Editorial

    • mercredi, 08 novembre 2017 14:21
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    Francophonie: Du vent un an après

    Le 16ème sommet de la Francophonie s’est tenu à Antananarivo il y a un an de cela du 22-27 novembre 2016. Quelques mois avant cette échéance les médias locaux se posaient les questions sur la possibilité de la tenue de cette rencontre internationale, de ceux qui communiquent dans la langue de Molière, car les infrastructures sont loin d’être achevées. Pourtant le sommet a bien eu lieu ! Mais voilà 12 mois après, quelles sont les retombées de ce sommet tant vanté? Il y a cette grande bâtisse qui reste en suspens, elle servira à quoi dans l’avenir? Un futur hôtel 4 étoiles? Personne ne semble s’en préoccuper. La route à 3 ou 4 voies ?? entre Tsarasoatra (Alarobia)-Ivato n’est toujours pas fonctionnelle, quand sera-t-elle ouverte? Afin d’alléger l’axe Antananarivo-Aéroport international. Cette route empruntée par l’ancien président François Hollande en novembre 2016 n’a jamais été utilisé depuis. Ce n’est pas la première fois que Madagascar a accueilli des rencontres internationales dans tous les domaines: Jeux des îles (1990 et 2007), 3ème sommet de la Commission de l’Océan Indien (COI) en 2005, celui du Common Market of Eastern and South Africa (COMESA), un mois avant celui de la Francophonie.
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    • lundi, 06 novembre 2017 16:07

    Une administration de fanfarons

    Il existe un adage malagasy qualifiant les fanfarons “Ny an-tratra tsy lavo, ka alao koa raimben’ ialahy" ( l’adversaire n’est pas encore vaincu et on dit déjà: "Fais venir aussi ton grand-père" ou un travail n’est pas encore achevé et on en réclame déjà un autre). Ce proverbe ancestral résume à lui seul le comportement de l’actuelle administration Hery Vaovao ho an'i Madagasikara (HVM). Certains organes institutionnels ne sont même pas mis en place alors qu’on parle de changer le mode de fonction du Fokontany et dans le cadre hypothétique d’un référendum constitutionnel. Selon l’article 152 de l’actuelle Constitution: “le Fokonolona, organisé en fokontany au sein des communes, est la base du développement et de la cohésion socio-culturelle et environnementale (alinéa 1), les responsables des Fokontany participent à l'élaboration du programme de développement de leur commune( alinéa 2)". Mais avec une indemnité de misère de 30 000MGA (Ariary) par mois, peu de membres de bureau de fokontany arrivent à joindre les deux bouts, et surtout qu’ils sont même pas payés pendant plusieurs mois voire années ! Faire élire le bureau (président, vice-président et secrétaire) du fokontany au suffrage universel n’est peut-être pas une mauvaise idée en soi mais des élus ne doivent-ils pas toucher une rémunération mensuelle équivalente au prix d’une bécane au lieu des 30 000 MGA (indemnité du président mais non des autres membres qui touchent moins)?
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    • vendredi, 03 novembre 2017 18:29
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    Verrouillage du pouvoir: Utopie à Madagascar

    Petit à petit se dessinent tous les manœuvres politiciens afin de verrouiller le pouvoir par l’administration Hery Vaovaon’i Madagasikara (HVM). A presqu’un an des prochaines élections présidentielles, Hery Rajaonarimampianina met en place ses dispositifs afin de se faire réélire pour un second mandat de 5 ans. Une poignée d’observateurs pensaient une année de cela que le Chef de l’Etat allait suivre l’exemple de François Hollande ayant renoncé pour un 2ème terme de présidence à cause de son impopularité. Malheureusement on est à Madagascar et malgré le fait d’être mal vu par la majorité des Malagasy, le Président s’accroche à son fauteuil et désire retrouver une nouvelle légitimité après les élections de 2018. Pour passer les 4ans de pouvoir, l’administration HVM n’a pas hésité à utiliser la politique des « mallettes » pour courtiser l’Assemblée nationale et éviter les « empêchements » et « autres motions de censure » à son encontre. A force d’arroser d’Ariary tout ce qui bouge, les scandales de corruption ont été multipliés par 3, voire plus. Claudine Razaimamonjy n’est qu’un cas parmi tant d’autres. Les médias sont sous contrôle gare aux dérapages, même si une relative liberté est accordée aux comptes gouttes, illustration de cela les rédacteurs en chef, et autres journalistes convoqués à la Brigade Criminelle.
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    • mardi, 31 octobre 2017 17:34
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    Président du Sénat: Une malédiction pour Honoré Rakotomanana?

