Editorial

    • mardi, 04 avril 2017 17:36
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    Tissu économique mort !

    Dans les ménages, le nerf de la vie tourne autour des recettes engendrées par les activités professionnelles des parents. C’est la même pour une Nation mais là on parle de « tissu économique ». Le tissu économique malagasy est en régression depuis des années presqu’un siècle. Quelle en est la cause ? La première est la Colonisation, dans son ébauche de construction d’un État moderne voire d’un État-Nation au XIXème siècle, les Malagasy ont commencé par créer un tissu économique à travers le commerce avec le monde extra-océanique. Ils ont connus ainsi depuis des siècles les négoces avec l’Afrique de l’est et par-delà l’Inde et le monde arabe. C’est de cette dernière que nous tirons le nom de notre monnaie pluriséculaire: l’Ariary provenant de rial pièce à la fois des Omanais (Zanzibar), Iraniens (Shirazi) et des Yéménites (Comores) mais non de réal (Espagnol) comme l’affirment certains.
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    • samedi, 01 avril 2017 19:21
    • Photo Sobika

    Etat de Droit ?

    De qui se moque-t-on dans ce pays ? 96% des Malagasy crèvent de faim et on leur parle de chimères. Un général et homme politique a bien dit : « je n’ai jamais vu un seul pays du Sud que la Banque Mondiale a pu sortir de la pauvreté ». Il a bien raison car à l’exception du Japon après sa défaite de 1945, aucun Etat n’a pu se défaire de la misère avec les ajustements structurels et les conditionnalités pour quelques millions de dollars de…prêts. La quasi-totalité de nos richesses minières et bien d’autres sont mises sous caution afin d’obtenir des miettes d’emprunt. Même nous, les Malagasy, ne savons pas à combien se chiffrent nos biens sur terre, sous terre et maritime, certainement des milliers de milliards de dollar. Alors que les emprunts n’ont pas dépassé les 7 milliards de dollars ! Pas besoin d’être un expert-comptable pour comprendre le déséquilibre. Malheureusement une partie de nos élites sont atteints par le virus de l’endormissement envoyé par nos vrais bailleurs de fonds : l’Occident !
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    • mardi, 28 mars 2017 11:57
    • Photo Archives Net

    70 ans d’échec

    Le 29 mars est un jour de deuil pour la Nation malagasy. Journée du souvenir de ceux qui ont trouvé la mort durant les événements des années 1947 à 1958. Si le chiffre de 100.000 victimes paraît un peu excessif pour une population évaluée à l’époque à 5 millions, les persécutions coloniales qui ont duré pendant une décennie expliquent le nombre élevé de morts surtout dans la partie orientale de l’île, car le soulèvement populaire a eu lieu dans cette région orientale, pour la simple raison que le poids de l’administration coloniale a été le plus ressenti pour la plupart des Malagasy. Pourquoi le 29 mars 1947 ? Parce que nos élites de cette époque ont réclamé l’autonomie administrative de Madagascar vis-à-vis de la France. Pour la majorité, autonomie signifie tout simplement indépendance ou plus exactement retour de l’indépendance. De leur côté, la France coloniale a créé ses propres partisans, ainsi il existait une fraction de Malagasy qui refusaient l’autonomie ou l’indépendance pour des raisons qu’ils ont eux-mêmes inventé. Tout le monde connaît la suite, la « rébellion de 1947 » a été un échec pour les patriotes de Madagascar. Même 20 ans après, personne n’arrive à démêler le vrai du faux, pourtant il faut qu’un jour tout cela se sache pour en tirer des leçons pour le futur.
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  • Un TGV de Chine traverse un pont à Ningde, dans la province du Fujian (Sud-Est)
    Un TGV de Chine traverse un pont à Ningde, dans la province du Fujian (Sud-Est)
    • lundi, 27 mars 2017 11:23
    • Photo Imaginechina/AFP/ Wang wei bj

    Mafia ou coopération ?

