comment ont-ils fait pour monopoliser l'économie ? Les Malagasy ne travailleraient-ils pas? Si. Mais les Indiens sont juste la partie émergée de l'iceberg que l'on voit. Et vous savez très bien que la grosse partie de l'iceberg est la partie immergée. Les grosses fortunes malagasy se font toutes petites, passent inconnues, et se font fantômes derrière l'écran des Indiens.
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    • mardi, 06 juin 2017 21:37
    • Photo Sobika

    Phytothérapie ou fikothérapie ?

    Un diagnostic s’impose, la Nation malagasy est malade, elle est atteinte d’un néo ou cancer au stade final. La seule thérapie valable est une intervention chirurgicale, une ablation ou amputation, sinon c’est la mort certaine. La chimiothérapie et surtout pas la phytothérapie n’ont plus la côte à ce degré d’affection. Ainsi notre pays est au fond du gouffre et ce n’est point quelques déclarations et distributions de dons qui y changeraient les choses. Comme une personne souffrant d’une longue maladie, beaucoup en ce moment se tournent vers des formes déguisées de charlatanisme que nous appelons "fikothérapie", le traitement par la tromperie. “Fika” en malagasy signifie mensonge, et beaucoup de nos politiciens en sont friands comme le dit l’adage : « au pays des aveugles les bornes sont roi ».
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    • mercredi, 31 mai 2017 12:14
    • Tahirin-tsary fampiaingoana, Tanànan'Antsohihy

    Fantatrao ve: Fangatahana fahafahana vonjy maika amin'ny raharaha vono olona (Meurtre)?

    Isaorana hatrany ireo namatsika Mpahay Lalàna.Amin'ny raharaha vono olona ("meurtre"); Rehefa manao fangatahana fahafahana vonjimaika ("demande de mise en liberté provisoire") ny voampanga voatàna am-ponja vonjimaika ("inculpé détenu préventivement") dia alefa any amin'ny Mpitsara Mpanao Famotorana ("juge d'instruction") izay misahana ny raharaha ilay fangatahana. Alefan'ny Mpitsara Mpanao Famotorana ("Juge d'Instruction") any amin'ny Tonia Mpampanoa Lalàna (Procureur de la République") indray io fangatahana io miaraka amin'ny "dossier" manontolo. Manoratra ny heviny ao ny Fampanoavana. 3 io heviny io araka ny Lalàna: Na TSY MISAKANA NY FAHAFAHANA VONJIMAIKA,...NA MISAKANA NY FAHAFAHANA VONJIMAIKA,...Na ..MANANKINA NY RAHARAHA amin'ny FAHENDREN'NY FITSARàNA!!! Raha efa izany dia ALEFAN'NY FAMPANOAVANA ny raharaha ho tsaraina eo anatrehan'ny Sampam-Pitsaràna misahana ny Fitanana am-ponja Vonjimaika ("Chambre de la détention Préventive") Ny Filohan'ny Fitsaràna( "Président du Tribunal") na ny LEFINY ("VIce Président") miampy Mpitsara Mpamoaka didy ("Juges") 2 no mandinika an'io Fangatahana Fahafahana Vonjimaika io!!!
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    • lundi, 29 mai 2017 11:11
    • Photo Archives Ranavalona III

    Femmes et mères

    Cet article aurait pu sortir le huit mars dernier mais nous préférons l’émettre aujourd’hui. Tout en saluant toutes les mamans en cette célébration de leur fête version 2017, nous leur sommes reconnaissants dans leur rôle de génitrice et de mère c’est-à-dire genèse et formatrice de la Nation. Ce rôle fondamental est-il compatible avec une place prépondérante en politique ? La réponse sera tout simplement mitigée. Dans le pays sakalava, le long règne de Ravahiny, reconnu comme dernière grande souveraine du Boïna préfigure en quelque sorte la fin de cette dynastie et sa disparition due, plus à des querelles intestines qu’à l’origine de la prise de contrôle de la région par Antananarivo. Pour Madagascar, la succession des trois dernières monarques: Rasoherina, Ranavalona II et III de 1863 à 1895 se termina par la Colonisation française, dont nous sentons jusqu’à présent les conséquences néfastes.
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    • vendredi, 26 mai 2017 16:33
    • Photo Archives

