Editorial

  • Un TGV de Chine traverse un pont à Ningde, dans la province du Fujian (Sud-Est)
    Un TGV de Chine traverse un pont à Ningde, dans la province du Fujian (Sud-Est)
    • lundi, 27 mars 2017 11:23
    • Photo Imaginechina/AFP/ Wang wei bj

    Mafia ou coopération ?

    Aucun pays possédant une forte diaspora chinoise ne connaît de chômage ni une vraie récession économique. Bien au contraire ces Etats, le plus souvent situés sur le continent asiatique, vivent dans une situation d’abondance apparente prouvant le dynamisme du travailleur chinois. Eh oui ! Une blague malaisienne raconte que s’ils sont 4, les Chinois jouent au domino, alors que les Indiens se chamaillent et les Malais mangent. A 3, les Chinois travaillent dur, les Indiens se querellent et les Malais ripaillent. A 2, les Chinois s’adonnent besogneusement à leurs tâches, les Indiens travaillent et les Malais festoient. Seul, le chinois ne connaît aucune limite temporelle à son boulot, l’Indien se tue à la tâche et le Malais dort pour faire sa digestion. Ceci explique cela, les Chinois sont connus pour être de sacrés bosseurs. En Australie ou aux Etats Unis, les Asiatiques améliorent plus vite leur situation sociale plus que d’autres descendants d’émigrants provoquant la convoitise de certaines communautés comme les Afro-américains ou aborigènes. Cette qualité de travailleurs disciplinés n’est en réalité qu’une façade, un miroir aux alouettes, afin de piéger des contrées encore vierges de toute pénétration chinoise et qui ont soif de quelques kilomètres de bitume ou de nouveaux lotissements à bâtir.
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    • vendredi, 24 mars 2017 10:32

    Invraisemblable

    Ce qui s’est passé mercredi dernier peut arriver n’importe où dans le monde. Mais avec l’atmosphère actuelle à Madagascar, cela peut prendre quelques tournures, à commencer par la propagation de rumeurs plus ou moins fantaisistes. Une mauvaise manipulation de la mise à feu d’un missile au cours d’une manœuvre ou d’une inspection des matériels militaires survient de temps en temps même dans les pays aussi avancés que les Etats-Unis ou l’Angleterre. Chez nous, il faut tout de même voir si les armes en question ne sont pas déjà périmées ou les techniciens, qui les manient, maîtrisent peu le genre d’armes qu’ils ont entre les mains. En croire le Service de l’Information et de la Communication de l’Armée (SICA), il s’agirait d’un missile Sol-Air « Strela ». Ce dernier est un modèle soviétique fabriqué à partir des années 70 et connu sous le nom de SAM-7. C’est un système « de missile sol-air portatif très courte portée, guidé par infrarouges et doté d'une charge militaire hautement explosive puissante ».
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    • jeudi, 23 mars 2017 11:29

    L’Afrique n’est pas un paillasson

    A l’heure actuelle, Marine Le Pen, candidate à la prochaine présidentielle française, occupe provisoirement la seconde place au sondage avec 20 % des votants, derrière Emmanuel Macron ( 42%). Réputée d’être très hostile à la présence massive des ressortissants étrangers en Hexagone en général et des Africains en particulier, l’actuelle leader du parti Front National en France, dans le cadre de sa campagne électorale, a effectué une visite de 48 heures à N’ Djamena, capitale Tchadienne. Un déplacement vivement critiqué par les Africains dans la mesure où Marine le Pen, ces dernières années, n’a pas eu de cesse de tenir des propos racistes envers les « pauvres et minables Africains ».Contre toute attente, se trouvant actuellement dans l’obligation de charmer l’électorat français, la dame de fer change de langage et après avoir considéré les Africains comme des parias, elle parle maintenant d’une nouvelle coopération avec l’Afrique lors de son entretien avec le président tchadien Idriss Deby. En voulant faire preuve de ses bonnes intentions et pour soigner son image, Marine Le Pen a réitéré sa ferme volonté de mettre en exergue la souveraineté de son pays tout en incitant les dirigeants africains d’en faire autant envers leurs pays respectifs en abolissant le franc CFA et la « Françafrique » ainsi que la limitation du flux migratoire.
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    • mardi, 21 mars 2017 21:10
    • Photo illustration Net

    Insécurité : Une tradition ?

