Editorial

    • lundi, 02 octobre 2017 11:04
    • Photo Net

    Malagasy: Un mal-être identitaire

    Il est très difficile de faire comprendre aux Malagasy qu’ils descendent tous, sans exception aucune, de migrants, tant qu’on ne trouvera des restes fossiles d’hommes préhistoriques, les habitants de cette île sont des arrivants d’au-delà des mers. Les Autochtones des Amériques (nord, centre et sud) sont aussi des migrants qui ont traversé le détroit de Béring (entre la Sibérie et l’Alaska) pour devenir les Inuits (Esquimaux, Alaska, Groenland), Algonquins et Navajos (Canada et Etats-Unis) Aztèques, Mayas (Amérique centrale), Quechuas des Andes et les tribus amazoniennes de toute l’Amérique du sud de l’Orénoque jusqu’en Patagonie. Malgré leurs origines de la Taïga sibérienne, personne ne met en cause leur statut d’autochtones du vaste continent américain. La même chose est valable pour les Aborigènes d’Australie car même si l’île-continent a été peu exploité durant les 30 000 années de leur présence sur ces vastes terres, ils furent toujours reconnus comme étant les premiers habitants ! Il y a bien un adage malagasy qui dit « mpatsak’Antananarivo, ny taloha ihany no voalohany » (chercheurs d’eau d’Antananarivo le premier arrivé est le premier servi), alors qui empêchent les Malagasy de raisonner de la sorte?
    Lire la suite ...
    • jeudi, 28 septembre 2017 15:04
    • Photo Net

    Enfer au paradis

    Les embouteillages sont devenus une situation quotidienne, pour ne pas dire habituelle, pour les habitants d’Antananarivo et ceux qui y viennent pour travailler. Le « Grand Tana » ou plus exactement l’agglomération d’Antananarivo compte actuellement environ de 3 millions d’habitants pour ne pas dire plus. Selon bon nombre de projections, le taux de croissance de la population est de 4,6%, largement au-dessus du taux national à 2,9%. A ce rythme, l’effectif de la population tananarivienne doublera d’ici 15 à 20 ans (2034). Plusieurs communes de l’agglomération sont concernées par ces embouteillages: le centre-ville d’Antananarivo, Analakely, Antaninarenina, Antanimena, Soarano (La Gare), le VIème arrondissement (Ambohimanarina), le quartier dit « Météo », les 67 ha, Anosy-Anosibe, Andrefan’Ambohijanahary, Soanerana, Ambanidia,… Pour les communes périphériques: Sabotsy-Namehana (nord), Talatamaty (nord- ouest), Mahazo (est), Tanjombato (sud), Itaosy (sud-ouest) avec Anosizato. La route Digue, construite bien des années, afin de prévenir les bouchons est sujette, dans certaines de ses portions, à des embouteillages pour cause de stationnements des taxi-brousse des lignes vers la partie sud de l’île, plus particulièrement au lieu-dit « Fasan’ny Karana » (lieu de crémation des Hindous).
    Lire la suite ...
    • lundi, 25 septembre 2017 07:41
    • Photo Net

    Révision Constitutionnelle: Mission impossible

    Le Président de la République veut ouvrir le débat sur certains points de la Constitution, entre autre l'article sur sa démission avant les élections, la durée d'organisation de cette élection, l'élection du Président du Fokontany. Il a pu demander l'avis de la Haute Cour Constitutionnelle, étant donné que ces articles sont déjà inscrits dans toutes les Constitutions depuis la 1ère République. Si jamais la HCC donne une interprétation autre que la pratique depuis la 1ère République c'est que nous avons alors baigné dans l'illégalité depuis plus de 50 ans et la HCC a procédé à des prestations de serment sur une Constitution bancale? Mais en tous les cas, une révision constitutionnelle n'est possible que par voie référendaire, et préalablement le projet doit passer par au moins 3/4 des membres du parlement (Assemblée Nationale et Sénat). Dans le temps qui court, il y a 151 députés et 63 sénateurs, si 61 des sénateurs sont supposés du côté du régime, il fallait 3/4 des voix du parlement pour accepter le projet de Constitution avant de le faire voter par référendum. Alors trouver 100 députés, le reste des 161 des 3/4 est une mission quasi impossible sauf grosse mallette institutionnelle. Le vote sera public, et quid des députés qui vont se dévoiler pour défendre ce régime à l'agonie de la fin de règne?
    Lire la suite ...
    • jeudi, 21 septembre 2017 13:58
    • Photo Lexpress

