Editorial

    • jeudi, 21 septembre 2017 13:58
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    Rohingyas : Cas d’école d’une immigration

    La situation des Rohingyas dans la région nord-ouest (Arakan) de la Birmanie préoccupent la Communauté Internationale à majorité occidentale ainsi que les Etats musulmans connus pour leur poids sur la scène internationale tel le Pakistan, Turquie, Arabie Saoudite, Malaisie,… Tout ce monde a peur qu’il y ait un « nettoyage ethnique » ou une génocide dans cette partie du monde sans qu’on s’en offusque. Mais qui sont les Rohingyas ? Selon les ethnologues britanniques, mais non Birmans, les Rohingyas sont « un groupe ethnique de langue indo-européenne et de religion musulmane vivant principalement dans le nord de l'État d'Arakan, dans l’ouest de la Birmanie. Les Rohingyas se distinguent des Arakanais, de langue lolo-birmane et bouddhiste, qui forment la majorité de la population de l'Arakan. Le terme apparaît pour la première fois sous la forme de Rooinga et de Rovingaw dans un texte écrit en 1799 par le géographe et botaniste écossais Francis Buchanan-Hamilton ». Cette définition parle d’elle-même. De 1824 à 1826, lors de la conquête de la Birmanie par le Royaume Uni, les Rohingyas servaient comme supplétifs dans l’armée britannique et ils furent dorénavant considérés comme des traîtres par la majorité des Birmans. D’ ailleurs le nationalisme/patriotisme birman est né par le rejet des dockers indiens importés par l’administration britannique afin de mâter les travailleurs Bamars (Birmans).
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    • mercredi, 20 septembre 2017 12:29
    • Photo Net

    La boite de Pandore est ouverte

    Dans la mythologie grecque, Prométhée (créateur des hommes) vola le feu aux Dieux pour le donner aux humains. Pour se venger, Zeus ordonna à Vulcain (dieu du feu) de créer une femme faite de terre et d’eau. Elle reçut des Dieux de nombreux dons: beauté, flatterie, amabilité, adresse, grâce, intelligence, mais aussi l’art de la tromperie et de la séduction. Ils lui donnèrent le nom de Pandore, qui en grec signifie "doté de tous les dons". Elle fut ensuite envoyée chez Prométhée. Epiméthée (créateur des animaux), le frère de celui-ci, se laissa séduire et finit par l’épouser. Le jour de leur mariage, on remit à Pandore une jarre dans laquelle se trouvaient tous les maux de l’humanité. On lui interdit de l’ouvrir. Par curiosité, elle ne respecta pas la condition et tous les maux s’évadèrent pour se répandre sur la Terre. Seule l’espérance resta au fond du récipient, ne permettant donc même pas aux hommes de supporter les malheurs qui s’abattaient sur eux. C’est à partir de ce mythe qu’est née l’expression "boîte de Pandore", qui symbolise la cause d’une catastrophe. En organisant un petit déjeuner avec la presse, le Président Hery Martial Rajaonarimampianina, samedi dernier au palais d’Etat d’Iavoloha, a ouvert les débats sur la révision de la Constitution autour des articles 47, 143 et 152.
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    • dimanche, 17 septembre 2017 18:50

    Village Touristique – Mahajanga: Maninona no manono olona isan-taona?

    Fanehoan-kevitra Village Touristique – Mahajanga: Maninona no manono olona isan-taona? Mila ho isan-taona no itrangana faty olona eo amin’ny Village Touristique nefa toa tsy misy olona mandray andraikitra mba tsy hiverenan'izany. Iza no tompon'andraikitra voalohany amin’izany?
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    • vendredi, 15 septembre 2017 13:35
    • Photo Archives Libération

    Article 46: Panique en haut lieu

    Rajao mianakavy (Rajaonarimampianina et consorts) sont en pleine panique à quelques mois des élections présidentielles de 2018, la cause ? L’article 46 dans son alinéa 2 qui déclare : « Le Président de la République en exercice qui se porte candidat aux élections présidentielles démissionne de son poste soixante jours avant la date du scrutin présidentiel. Dans ce cas, le Président du Sénat exerce les attributions présidentielles courantes jusqu'à l'investiture du nouveau Président. » Cette disposition de la Constitution de la IVème République provoque des questionnements pour l’administration actuelle. Effectivement à l’alinéa 4 du même article il est stipulé : « Il est interdit à toute personnalité exerçant un mandat public ou accomplissant des fonctions au sein des institutions et candidat à l'élection présidentielle, d'user à des fins de propagande électorale, de moyens ou de prérogatives dont elle dispose du fait de ses fonctions. La violation qui en serait constatée par la Haute Cour constitutionnelle constitue une cause d'invalidation de la candidature. »
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    • lundi, 11 septembre 2017 14:11
    • Photo Présidence