    En l’an 1777 au mois d’août, un traitant français, Nicolas Mayeur, a rencontré le roi d’Antananarivo, Andrianamboatsimarofy, quelque part au sud de l’actuel Antsirabe. Ce dernier lui demanda pourquoi les commerçants vazaha ne viennent point dans sa capitale faire des affaires. La réponse de Mayeur est simple il y a trop de points d’insécurité entre les côtes et les hautes terres centrales. A cette époque le banditisme est relié à la traite des esclaves qui ponctionnait la Nation Malagasy, plus particulièrement les habitants des hauts plateaux (Betsileo et Merina, parfois les Sihanaka). En plus des femmes et des enfants sont emmenées en captivité, soit en Afrique orientale ou dans les Mascareignes françaises (Réunion, Maurice et Seychelles), les hameaux et autres villages sont vidés des hommes et des …zébus. Eh oui ! au plus tard le 18ème siécle, les fahavalo, dahalo et autres malaso (nom Malagasy donné aux bandes de brigands) saccageaient des régions entières afin de vendre leurs butins aux traitants arabes (Antalaotra) sur la côte ouest et français sur la côte est (Fénérive/Fenoarivo, Foulpointe, Tamatave).
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    • dimanche, 19 mars 2017 16:23
    • Photo Archives Mampikony, Gendarmerie en feu

    Quid des élites Malagasy !

    Ambanja, région SAVA, Mitsinjo… partout dans la Grande île, la justice populaire gagne du terrain. Car nos concitoyens ne croient plus à l’équité de la justice accusée à tort ou à raison de corruption. Au fond, les vraies sources du problème sont peut-être ailleurs, la « corruption » atteint la quasi-totalité des professions composées de personnes ayant acquis des diplômes universitaires. Ce sont elles que la plupart des Malagasy appellent « élites » (avara-pianarana, vato nasondrotry ny tany,…). Est-ce que nos diplômés sont-ils devenus des débauchés dans l’âme ? Peut-être pas tous ! Une chose est sûre, nos titrés qu’ils soient médecins, magistrats, officiers, administrateurs,…la plupart vivent loin de la réalité quotidienne de leurs compatriotes. Du fait de leur niveau de vie, ils se donnent l’illusion de vouloir se distinguer de la masse populaire. Ce comportement date depuis des lustres, si on regarde à partir de la Colonisation (1895-1960) nos élites ont été perçues comme étant des collaborateurs des Vazaha (Français) dans leur grande majorité. D’autant plus que la poignée d’entre elles qui ont osé défier le pouvoir colonial étaient bannies et rejetées comme des damnés. Au vu de ces expériences, beaucoup de nos « gratins » ont préféré coopérer avec la puissance dominatrice de l’époque. Parfois celle-ci n’hésitait pas à « acheter » nos plus fins esprits pour asseoir son influence.
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    • vendredi, 17 mars 2017 12:14
    • Photo Sobika

    Soyons honnêtes

    Depuis quelques temps on ne parle que d’augmentation des frais de taxi-be dans la capitale. A chaque hausse du prix des hydrocarbures à la pompe, il faut qu’on discute de la « revalorisation » des tarifs. Passer des 400 à 500 Ar paraît ardu en ce moment du fait du pouvoir d’achat qui ne cesse de se détériorer de nos concitoyens. Mais la question qui se pose est : l’augmentation des tarifs est-elle en parallèle avec celle du gas-oil ? Certains observateurs constatent que la réclamation des coopératives de transport urbain tourne autour du paiement de la subvention de l’Etat plus qu’une demande de maîtrise du prix des hydrocarbures ! Cette dernière étant vécue comme une fatalité, personne ne semble s’émouvoir. Mais si la profession du transport est en réel déficit pourquoi le nombre des taxi-bes s’accroît de jour en jour ? La principale cause des bouchons à Antananarivo est l’attitude des conducteurs de minibus durant les arrêts. En se mettant à 10 ou plus devant chaque station ils bloquent les rues en créant des embouteillages monstres. Evidemment, il y a d’autres raisons aux ralentissements, plus particulièrement les chaussées devenues étroites du fait des stationnements anarchiques des voitures. A 75% la source des bouchons est due aux taxi-bes. Alors s’ils sont si nombreux que ça, le métier doit encore rapporter ! Pourquoi se plaignent-ils tant ? A moins que les subventions ne rapportent plus que les recettes journalières !
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    • mercredi, 15 mars 2017 10:41
    • Photo Sobika Ihorombe

