Editorial

    • dimanche, 21 mai 2017 16:08
    • Photo Chinanews

    Géopolitique : La nouvelle Route de la soie

    La « nouvelle route de la soie » est l’une des priorités de la diplomatie chinoise, sous la présidence de Xi Jinping. Ce projet englobera 68 pays représentant 4,4 milliards d’habitants et 62 % du PIB mondial selon certains analystes. Dénommée aussi la « Ceinture et la Route » (en anglais One Belt, One Road ou OBOR) est une liaison ferroviaire entre la Chine et l'Europe passant par le Kazakhstan, la Russie, la Biélorussie, la Pologne, l'Allemagne, la France et le Royaume-Uni. La Chine projette d'injecter 1000 milliards de dollar dans le projet, d'autoroute, port, aéroport, industrie, finance, service. Il s'agit d'une stratégie de développement pour promouvoir la coopération entre les pays sur une vaste bande s'étendant à travers l'Eurasie et pour renforcer la position de la Chine sur le plan mondial. Cette dernière veut préserver ses connexions avec le reste du monde en cas de tensions militaires sur ses zones côtières. En tant que premier producteur mondial l'économie chinoise est fortement reliée à d'autres économies. A titre d’exemple, au milieu des années 2010, les routes maritimes sont utilisées pour les 43 %, de ravitaillement en pétrole et 38 %, du gaz naturel liquéfié en provenance de la péninsule arabique. Ces routes maritimes sont sujettes à diverses difficultés comme la piraterie (détroit d’Ormuz, golfe d'Aden, détroit de Malacca ), mais aussi aux menaces que fait peser la marine américaine sur les intérêts chinois dans l’Océan indien et en mer de…Chine !
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    • jeudi, 18 mai 2017 14:18
    • Photo Archives

    Arme à double tranchant

    A regarder le traitement de Donald Trump, président des Etats-Unis, par les médias, on se demande comment savoir le vrai du faux. Personne n’ose critiquer la presse car leur liberté fait partie de celle de l’expression garantie par la sacro-sainte Constitution américaine. Par ailleurs les « paparazzi » sont apparus comme un appendice à cette liberté de presse. Certains n’hésitent pas à traquer des personnalités et à s’immiscer dans leurs vies privées par photos interposées. Nous n’avons pas encore atteint ce stade à Madagascar. Nos amis journalistes essaient simplement d’informer le public sur ce qui se passe à travers ce vaste pays. Tel sont les cas de Soamahamanina, Antsakabary, Anjozorobe… Claudine Razaimamonjy et bien d’autres. Les hommes et femmes de presse tentent de renseigner et d’enseigner la Nation sur les réalités du territoire. Nous reconnaissons même que les journalistes sont mieux informés que les services de renseignement. Malheureusement, cet état de fait irrite plus d’un surtout quand ils sont la cible, alors pourquoi accepter la démocratie, l’Etat de droit ?
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    • mercredi, 17 mai 2017 13:06
    • Photo Sobika Centre commercial Antananarivo

    Madagascar : Le péché d’être riche

    Notre grande île est renommée pour ses richesses, un ancien colon, depuis rentré en métropole, nous racontait qu’il suffisait de se pencher pour récolter des saphirs et autres pierres précieuses. Malheureusement la population demeure pauvre et ce depuis des…siècles ! Cette paupérisation s’est encore multipliée par vingt avec le retour de l’indépendance. Sur dix entrepreneurs locaux, six sont des indo-pakistanais, deux des sino-malagasy et deux seulement des locaux. Nous parlons ici des personnes ayant des entreprises pignon sur rue. Si les Indo-pakistanais (Karana) atteignent un haut niveau d’opulence, c'est qu’ils ont bossé dur, ils sont très solidaires entre eux dans chacune de leurs communautés religieuses. Les deux premières générations ont été modestes et austères, un des leurs nous a raconté qu’il ne mangeait que du khimo (viande hachée un peu épicé) avec du riz et ce, quasiment tous les jours de la semaine et du biriani seulement les jours de fête (Aïd al fitr, mariages,…). Rien d’étonnant donc s’ils ont réussi leurs vies professionnelles.
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    • mardi, 16 mai 2017 13:20
    • Photo Archives Sobika Andamoty Sambava