    Le mythe anglais

    Les communications concernant la récente visite du Président Hery Rajaonarimampianina en Grande–Bretagne ont fait une certaine unanimité comme si personne ne trouve à dire sur nos relations bicentenaires avec ce royaume. Il est évident que le passage des Anglais à Madagascar durant le 19ème siècle a laissé des traces ineffaçables dans la mentalité et les valeurs des Malagasy. Parmi celles-ci figurent notre attachement sans faille à l’éducation, ce sont les missionnaires anglais de la London Missionary Society (LMS) qui ont transcrit la langue malagasy en caractères latins remplaçant en moins de deux ans (1818-1820) l’ancien sorabe, celle en caractères arabes en provenance du sud-est. Sans compter qu’en 12 ans de présence anglaise seulement, Antananarivo et ses environs possédaient plus de 3000 élèves sachant lire, écrire faire de l’arithmétique. L’Angleterre a été le premier pays européen à accueillir des étudiants malagasy pour leur donner des formations administratives et techniques et même plus tard des médecins. Mais vers la fin du 19ème, suite à la Conférence de Berlin durant laquelle l’Europe se partageait l’Afrique, Madagascar a été « échangé » avec Zanzibar par l’Angleterre et nous avons vécu pendant 65 ans les affres de la colonisation française.
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    • samedi, 09 septembre 2017 20:20
    • Photos site de prélèvement de l'ancien pont à Antohomadinika transféré à Lohariandava

    Bonne gouvernance: Une chimère, on fait croire construire du neuf avec du vieux

    Le président de la République Hery Martial Rajaonarimampianina a inauguré un mois de cela la réhabilitation d’une portion du chemin de fer Tananarive-Côte Est (TCE) détruite par le passage du cyclone Enawo. Ces dégâts cycloniques ont isolés les populations de Lohariandava, Razanaka, Fanasana et Anivorano Est qui dépendent totalement de cette ligne TCE. Un des 147 ponts ferroviaires a été entièrement mis hors d’usage par le cyclone au mois de mars dernier interrompant ainsi le trafic ferroviaire. Durant environ 5 mois, les habitants le long de la voie ferrée devaient parcourir plus d’une trentaine de kilomètres à pieds afin de rejoindre la route nationale (RN2) reliant Antananarivo à Toamasina, pour évacuer à dos d’hommes les produits de leur labeur ou pour rejoindre un hôpital. La reconstruction du pont a été financée sur fonds propres de l’Etat pour un montant de 2 milliards d'Ariary, et les travaux ont été réalisés par la société OTI (Ouvrages et Travaux Industriels), en relation avec le Ministère des Transports et de la Météorologie.
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    • mercredi, 06 septembre 2017 20:13
    • Photo Net

    Juges audacieux

    « La grandeur d’une Nation réside dans sa fidélité à la Constitution, dans le strict respect de la loi, et surtout dans la crainte de Dieu », a déclaré le président de la Cour Suprême du Kenya, David Maraga. Et ce à la suite de la décision historique du 1er septembre, en annulant les élections présidentielles du 08 août dernier et ordonnant la tenue de nouveau scrutin dans les deux mois. Cette décision est consécutive à la saisine par l’opposant Raila Odinga qui dénonce des irrégularités durant le scrutin. Ainsi la plus haute instance judiciaire kenyane invalide la réélection du président sortant Uhuru Kenyatta. A la question de savoir si les élections ont été tenues dans les termes de la Constitution, la majorité des juges (5 sur 7) ont répondu par la négative. Ils considèrent que les irrégularités exposées par l’opposition ont eu un impact sur le résultat de l’élection. Ces résultats sont donc nuls et non avenus. L’élection présidentielle avait été remportée par le chef de l'Etat sortant Uhuru Kenyatta avec 1,4 million de voix d'écart soit 54,27 % des suffrages contre 44,74 % pour Raila Odinga. Après l’annonce des résultats le 11 août des émeutes sont apparues, notamment dans les bidonvilles de Nairobi et à l'ouest du pays, réprimées violemment par les forces de l’ordre. Un bilan révèle un nombre de 30 morts et des centaines de blessés surtout dans les faubourgs de Nairobi.
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    • jeudi, 31 août 2017 18:41
    • Photo Archives Sobika

    CFM : Piège pour Ravalomanana ?