    Aucun pays possédant une forte diaspora chinoise ne connaît de chômage ni une vraie récession économique. Bien au contraire ces Etats, le plus souvent situés sur le continent asiatique, vivent dans une situation d’abondance apparente prouvant le dynamisme du travailleur chinois. Eh oui ! Une blague malaisienne raconte que s’ils sont 4, les Chinois jouent au domino, alors que les Indiens se chamaillent et les Malais mangent. A 3, les Chinois travaillent dur, les Indiens se querellent et les Malais ripaillent. A 2, les Chinois s’adonnent besogneusement à leurs tâches, les Indiens travaillent et les Malais festoient. Seul, le chinois ne connaît aucune limite temporelle à son boulot, l’Indien se tue à la tâche et le Malais dort pour faire sa digestion. Ceci explique cela, les Chinois sont connus pour être de sacrés bosseurs. En Australie ou aux Etats Unis, les Asiatiques améliorent plus vite leur situation sociale plus que d’autres descendants d’émigrants provoquant la convoitise de certaines communautés comme les Afro-américains ou aborigènes. Cette qualité de travailleurs disciplinés n’est en réalité qu’une façade, un miroir aux alouettes, afin de piéger des contrées encore vierges de toute pénétration chinoise et qui ont soif de quelques kilomètres de bitume ou de nouveaux lotissements à bâtir.
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    • vendredi, 24 mars 2017 10:32

    Invraisemblable

    Ce qui s’est passé mercredi dernier peut arriver n’importe où dans le monde. Mais avec l’atmosphère actuelle à Madagascar, cela peut prendre quelques tournures, à commencer par la propagation de rumeurs plus ou moins fantaisistes. Une mauvaise manipulation de la mise à feu d’un missile au cours d’une manœuvre ou d’une inspection des matériels militaires survient de temps en temps même dans les pays aussi avancés que les Etats-Unis ou l’Angleterre. Chez nous, il faut tout de même voir si les armes en question ne sont pas déjà périmées ou les techniciens, qui les manient, maîtrisent peu le genre d’armes qu’ils ont entre les mains. En croire le Service de l’Information et de la Communication de l’Armée (SICA), il s’agirait d’un missile Sol-Air « Strela ». Ce dernier est un modèle soviétique fabriqué à partir des années 70 et connu sous le nom de SAM-7. C’est un système « de missile sol-air portatif très courte portée, guidé par infrarouges et doté d'une charge militaire hautement explosive puissante ».
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    • jeudi, 23 mars 2017 11:29

    L’Afrique n’est pas un paillasson

    A l’heure actuelle, Marine Le Pen, candidate à la prochaine présidentielle française, occupe provisoirement la seconde place au sondage avec 20 % des votants, derrière Emmanuel Macron ( 42%). Réputée d’être très hostile à la présence massive des ressortissants étrangers en Hexagone en général et des Africains en particulier, l’actuelle leader du parti Front National en France, dans le cadre de sa campagne électorale, a effectué une visite de 48 heures à N’ Djamena, capitale Tchadienne. Un déplacement vivement critiqué par les Africains dans la mesure où Marine le Pen, ces dernières années, n’a pas eu de cesse de tenir des propos racistes envers les « pauvres et minables Africains ».Contre toute attente, se trouvant actuellement dans l’obligation de charmer l’électorat français, la dame de fer change de langage et après avoir considéré les Africains comme des parias, elle parle maintenant d’une nouvelle coopération avec l’Afrique lors de son entretien avec le président tchadien Idriss Deby. En voulant faire preuve de ses bonnes intentions et pour soigner son image, Marine Le Pen a réitéré sa ferme volonté de mettre en exergue la souveraineté de son pays tout en incitant les dirigeants africains d’en faire autant envers leurs pays respectifs en abolissant le franc CFA et la « Françafrique » ainsi que la limitation du flux migratoire.
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    • mardi, 21 mars 2017 21:10
    • Photo illustration Net

    Insécurité : Une tradition ?

    En l’an 1777 au mois d’août, un traitant français, Nicolas Mayeur, a rencontré le roi d’Antananarivo, Andrianamboatsimarofy, quelque part au sud de l’actuel Antsirabe. Ce dernier lui demanda pourquoi les commerçants vazaha ne viennent point dans sa capitale faire des affaires. La réponse de Mayeur est simple il y a trop de points d’insécurité entre les côtes et les hautes terres centrales. A cette époque le banditisme est relié à la traite des esclaves qui ponctionnait la Nation Malagasy, plus particulièrement les habitants des hauts plateaux (Betsileo et Merina, parfois les Sihanaka). En plus des femmes et des enfants sont emmenées en captivité, soit en Afrique orientale ou dans les Mascareignes françaises (Réunion, Maurice et Seychelles), les hameaux et autres villages sont vidés des hommes et des …zébus. Eh oui ! au plus tard le 18ème siécle, les fahavalo, dahalo et autres malaso (nom Malagasy donné aux bandes de brigands) saccageaient des régions entières afin de vendre leurs butins aux traitants arabes (Antalaotra) sur la côte ouest et français sur la côte est (Fénérive/Fenoarivo, Foulpointe, Tamatave).
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    • dimanche, 19 mars 2017 16:23
    • Photo Archives Mampikony, Gendarmerie en feu

    Quid des élites Malagasy !