    Parent pauvre

    Depuis l’an 2000, l’objectif à atteindre est l’Éducation pour tous (EPT). L’État a fait de l’éducation « une priorité nationale absolue » et définit l’enseignement et la formation malagasy comme des processus censés « préparer l’individu à une vie active intégrée dans le développement social, économique et culturel du pays ». Mais est-ce la réalité ? La réponse est négative. Nul besoin de chiffres à l’appui pour affirmer que l’éducation est le parent pauvre de la Nation. Même un expert-comptable amateur saurait que si les dépenses totales de l’éducation par rapport au PIB tournent, égal ou inférieur à 2%, et par rapport aux dépenses totales de l’Etat, ils ne représentent que 19 %, cela signifie que l’éducation ne compte pas pour l’actuelle administration. Et c'est ahurissant de voir dans le budget malagasy, que le parlement laisse passer comme une lettre à la poste, des Ecoles de base avec une mention ZERO en face du budget de l'école.
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    • lundi, 15 mai 2017 10:50
    • Photo Sobika

    Trafic humain : Une tradition

    Ce 10 mai, on a célébré l’abolition de l’esclavage, celles de 1848. Sous la pression des Afro-américains qu’ils soient de l’Amérique du nord, du centre du sud et des Caraïbes, les Occidentaux ont fini par reconnaître que l’envoi de dizaines de millions de noirs africains dans le Nouveau monde durant la traite des esclaves est un « crime contre l’humanité » et ce depuis 2001. Mais tout le monde a un peu oublié la traite faite par les Arabes en Afrique orientale, car si l’on parle du commerce des esclaves dans l’Océan indien, on ne relate que celui des Européens vers les Mascareignes (Maurice, Seychelles, La Réunion). Par contre sur la traite dite orientale on n’entend rien. Dans ce silence, une pratique continue et comme ce n’est point un hasard, la « traite des serviteurs/serveuses » vers les « pôles » de développement économique comme l’Arabie saoudite, Qatar, Koweït,… connaît une expansion sans limite. Pour un salaire mensuel de 60 euros (200 000 Ariary), certaines femmes malagasy sont prêtes à tout subir et quitter foyer et enfant. Si jadis les personnes ont été forcées pour devenir des esclaves dans les enclaves du Moyen-Orient, de nos jours on leur fait miroiter des avenirs radieux qui se termine pour certaines dans un cercueil ou dans un asile.
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    • lundi, 08 mai 2017 15:36
    • Photo Challenges

    France : rien de nouveau

    Qu’il s’appelle Emmanuel Macron ou Marine Le Pen, les Malagasy n’ont rien à espérer du 8ème président de la Vème République. Malgré ses déclarations condamnant la Colonisation, le candidat fraichement élu d’ “En Marche” continue de manifester sa France en marche afin de conserver sa….grandeur, en d’autres termes la politique post et néocoloniale française. Marine Le Pen a au moins la franchise de dire qu’elle ne « regrette rien du passé de son pays » et elle a déjà mis en garde contre les revendications de la société civile malagasy concernant les îles éparses, qu’elle ne les rendra jamais. Il faut être naïf de croire en un changement de vision de la France concernant l’Afrique et surtout Madagascar. Elle a déjà assuré sa domination pour au moins 100 ans. Les Malagasy continuent à faire la queue pour partir en France et s’y agrippent même clandestinement. Pour la simple raison que le français est la seule langue que beaucoup comprennent aisément. De plus dans l’Hexagone, beaucoup d’entre nous possèdent une famille chez qui on peut être hébergé même au noir.
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  • Ravalomanana démissionnaire en 2009
    Ravalomanana démissionnaire en 2009
    • jeudi, 04 mai 2017 09:11
    • Photo Archives

    Des braiments

    Voilà que le parti Tiako I Madagasikara (TIM) se décide pour prendre position dans l’échiquier politique malagasy. Par la voix de son président, l’ancien Chef de l’Etat Marc Ravalomanana, le bureau politique déclare faire partie de la « vraie » opposition. Si on remonte à 2 ou 3 ans, cette même personne a fait savoir que le sieur Roland Ravatomanga est entré dans le gouvernement en son nom personnel. Que l’ancien président n’a rien à voir dans cette nomination. Au nom de l’amitié qui lie les deux hommes, il est fort possible que l’ancien Chef de l’état démissionnaire en mars 2009 se sent touché par le renvoi de son copain qui était en visite aux…Etats Unis ! Depuis 2013, les Malagasy coulent dans la plus grande pauvreté, la misère, les maladies, l’obscurité des délestages, l’insécurité,…l’immoralité. Qu’est-ce qui intéresse le past president : récupérer ses terrains ?!!! Mais où en sont ceux qui ont perdu leurs biens en depuis 2002 à cause de lui ? Où sont ceux qui ont connu les prisons, les coups de crosse, les opérations Zanadambo… par adhésion à sa cause ? les morts ? Rien, silence radio.
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    • mardi, 02 mai 2017 07:12
    • Sary fampiaingoana Sobika