    Le tour pré-électoral pour Marc Ravalomanana a déjà commencé depuis plusieurs mois. Afin de préparer le scrutin présidentiel de 2018, l’ancien chef de l’Etat ne se lasse pas de visiter les régions de Madagascar. Son but est de se rappeler au bon souvenir du citoyen lambda de ses « réalisations » en 7 ans de mandat. Mais beaucoup d’observateurs se posent des questions sur ses chances de pouvoir se présenter aux présidentielles d’ici 16 mois. En effet la nomination des nouveaux membres du Comité du Fampihavanana Malagasy (CFM) n’est qu’un leurre, malgré que certains des membres désignés par le Président de la République sont d’anciens collaborateurs de Marc Ravalomanana. Dans le cadre d’éventuelle amnistie délivrée par le CFM, seuls en bénéficieront ceux qui sont jugés et condamnés définitivement, comme ce fut le cas des deux vagues de graciés (Pety, Coutiti,…) sous la diligence du Filankevitry ny Fampihavanana Malagasy (FFM) durant la Transition. Or, pour l’ancien chef de l’Etat, aucune peine définitive n’est encore prononcée à son égard, lui-même mène un combat sur le terrain juridique en déclarant que le Tribunal qui l’a condamné n’est pas qualifié à le faire et la seule Haute Cour de Justice est à même de le juger. D’où il n’y a encore de peine définitive à l’encontre de l’ex-président car tous les recours ne sont point terminés. Tout le monde sait que la Haute Cour de Justice est loin de se faire constituer par les actuels responsables. Le CFM n’est d’aucun secours pour Ravalomanana car sur quelle base va-t-il octroyer son amnistie.
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    • mercredi, 23 août 2017 06:37
    • Photo Archives Sobika

    Réconciliation financière ?

    Jeudi 17 août dernier, les noms, sélectionnés par le comité pour la mise en place du Conseil du Fampihavanana Malagasy (CFM), ont été transmis au Président de la République, parmi lesquels il nomme 22 membres, en plus de son quota de 11 membres, qui vont siéger au sein du CFM. Plus de 600 personnes ont posé leur candidature aux 8 personnalités composant le Comité de sélection national. Rappelons-le que pour être éligible membre du CFM , il faut avoir 40 ans révolus, «être de bonne moralité», «n’ayant reçu aucune condamnation pénale», «avoir de l’expérience sur les composantes et éléments du processus de réconciliation nationale», «ne pas être membre d’une institution de la République», «n’avoir jamais fait de déclaration hostile à la réconciliation nationale à Madagascar, «ne pas être à la tête d’un parti politique». En d’autres termes, on ne peut être rémunérés ailleurs et touchés une allocation en tant que conseillers du Fampihavanana Malagasy. En regardant de près toutes ces conditions on commence à comprendre cet afflux record d’impétrant. Il faut être au chômage total pour pouvoir devenir membre du CFM !
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    • mardi, 22 août 2017 10:12
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    Ridicule

    Le conflit entre un past-president et un en exercice concernant une suite présidentielle dans un grand hôtel à Antsiranana relève du ridicule. Les Malagasy ont-ils besoin de ce genre de bouffonneries pour leur dévier de la misère ? Est-ce encore un aspect de la démocratie que nos « amis » occidentaux veulent-ils voir pour dire qu’on est dans un Etat respectant la démocratie et les lois en vigueur ? On n’est point aux Etats-Unis ni en Europe, on est à Madagascar, un des pays les pauvres sur la planète terre. Nos priorités sont de manger 3 fois par jour, un accès aux soins de santé quasiment gratuit et un droit à la sécurité sur tout le territoire et ce avant toute démocratie. Tous les Malagasy sont conscients qu’élections signifient achats (fividianana fa tsy fifidianana) alors qu’attendent-ils de leurs hommes politiques qui s’autoproclament leurs « leaders » ? Les attitudes de ceux qui nous gouvernent ou de ceux qui nous ont gouverné à l’exception de deux (Zafy Albert et Andry Rajoelina) reflètent la mentalité des chefs Malagasy invariables depuis nos origines : vantards et belliqueux.
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