    Rumeurs rien que des rumeurs

    Répandre des rumeurs est une des spécialités du peuple malagasy. Pour certains observateurs des comportements collectifs, le goût pour les rumeurs traduit une attitude sociale marquée par la pauvreté, ou une pauvreté intellectuelle. La fin de la semaine dernière des milliers de Sud-Africains sont descendus dans la rue afin de manifester contre l’insécurité grandissante dans leur pays. Il est répandu par les médias que l’Afrique du Sud est un des Etats les plus dangereux du monde en détenant un des taux élevé d’homicides dans le monde : 31,8% par an (UNDOC) avec à peu près 49 meurtres par jour. Il y a de quoi à descendre dans la rue pour demander aux autorités de jouer leur rôle de protecteur des citoyens et de leurs biens. Et pour Madagascar ? Avec 8,1 % la population semble faire peu de cas des malheurs des victimes de ces crimes abominables. Comme nous l’avons déjà signalé à plusieurs reprises dans nos lignes, y-a-t-il un parallèle entre notre histoire et celle des pays Caraïbes à majorité afro-américaine car le record mondial est détenu par la Jamaïque avec 52,2 %, certainement à cause de la circulation quasi-libre du cannabis.
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    • dimanche, 21 mai 2017 16:08
    • Photo Chinanews

    Géopolitique : La nouvelle Route de la soie

    La « nouvelle route de la soie » est l’une des priorités de la diplomatie chinoise, sous la présidence de Xi Jinping. Ce projet englobera 68 pays représentant 4,4 milliards d’habitants et 62 % du PIB mondial selon certains analystes. Dénommée aussi la « Ceinture et la Route » (en anglais One Belt, One Road ou OBOR) est une liaison ferroviaire entre la Chine et l'Europe passant par le Kazakhstan, la Russie, la Biélorussie, la Pologne, l'Allemagne, la France et le Royaume-Uni. La Chine projette d'injecter 1000 milliards de dollar dans le projet, d'autoroute, port, aéroport, industrie, finance, service. Il s'agit d'une stratégie de développement pour promouvoir la coopération entre les pays sur une vaste bande s'étendant à travers l'Eurasie et pour renforcer la position de la Chine sur le plan mondial. Cette dernière veut préserver ses connexions avec le reste du monde en cas de tensions militaires sur ses zones côtières. En tant que premier producteur mondial l'économie chinoise est fortement reliée à d'autres économies. A titre d’exemple, au milieu des années 2010, les routes maritimes sont utilisées pour les 43 %, de ravitaillement en pétrole et 38 %, du gaz naturel liquéfié en provenance de la péninsule arabique. Ces routes maritimes sont sujettes à diverses difficultés comme la piraterie (détroit d’Ormuz, golfe d'Aden, détroit de Malacca ), mais aussi aux menaces que fait peser la marine américaine sur les intérêts chinois dans l’Océan indien et en mer de…Chine !
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    • jeudi, 18 mai 2017 14:18
    • Photo Archives

    Arme à double tranchant

    A regarder le traitement de Donald Trump, président des Etats-Unis, par les médias, on se demande comment savoir le vrai du faux. Personne n’ose critiquer la presse car leur liberté fait partie de celle de l’expression garantie par la sacro-sainte Constitution américaine. Par ailleurs les « paparazzi » sont apparus comme un appendice à cette liberté de presse. Certains n’hésitent pas à traquer des personnalités et à s’immiscer dans leurs vies privées par photos interposées. Nous n’avons pas encore atteint ce stade à Madagascar. Nos amis journalistes essaient simplement d’informer le public sur ce qui se passe à travers ce vaste pays. Tel sont les cas de Soamahamanina, Antsakabary, Anjozorobe… Claudine Razaimamonjy et bien d’autres. Les hommes et femmes de presse tentent de renseigner et d’enseigner la Nation sur les réalités du territoire. Nous reconnaissons même que les journalistes sont mieux informés que les services de renseignement. Malheureusement, cet état de fait irrite plus d’un surtout quand ils sont la cible, alors pourquoi accepter la démocratie, l’Etat de droit ?
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    • mercredi, 17 mai 2017 13:06
    • Photo Sobika Centre commercial Antananarivo

    Madagascar : Le péché d’être riche

    Notre grande île est renommée pour ses richesses, un ancien colon, depuis rentré en métropole, nous racontait qu’il suffisait de se pencher pour récolter des saphirs et autres pierres précieuses. Malheureusement la population demeure pauvre et ce depuis des…siècles ! Cette paupérisation s’est encore multipliée par vingt avec le retour de l’indépendance. Sur dix entrepreneurs locaux, six sont des indo-pakistanais, deux des sino-malagasy et deux seulement des locaux. Nous parlons ici des personnes ayant des entreprises pignon sur rue. Si les Indo-pakistanais (Karana) atteignent un haut niveau d’opulence, c'est qu’ils ont bossé dur, ils sont très solidaires entre eux dans chacune de leurs communautés religieuses. Les deux premières générations ont été modestes et austères, un des leurs nous a raconté qu’il ne mangeait que du khimo (viande hachée un peu épicé) avec du riz et ce, quasiment tous les jours de la semaine et du biriani seulement les jours de fête (Aïd al fitr, mariages,…). Rien d’étonnant donc s’ils ont réussi leurs vies professionnelles.
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