Editorial

    • lundi, 10 juillet 2017 17:12
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    Douane malagasy: Convalescente ou malade ?

    Il y a certainement un mauvais fonctionnement au sein de la Douane malagasy qui entraîne certainement un malaise. Depuis des décennies, le service des douanes soulèvent des doutes sur ses modes opératoires. Personne ne peut connaître si celles-ci sont dues à de l’incompétence, de la malversation ou à des textes officiels totalement dépassés par le contexte du commerce international de notre époque. Tout le monde sait très bien que les lourdeurs administratives font le terreau de la corruption, car les importateurs sont pressés de récupérer leurs marchandises pour les vendre. Donc il est classique que certains préfèrent donner des bakchichs afin de s’en tirer au plus vite. Pensant lutter contre cette corruption, qui selon eux, est induite par les opérateurs, nos responsables douaniers ont mis en place le Contrat de Performance dans le but d’accélérer la sortie des Douanes des marchandises importées à Madagascar. Telle est la bonne intention ou la panachée que nos dirigeants ont trouvé. Malheureusement sur le terrain, ce n’est pas souvent le cas. Il semble bien que beaucoup d’opérateurs sont victimes de décisions unilatérales de la part des autorités douanières sur ce que l’on appelle les redressements sur la valeur transactionnelle des marchandises. Ainsi certains des opérateurs économiques se demandent pourquoi n’applique-t-on pas la note 145 qui base la déclaration douanière sur la facture transactionnelle des produits.
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    • mercredi, 05 juillet 2017 21:43
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    Environnement, nouveau colonialisme

    190 pays ont signé l’Accord de Paris sur le Climat en décembre 2015. C’est la COP21 qui a pour but de protéger l’environnement, surtout diminuer l’émission de gaz carbonique afin de lutter contre l’effet de serre et subsidiairement la préservation des espèces en voie de disparition qui deviennent dès lors protégées. Dans cet accord aussi figurent la promotion des énergies renouvelables: solaire, éolienne et hydraulique. Car les plus polluants sont les énergies d’origine fossiles (charbon et hydrocarbures) de même le nucléaire n’est pas toujours sûr, à l’exemple de Tchernobyl (Ukraine et ex-URSS) et Fukusima au Japon qui sont des exemples frappants. Pour soutenir les pays pauvres, les pays membres du G20 ont lancé un plan de « Financement pour les pays du Sud ». Le 9 octobre 2016 à Lima, à la réunion des ministres des finances du G20, Laurent Fabius a annoncé que la barre des 100 milliards de dollars annuels de financements climatiques promis en 2009, à Copenhague, par les pays du Nord vers les pays du Sud doit pouvoir être atteinte en 2020. Un rapport de l'OCDE a révélé qu'en 2014 ces financements climatiques ont atteint 61,8 milliards de dollars ; avec les promesses d'accroissement des financements annoncés en 2015 par différents pays, comme la France, l'Allemagne ou le Royaume-Uni, et surtout les promesses des banques de développement (15 milliards de dollars), le cap des 100 milliards est en vue.
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    • mardi, 04 juillet 2017 22:35
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    Protection des sources d'info

    Mahazo matoky ianareo mpanome vaovao ny Sobika, raha mbola izaho no miandraikitra azy, dia hijanona tsiambaratelo ny momba anareo. Na izaho aza tsy manontany ny mpanao gazety ato amiko ny loharanom-baovao nazahoany ny vaovao, fa fantatro ny niveau de professionalisme n'ny mpiara-miasa amiko. Raha misy mampiahiahy ahy, na manandanja loatra ny vaovao, dia maka recoupement na source amboniny roa na telo hafa aho vao mivoaka iny vaovao iny. Samy manao ny asany isika, ary samy harovan'ny Lalàna fototra, mitady ny marina ary mampahafantatra izany amin'ny olona. Tant que je suis à la commande de la Sobika, la protection de nos sources d'informations reste ma priorité, personne ne peut nous obliger de les révéler, la Loi nous protège aussi dans ce sens. Chacun doit faire son travail, nous c'est la recherche de la vérité pour informer et éduquer.
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    • mardi, 27 juin 2017 17:13
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    26 juin de la misère