    Fantatrao ve: FANAOVANA HETSIKA FAMOSAVIANA, mampigadra 01-05 taona

    Mankasitraka hatrany ny namana mpahay lalàna mitondra ho antsika fanazavana araky ny Lalàna Malagasy. Ny "FANAOVANA HETSIKA FAMOSAVIANA" ("Pratique d'actes de sorcellerie") izay METY hanohintohina ny filaminam-bahoaka sy ny ain'olona ary ny fananany ("susceptible de troubler l'ordre public et de porter atteinte aux personnes ou à la propriété") dia...VOARARAN'NY LALàNA manankery tokoa ka MAMPIGADRA Iray (01) taona hatramin'ny dimy (05) taona miampy fandoavana LAMANDY Iray alina (10.000) Ar hatramin'ny iray hetsy (100.000) Ar. Tafiditra ao anatin'izany, ohatra, ny fihazonana tapakazo, fanaovana sikidy, fanaovana majia ("magie") ... Fepetra 2 miavaka tsara ary mifanampy no napetraky ny Lalàna Hitsivolana 60-074 tamin'ny 28 Jolay 1960 ny amin'ny hisian'ny heloka FANAOVANA HETSIKA FAMOSAVIANA: 1- Ny fanohintohinana ny filaminam-bahoaka. Izany hoe, tena AZO HEVERINA fa hisy ny fikorontanan'ny fiaraha-monina; 2- Ny fanohintohinana ny ain'olona sy ny fananany!...Avy amin'ny alalan'io Lalàna io izao; ohatra, no nahafahana nanenjika sy nanasazy ireo heverina fa tompon'antoka tamin'ny nisian'ny AMBALAVELONA (na koa NJARININTSY) izay niarahantsika nahita ny fitrangany sy ny fiantraikany.
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    • samedi, 29 avril 2017 14:10
    • Photo Sobika

    N’importe quoi

    Depuis 2013 nous vivons sous le régime du « n’importe quoi ». Même les bonnes intentions se transforment en désastre. Afin de prévenir la sécheresse durant cet hiver austral, nos hauts responsables ont décidé de faire tomber la pluie artificiellement. Malheureusement les résultats escomptés ont déçu tout le monde, au lieu des ondées bénéfiques les Malagasy ont eu droit à des grêlons aussi gros que les betteraves. En fait nous vivons sur une terre, Madagascar, qui a horreur des mensonges et autres bobards, rien d’étonnant que rien ne va dans la bonne direction. Aucun dessein aussi meilleur soit-il, n’a abouti, tout est tombé à l’eau. Le bilan de l’actuel régime avoisine le zéro pointé, sans le soutien de l’Emmo-Reg, il y a longtemps qu’il serait balayé. Les célébrations du 150ème anniversaire des relations diplomatiques américano-malagasy ont été boudées par le gouvernement et seuls les seconds couteaux ont bien voulu participer à la Mairie d’Antananarivo aux cérémonies du souvenir, n’importe quoi ?! Alors qu’on a apporté quelques bouquets au cimetière des soldats …britanniques tombés sur notre sol en 1942, est-ce la marque d’un refus du fascisme incarné par le régime de Vichy ? Ou tout simplement se remémorer d’un passé perdu dans les oubliettes ? N’importe quoi e !
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    • mercredi, 26 avril 2017 15:59
    • Photo net

    Nationalisme économique

    L’Hindutva ou Indianité est une expression inventée par Vinayak Damodar Savarkar. C’est un concept politique qui sous-tend l'action de différentes formations politiques et culturelles indiennes. C'est un terme pseudo-sanskrit. Depuis les succès politiques du BharatiyaJanata Party - le Parti du peuple indien - fondé en 1980, en Inde du Nord et qui a été porté au pouvoir, l’Hindutva a pris une certaine importance dans la société indienne, selon une optique de protection du patrimoine indien, face aux « idéologies » venues de l'étranger, comme l'Islam, le Christianisme, le Capitalisme et le Communisme. De ce fait et afin de concurrencer Coca Cola et Pepsi, le département de protection des vaches du plus grand groupe nationaliste de l’Inde RashtriyaSwayamsevakSangh (Rss) a décidé de mettre sur le marché une boisson gazeuse faite à partir…d’urine de vache.
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