    Ambanja, région SAVA, Mitsinjo… partout dans la Grande île, la justice populaire gagne du terrain. Car nos concitoyens ne croient plus à l’équité de la justice accusée à tort ou à raison de corruption. Au fond, les vraies sources du problème sont peut-être ailleurs, la « corruption » atteint la quasi-totalité des professions composées de personnes ayant acquis des diplômes universitaires. Ce sont elles que la plupart des Malagasy appellent « élites » (avara-pianarana, vato nasondrotry ny tany,…). Est-ce que nos diplômés sont-ils devenus des débauchés dans l’âme ? Peut-être pas tous ! Une chose est sûre, nos titrés qu’ils soient médecins, magistrats, officiers, administrateurs,…la plupart vivent loin de la réalité quotidienne de leurs compatriotes. Du fait de leur niveau de vie, ils se donnent l’illusion de vouloir se distinguer de la masse populaire. Ce comportement date depuis des lustres, si on regarde à partir de la Colonisation (1895-1960) nos élites ont été perçues comme étant des collaborateurs des Vazaha (Français) dans leur grande majorité. D’autant plus que la poignée d’entre elles qui ont osé défier le pouvoir colonial étaient bannies et rejetées comme des damnés. Au vu de ces expériences, beaucoup de nos « gratins » ont préféré coopérer avec la puissance dominatrice de l’époque. Parfois celle-ci n’hésitait pas à « acheter » nos plus fins esprits pour asseoir son influence.
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    • vendredi, 17 mars 2017 12:14
    • Photo Sobika

    Soyons honnêtes

    Depuis quelques temps on ne parle que d’augmentation des frais de taxi-be dans la capitale. A chaque hausse du prix des hydrocarbures à la pompe, il faut qu’on discute de la « revalorisation » des tarifs. Passer des 400 à 500 Ar paraît ardu en ce moment du fait du pouvoir d’achat qui ne cesse de se détériorer de nos concitoyens. Mais la question qui se pose est : l’augmentation des tarifs est-elle en parallèle avec celle du gas-oil ? Certains observateurs constatent que la réclamation des coopératives de transport urbain tourne autour du paiement de la subvention de l’Etat plus qu’une demande de maîtrise du prix des hydrocarbures ! Cette dernière étant vécue comme une fatalité, personne ne semble s’émouvoir. Mais si la profession du transport est en réel déficit pourquoi le nombre des taxi-bes s’accroît de jour en jour ? La principale cause des bouchons à Antananarivo est l’attitude des conducteurs de minibus durant les arrêts. En se mettant à 10 ou plus devant chaque station ils bloquent les rues en créant des embouteillages monstres. Evidemment, il y a d’autres raisons aux ralentissements, plus particulièrement les chaussées devenues étroites du fait des stationnements anarchiques des voitures. A 75% la source des bouchons est due aux taxi-bes. Alors s’ils sont si nombreux que ça, le métier doit encore rapporter ! Pourquoi se plaignent-ils tant ? A moins que les subventions ne rapportent plus que les recettes journalières !
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    • mercredi, 15 mars 2017 10:41
    • Photo Sobika Ihorombe

    Notre terre aux…étrangers

    Depuis plus d’une décennie, on serine au peuple Malagasy le besoin du pays des bienfaits des investissements étrangers. Des déclarations comme quoi il est impossible de vivre et de se développer sans aide extérieure sont légions. Nos hauts responsables, depuis 2002, proclament que nous sommes pauvres et ne nous suffisons pas à nous-mêmes. En fait un lavage de cerveau a été instauré de facto pour que les Malagasy admettent sans la moindre récrimination que les étrangers sont nécessaires pour s' « enrichir ». La réalité en est tout autre, cet appel aux capitaux extérieurs ressemble beaucoup plus à un bradage de notre terre en échange de quelques miettes de dollars ou d’euros dont la majorité des habitants ne voit pas la moindre couleur. Plus les annonces de l’arrivée de milliards de dollars s’accumulent plus le nombre de Malagasy pauvres augmente d’années en années. Après les vingt ans et plus de socialisme voilà qu’on a privatisé toutes nos banques à des sociétés étrangères sans que l’Etat ou un quelconque investisseur national ait pris part. Certes la gabegie régna dans la gestion des sociétés d’Etat entre 1975 et 1995, mais cela ne sert pas d’excuses pour livrer la quasi-totalité de notre économie aux mains des étrangers. Les aides et investissements extérieurs ne se font pas sans garantie de leur côté.
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