    Il faisait beau cette journée du 26 juin 2017, même si on est en plein hiver austral. Malgré l’aspect de plénitude des gradins de l’antique place de Mahamasina, il a fallu recourir au « paiement » de certains habitants de Fokontany pour les remplir afin de donner un aspect extérieur que la population participe avec « enthousiasme » à la célébration de notre indépendance recouvrée. Mais d’où vient cette fâcheuse habitude de payer certaines personnes issues de dèmes constituant la classe sociale la plus défavorisée de la capitale et de ses environs ? En parlant d’histoire, certains hauts responsables dépensent leur temps à rejeter sur les autres les fautes ayant causé la perte de la nation malagasy. Ils oublient d’abord qu’en payant ces mêmes dèmes, les décideurs royaux sont à l’origine de notre colonisation par la France. Contrairement aux « mensonges » véhiculés par nos aînés, l’armée royale de l’époque était équipée de fusils et canons standards britanniques pouvant rivaliser avec ceux du corps expéditionnaire français. Mais avec une armée composée de « conscrits » peu motivés et d’officiers n’ayant aucune formation et de motivation, l’inéluctable est arrivé. Et voilà que tout recommence plus de 122 ans plus tard, on soudoie les mêmes dèmes pour applaudir le défilé militaire. Quelle honte !
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    • vendredi, 23 juin 2017 13:11
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    Pire qu’au XVIIIème siècle

    Les attaques à main armée se multiplient au cœur même de la Capitale. Il n’y a point de journée sans vol ni de blessé voire mort d’homme. Les environs de la capitale sont devenus de second Bongolava où l’on massacre pour peu de chose. La région d’Antananarivo vit une époque rappelant le 18ème siècle durant lequel, les roitelets des quatre districts (Avaradrano, Marovatana, Voromahery et Ambodirano) se faisait la guerre en appelant des « mercenaires » venant de l’ouest (Sakalava d’Ambongo) qui se faisaient payer en hommes et femmes, vendus par la suite dans les ports du Boïna. Il a fallu attendre l’avènement d’Andrianampoinimerina en 1778, mais non en 1787 pour que prenne fin cette situation. Mais 110 ans plus tard, à la veille de la Colonisation, cette insécurité réapparut d’une manière brusque alors que Rainilaiarivony vivait ses dernières années de premier ministre. Pendant l’administration française, les fahavalo, dahalo et autres malaso étaient cantonnés dans des régions connues pour l’insécurité séculaire: Horombe, Bongolava, Menabe,..
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    • jeudi, 22 juin 2017 10:53
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    Fantatrao ve: Ny famindràna toerana ny olona voafonja vonjimaika

    (Isaorana hatrany ny Namana mpahay Lalàna mitondra amintsika fanazavana) Ny famindràna toerana ny olona voafonja vonjimaika ("transfèrement de personnes détenues préventivement") dia fehezin'ny andininy faha-116 sy ny manaraka amin'ny Didim-Panjakàna ("Décret ") 2006-015 tamin'ny 17/01/2006 mahakasika ny Fandrindràna ankapobeny ny Fiadidiana ny Fonja ("Organisation générale de l'Administration Pénitentiaire"). Voalazan'ny andininy 118 fa ny FAMINDRàN-TOERANA NY VOAFONJA iray dia TSY AZO TANTERAHINA RAHA TSY MISY NY BAIKO AN-TSORATRA NATAON'NY "fahefàna mahefa" ("Art.118- Aucun transfèrement, aucune extraction ne peut être opéré sans un ordre écrit de l’autorité compétente"). Ny fanontaniana mipetraka voalohany dia: IZA àry IO "FAHEFàNA MAHEFA" MANOME NY BAIKO IO? Raha toa ka iray fari-piadidiana ara-ponja ("même circonscription pénitentiaire") ny Fonja nitazonana sy ny Fonja hamindràna dia ny TALEM-PARITRY NY FIADIDIANA NY FONJA ("Directeur Régional de l'Administration Pénitentiaire" na DIRAP) no manome ny baiko hanatanterahana ny famindràna ("transfèrement").
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    • mercredi, 21 juin 2017 17:29
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    Golfe persique: Une guerre sournoise

    Beaucoup sont surpris par les ruptures diplomatiques de l’Arabie saoudite, Yémen, Emirats Arabes Unis, Bahreïn, et Egypte avec le Qatar. Ces pays ont accusé le Qatar d’être un « suppôt du terrorisme islamiste ». Cette situation est apparue quelques semaines après la visite du Président Donald Trump dans la région du Golfe et au Moyen-Orient, surtout qu’il a lancé un appel pour un Islam modéré et intégré dans le système mondial afin d’éradiquer ce que l’Occident appelle le « djihadisme » ou Islam radical. Dans les coulisses, les Etats-Unis semblent opter pour une solution qui n’est pas sans rappeler un aspect du conflit indochinois, la « vietnamisation » de la guerre, c’est-à-dire laisser les Vietnamiens au premier rang de la ligne de front. Dans cette lutte contre les extrémistes musulmans, les Américains sont tentés de faire appel à ses alliés du monde arabe à combattre Daech ou l’Etat Islamique. Cette idée ne semble pas sortir des neurones de Donald Trump, trop emporté par son impulsivité et sa haine vis-à-vis de tout ce qui est musulman, mais depuis que l’on étale en public ses possibles liens, assez opaques, avec les Russes, l’Armée américaine et certains services de renseignements par l’intermédiaire de son conseiller en matière de sécurité le général Mac Master semble contrôler les attitudes à l’international de Donald Trump.
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    • lundi, 19 juin 2017 16:32
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    Encore au Moyen Âge ou à la préhistoire?