    Nommé sénateur de Madagascar le 12 octobre dernier, le président du parti au pouvoir Hery Vaovao ho an’i Madagasikara (HVM) Rivo Rakotovao, a été élu ce 31 octobre 2017, Président du Sénat par 52 voix sur 55, deux blancs, un non, remplaçant ainsi à l’ancien président de la Chambre haute, Honoré Rakotomanana.  « Pour des raisons de santé ce dernier a déposé sa démission dans la matinée ». Effectivement, il a fêté ses 84 printemps le 26 octobre dernier et durant la célébration de la fête nationale française, le 14 juillet, il présenta un malaise à la résidence de l’Ambassadeur de France. Cette défaillance physique est-elle annonciatrice d’une fin de carrière pour le plus médiatique des juristes malagasy? Tout le monde se souvient de sa première « élection » comme président de la Chambre haute suite au toilettage constitutionnel de l’Amiral en 2000 avec la naissance des « 6 provinces autonomes » et celle du Sénat. Ainsi Honoré Rakotomanana a été « placé » par Ratsiraka à la tête du Sénat garant des provinces autonomes et ce le 2 mai 2001. Il est devenu le premier président du Sénat de la 3ème République. Mais pas plus de 2 ans après il fut obligé de plier bagage et remplacé par le numéro 2 du Tiako I Madagasikara (TIM) Guy Rajemison Rakotomaharo suite à la crise électorale de 2002 avec l’arrivée au pouvoir de Marc Ravalomanana.
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    • lundi, 30 octobre 2017 08:05
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    RépubliqueS fantocheS

    Depuis 57 ans les Malagasy ont vécu le retour de leur indépendance et souveraineté pour ne pas dire 59 exactement en comptant la date du 14 octobre 1958 avec la naissance de la Première République dénommée République malgache. La «République» est «un système politique dans lequel la souveraineté appartient au peuple qui exerce le pouvoir politique directement ou par l'intermédiaire de représentants élus. Ceux-ci reçoivent des mandats pour une période déterminée et sont responsables devant la nation», telle est la définition exacte du terme République. Tous les Malagasy la comprennent-ils de cette façon? Certainement pas, pas plus que la notion de «souveraineté» (fiandrianana), qui est le «principe de l'autorité suprême. En matière de politique, la souveraineté est le droit absolu d'exercer une autorité (législative, judiciaire et/ou exécutive) sur une région, un pays ou sur un peuple». Ces incompréhensions vis-à-vis de ces deux termes expliquent les dérives et dévoiements provoquant la faillite générale de l’Etat. Ces deux concepts apparaissent comme opposés mais dans notre époque moderne ils sont complémentaires dans le cadre de la «démocratie» qui est le régime politique dans lequel le pouvoir est détenu ou contrôlé par le peuple (principe de souveraineté), sans qu'il y ait de distinctions dues à la naissance, à la richesse, à la compétence... (principe d'égalité) ».
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    • mercredi, 25 octobre 2017 13:21
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    Les Ecoles Catholiques contre la peste

    Malgré les chiffres officiels sur l’épidémie de peste, la population a des opinions diverses sur l’attitude à prendre. Il y a ceux qui sont pour prendre les précautions nécessaires afin de faire face à la maladie. Ils sont partisans des mesures prises par l’administration HVM telles que l’arrêt et le report de la rentrée scolaire pour tous les établissements publics et privés qu’ils soient du primaire, secondaire et supérieur. Par contre une majorité de la population demeure sceptique sur l’impact réel de cette épidémie sur leur vie quotidienne. Car les occupations professionnelles continuent, les marchés sont toujours fréquentés drainant les denrées mais aussi les ordures ! Les bureaux fonctionnent comme d’habitude, les grandes surfaces ne désemplissent pas de clients. Les magasins attirent toujours les foules, donc tout marche comme s’il n’arrivait rien. Les écolages ont été payés à la rentrée, fin septembre et début octobre et voilà que l’enseignement s’arrête et tout le mois d’octobre est de nouveau « congé ou vacances de peste », les cours ne reprendront qu’en novembre et encore. Cela dépendra de la situation épidémiologique.
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    • lundi, 23 octobre 2017 08:31
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    Riz, peste et faiblesse

    Les Malagasy continuent de s’inquiéter et de souffrir, d’abord il y a cette épidémie de peste dont les victimes atteignent les 107 morts avec 46 décès dans les centres de soins et 61 chez eux selon le Bureau National de Gestion des Risques et Catastrophes (BNGRC). Toujours selon ce rapport, 689 cas ont été guéris, 225 en cours de traitement et il y a 29 nouveaux cas. Mais ces chiffres reflètent-ils la réalité ? Beaucoup de concitoyens en doutent, certains dramatisent d’autres le sont moins, cette acceptation fataliste de son sort par les Malagasy traduit quoi par derrière? Certainement pas un soutien à l’actuelle administration Hery Vaovaon’i Madagasikara (HVM), le silence à Madagascar signifie une gêne, un refus mais non l’acquiescement. L’autre source d’inquiétude, dans ce silence de mort, est l’envol des prix du riz, denrée de première nécessité phare pour les Malagasy. Le type makalioka se vend à 630 MGA le gobelet à Antananarivo, c’est souvent le riz le plus consommé par la classe moyenne, au kilo son prix avoisine les 2205 MGA. La catégorie vary gasy, considéré comme à la portée de tous, le gobelet est à 620 MGA soit 2170 environ le kilo. Le riz stock, nom donné au riz d’importation, au gobelet s’achète à 500 MGA ou à peu près à 1750 MGA le kilo, ce dernier est peu apprécié par bon nombre de nos concitoyens.
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    • jeudi, 19 octobre 2017 20:20
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    Un sénateur remplace un référendum