    Notre terre aux…étrangers

    Depuis plus d’une décennie, on serine au peuple Malagasy le besoin du pays des bienfaits des investissements étrangers. Des déclarations comme quoi il est impossible de vivre et de se développer sans aide extérieure sont légions. Nos hauts responsables, depuis 2002, proclament que nous sommes pauvres et ne nous suffisons pas à nous-mêmes. En fait un lavage de cerveau a été instauré de facto pour que les Malagasy admettent sans la moindre récrimination que les étrangers sont nécessaires pour s' « enrichir ». La réalité en est tout autre, cet appel aux capitaux extérieurs ressemble beaucoup plus à un bradage de notre terre en échange de quelques miettes de dollars ou d’euros dont la majorité des habitants ne voit pas la moindre couleur. Plus les annonces de l’arrivée de milliards de dollars s’accumulent plus le nombre de Malagasy pauvres augmente d’années en années. Après les vingt ans et plus de socialisme voilà qu’on a privatisé toutes nos banques à des sociétés étrangères sans que l’Etat ou un quelconque investisseur national ait pris part. Certes la gabegie régna dans la gestion des sociétés d’Etat entre 1975 et 1995, mais cela ne sert pas d’excuses pour livrer la quasi-totalité de notre économie aux mains des étrangers. Les aides et investissements extérieurs ne se font pas sans garantie de leur côté.
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    • dimanche, 12 mars 2017 15:53
    • Photo Sobika

    Cancer au stade final

    Le peuple Malagasy ressemble à une personne atteinte de cancer qui est au « stade final ». Aucune thérapie ne réussit et il ne reste plus qu’à se tourner vers Dieu afin de préparer une place dans l’Au-delà. Le passage du cyclone Enawo pour les Malagasy est comparable à une surinfection fatale sur un corps déjà affaibli par la prolifération cellulaire (tumeur) anormalement importante. On n’attend plus que l’issue finale ? Ce n’est pas les va-et-vient d’une poignée de soi-disant « autorités » qui soulageront la misère populaire face aux caprices de la nature. Certes, tout le monde a enduré les affres de la sécheresse qui ont fait sortir quelques faux prophètes de leur silence invoquant une malédiction divine, sortilèges,…identiques à ces personnes racontant que les cancers sont guéris par des actes plus proches de la magie que de la médecine moléculaire et rationnelle. Effectivement au stade final d’une « longue maladie » (selon la formule consacrée), les esprits divaguent et on est à la merci du premier charlatan. Malheureusement l’intervention de ce genre d’individu dans le traitement d’une maladie aussi grave ne fait que dégénérer la situation. Souvent ces personnes s’attribuent la qualité d’ « expert » en ceci ou cela alors que derrière cette façade se profile une imposture dont une minorité d’entre nous sont des spécialistes.
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    • jeudi, 09 mars 2017 15:57
    • Photo Sobika

    Espèce de caméléons

    L'île de Madagascar est en effet souvent considérée comme le berceau des caméléons. Ils font partie des sauriens (lézards), leur nom scientifique est Chamaeleonidae. Il y a environ 200 espèces dans notre pays mais une qui n’a pas été répertoriée est le Chamaeleonidaepoliticus (caméléon politique !). Les caméléons sont connus pour leur capacité à changer de couleur afin de se camoufler et/ou faire une communication sociale. Cette caractéristique est assez remarquable chez la variété caméléon politique car on change de couleur pour être toujours de la partie lors d’un changement de régime ou de République. Nul n’a oublié que les PADSM sont devenus PSD (antimarxiste et antinationaliste) ensuite AREMA (pseudo-marxisant nationaliste) en moins de 15 ans (1960-75), ensuite UNDD, re-AREMA et enfin TIM à l’aube de leur vie. Ils se « camouflent » pour mieux amasser des fortunes sur le dos de leurs concitoyens. Pour cela il faut surfer sur les vagues porteuses politiques afin d’avoir une communication sociale démontrant qu’ils sont toujours au top de la société (villas, plusieurs concubines,…).
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    • mardi, 07 mars 2017 20:03
    • Photo Archives Sobika

    Ces médiocres qui nous gouvernent

    A l’étranger tous les Malagasy sont « nés de la cuisse de Jupiter ». On se gargarise d’origine noble ou d’une ascendance biblique afin de se distinguer de la majorité qualifiée de gourde ou d’autres vocabulaires peu flatteurs. Tout ceci est dû au fait que l’on a séjourné quelques années voire quelques mois ou même deux semaines en outre-mer (an-dafy) pour se croire supérieur à ses compatriotes restés au pays. Surtout quand ils sont revenus avec des diplômes et autres qualifications pour se targuer d’avoir en eux la science infuse ! Ce comportement est apparu durant l’occupation française (1895-1960), partir à an-dafy est l’idéal. Ceux qui sont rentrés se comparent eux-mêmes aux Vazaha (Français surtout). La Deuxième République (1975-1991) a aggravé la situation car les gouvernants ont instauré une sorte de « technocratie » à la mode coloniale tout en dénonçant la Colonisation. Polytechniciens, Centraliens, Ingénieurs des travaux publics,…
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