    « Si dans la citadelle (rova) d’Antananarivo, Andrianampoinimerina devait ressusciter pour parcourir à nouveau les villages de l’Imerina, il serait fort surpris de constater à quel point la vie des habitants lui est familière », cette expression est tirée de la dernière phrase de Stephen Ellis dans son ouvrage, l’Insurrection des Menalamba. Ces mots conviennent encore de nos jours, car avec la situation actuelle on est encore en pleine époque moyenâgeuse. L’Etat est tout juste nominal, les institutions ne fonctionnent que pour elles-mêmes à l’image de certains membres de l’Assemblée nationale réclamant des voitures 4X4 ou une chambre haute pratiquant une conduite d’évitement. La Justice est en pleine tourmente prise entre les juges du Syndicat de la Magistrature de Madagascar (SMM) qui veulent établir l’Etat de droit, des Greffiers réclamant une amélioration salariale et des employés pénitenciers jouant à on ne sait quoi. Madagascar est en pleine anarchie, mais comme à son habitude la population s’en fout royalement. Les chefs des Eglises sectaires gagnent quelques milliers de fidèles en proclamant quelques miracles ici et là, cela ressemble bien à l’époque où des gardiens d’idoles attirent des foules en leur promettant des monts et merveilles, surtout en matière financière et de santé. Comparativement avec l’évolution de la pensée moderne occidentale ou pas, nos ancêtres comme nos compatriotes sont plus friands de superstitions et de magies que de trouver des solutions à leur quotidien devenu de plus en plus difficile avec le temps.
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    • samedi, 17 juin 2017 09:11
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    Pourquoi attendre longtemps ?

    La grève d’alerte du Syndicat des Magistrats de Madagascar ou SMM a-t-elle porté ses fruits ? En apparence oui. Effectivement depuis plus de 24 heures, la conseillère spéciale du Président de la République Malagasy est finalement incarcérée à la Maison d’arrêt d’Antanimora puis transférée à Manjakandriana. La première question que posent les observateurs est : pourquoi attendre si longtemps ? Plusieurs facteurs contribuent à cette situation. Le premier est dû à la stratégie utilisée par l’incriminée. Accusée par le Bureau Indépendant Anti-Corruption (BIANCO) de « malversation » sur l’attribution de marchés publics, l’intéressée préféra la vieille habitude de certains politiciens malagasy: la fuite hors du territoire pour se faire oublier quelques temps. Mais le hic, elle est « tombée malade » et…hospitalisée ! A partir de là, tout se complique ; il a fallu utiliser toutes les complicités afin de le sortir du territoire : intervention des différents ministères et un membre du Sénat pour qu’enfin elle a pu rejoindre l’île Maurice. Malheureusement l’affaire a fait beaucoup de bruits au sein des médias et l’Etat mauricien a été obligé de renvoyer l’accusée au pays après quelques examens qui certainement aurait pu se faire au pays. Le second facteur est la pression exercée sur place pour qu’on la laisse tranquille, il y avait eu certainement des négociations afin de la soustraire de la Justice et enfin le troisième est la proximité des élections présidentielles qui se tiendront dans 18 mois.
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    • vendredi, 16 juin 2017 13:27
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    Je suis un pur indien natif de Madagascar

    OPINION Je suis un pur indien natif de Madagascar. Ce qui va suivre ne contient aucune animosité envers qui que ce soit, et encore moins envers les Malagasy. Côté économie : On n'arrête pas de dire que l'économie est monopolisée par les indiens, qu'ils profitent de la situation, qu'ils s'enrichissent sur le dos des Malagasy, qu'ils ne payent pas d'impôts,... Une question : depuis combien d'années les Indiens sont-ils arrivés à Madagascar et combien sont-ils actuellement ? Réponse : depuis environ 2 siècles et sont actuellement au nombre de C. Les Malagasy ont toujours été à Madagascar, je suppose puisque c'est leur pays et les Indiens représentent un très faible pourcentage de la population. Alors comment ont-ils fait pour monopoliser l'économie ? Les Malagasy ne travailleraient-ils pas? Si. Mais les Indiens sont juste la partie émergée de l'iceberg que l'on voit. Et vous savez très bien que la grosse partie de l'iceberg est la partie immergée. Les grosses fortunes malagasy se font toutes petites, passent inconnues, et se font fantômes derrière l'écran des Indiens.
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