    L’épidémie de peste a mis au 2nd plan le rêve du Président de la République d’amender la Constitution. Le Chef de l’Etat voudrait changer la loi fondamentale selon ses besoins politiciens. A l’image de celui qui va confectionner un costume chez le tailleur, après les prises de mesure (propagande), il y a les premiers essais (investiture) et les secondes vérifications (modification constitutionnelle) pour faire un habit à sa taille! Après plusieurs semaines d’atermoiements et face aux critiques de toute part, le pouvoir HVM semble trouver la solution idoine pour éviter un référendum constitutionnel : nommé le premier responsable du parti au pouvoir Rivo Rakotovao au poste de Sénateur de Madagascar en remplacement d’Ahmad, parti au Caire comme président de la Confédération Africaine de Football (CAF). Cette entrée du bras droit de Hery Rajaonarimampianina à l’hémicycle d’Anosikely et surtout son éventuel devenir de président du Sénat permettra au Chef de l’Etat de démissionner de son poste en toute sérénité, avant sa candidature à la prochaine élection présidentielle, selon l’alinéa 2 de l’article 46 de la Constitution de 2010, car le chef de la Chambre Haute est tout simplement son « alter ego ». Alors à quoi bon de jeter de l’argent par les fenêtres pour organiser un référendum.
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    • mercredi, 18 octobre 2017 11:30
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    Session de la…peste

    La seconde session ordinaire de l’Assemblée Nationale a débuté ce 17 octobre 2017 au palais de Tsimbazaza. Comme d’habitude les 151 Députés de Madagascar plancheront sur la « loi des Finances 2018 » avec en toile de fond le budget pour les élections (présidentielle et législatives) se tenant « normalement » vers la fin de l’année prochaine. Il est sûr comme à leur habitude que nos représentants feront passer les lois, parmi elles celle des Finances dans l’espoir de recevoir en retour les avantages qu’ils escomptent, augmentation de leurs allocations et surtout ces fameuses 4X4 que la majorité possède déjà à titre privé. Pour beaucoup, être député à Madagascar équivaut à se sentir comme le président de sa circonscription, on préfère les honneurs y afférents que d’être le véritable représentant de la nation. On n’hésite pas à faire quelques menaces du genre « destitution, empêchement, motion de censure » afin d’épater la galerie médiatique ou obtenir plus de pognons versés par des individus connus mais cachés derrière des vitres « fumées » de leur grosse berline tout terrain. C’est la « communication des mallettes » ou petites sacoches bourrées de monnaies. Finalement la corruption gangrène tout, même si nos députés ne sont pas tous des corrompus. Toutes ces pratiques sont faites pour éviter la déstabilisation permanente de l’administration HVM comme ce fut le cas entre 1993-1996 au début de la IIIème République.
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    • vendredi, 13 octobre 2017 22:35
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    Le Président Zafy Albert, père de la démocratie, est décédé

    Ce vendredi 13 octobre 2017, le professeur Albert Zafy, ancien président de la République de Madagascar, est décédé à l’hôpital de Saint-Pierre La Réunon, selon son fils. Il a eu ses 90 ans il y a 5 mois, originaire d’Ambilobe (Région DIANA). Il est un médecin de formation spécialisé en chirurgie cardiaque, il est professeur en médecine pendant des décennies à la faculté de Médecine de Madagascar, ensuite d’Antananarivo. Ainsi beaucoup de générations de médecins sont passées sous sa houlette. Il entra dans le monde politique en devenant le ministre de la Santé et des Affaires sociales dans le gouvernement du général Gabriel Ramanantsoa durant la Transition militaire (1972-1975) qui a fait suite à la Première République après la démission de Philibert Tsiranana de la présidence. Après l’accession de Didier Ratsiraka au pouvoir, il s’est éclipsé de la vie politique nationale durant toute la 2ème République car le professeur est opposé au socialisme de l’Amiral rouge et poursuivit sa carrière universitaire. Avec le début de libéralisation de la République Démocratique de Madagascar (2ème République) en 1989, qui autorise le multipartisme et prend le chemin de la démocratie libérale, Albert Zafy retourne à la politique en créant le parti « Union Nationale pour le Développement et la Démocratie » (UNDD). Il est devenu l’un des principaux leaders de l'opposition à la IIe République, avec d'autres partis politiques, ils réclament un changement plus rapide du régime politique en place et forment une vaste coalition d'opposition, les « Forces vives Rasalama ».
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