    Rohingyas : Cas d’école d’une immigration

    La situation des Rohingyas dans la région nord-ouest (Arakan) de la Birmanie préoccupent la Communauté Internationale à majorité occidentale ainsi que les Etats musulmans connus pour leur poids sur la scène internationale tel le Pakistan, Turquie, Arabie Saoudite, Malaisie,… Tout ce monde a peur qu’il y ait un « nettoyage ethnique » ou une génocide dans cette partie du monde sans qu’on s’en offusque. Mais qui sont les Rohingyas ? Selon les ethnologues britanniques, mais non Birmans, les Rohingyas sont « un groupe ethnique de langue indo-européenne et de religion musulmane vivant principalement dans le nord de l'État d'Arakan, dans l’ouest de la Birmanie. Les Rohingyas se distinguent des Arakanais, de langue lolo-birmane et bouddhiste, qui forment la majorité de la population de l'Arakan. Le terme apparaît pour la première fois sous la forme de Rooinga et de Rovingaw dans un texte écrit en 1799 par le géographe et botaniste écossais Francis Buchanan-Hamilton ». Cette définition parle d’elle-même. De 1824 à 1826, lors de la conquête de la Birmanie par le Royaume Uni, les Rohingyas servaient comme supplétifs dans l’armée britannique et ils furent dorénavant considérés comme des traîtres par la majorité des Birmans. D’ ailleurs le nationalisme/patriotisme birman est né par le rejet des dockers indiens importés par l’administration britannique afin de mâter les travailleurs Bamars (Birmans).
    Lire la suite ...
    • mercredi, 20 septembre 2017 12:29
    • Photo Net

    La boite de Pandore est ouverte

    Dans la mythologie grecque, Prométhée (créateur des hommes) vola le feu aux Dieux pour le donner aux humains. Pour se venger, Zeus ordonna à Vulcain (dieu du feu) de créer une femme faite de terre et d’eau. Elle reçut des Dieux de nombreux dons: beauté, flatterie, amabilité, adresse, grâce, intelligence, mais aussi l’art de la tromperie et de la séduction. Ils lui donnèrent le nom de Pandore, qui en grec signifie "doté de tous les dons". Elle fut ensuite envoyée chez Prométhée. Epiméthée (créateur des animaux), le frère de celui-ci, se laissa séduire et finit par l’épouser. Le jour de leur mariage, on remit à Pandore une jarre dans laquelle se trouvaient tous les maux de l’humanité. On lui interdit de l’ouvrir. Par curiosité, elle ne respecta pas la condition et tous les maux s’évadèrent pour se répandre sur la Terre. Seule l’espérance resta au fond du récipient, ne permettant donc même pas aux hommes de supporter les malheurs qui s’abattaient sur eux. C’est à partir de ce mythe qu’est née l’expression "boîte de Pandore", qui symbolise la cause d’une catastrophe. En organisant un petit déjeuner avec la presse, le Président Hery Martial Rajaonarimampianina, samedi dernier au palais d’Etat d’Iavoloha, a ouvert les débats sur la révision de la Constitution autour des articles 47, 143 et 152.
    Lire la suite ...
    • dimanche, 17 septembre 2017 18:50

    Village Touristique – Mahajanga: Maninona no manono olona isan-taona?

    Fanehoan-kevitra Village Touristique – Mahajanga: Maninona no manono olona isan-taona? Mila ho isan-taona no itrangana faty olona eo amin’ny Village Touristique nefa toa tsy misy olona mandray andraikitra mba tsy hiverenan'izany. Iza no tompon'andraikitra voalohany amin’izany?
    Lire la suite ...
    • vendredi, 15 septembre 2017 13:35
    • Photo Archives Libération

    Article 46: Panique en haut lieu

    Rajao mianakavy (Rajaonarimampianina et consorts) sont en pleine panique à quelques mois des élections présidentielles de 2018, la cause ? L’article 46 dans son alinéa 2 qui déclare : « Le Président de la République en exercice qui se porte candidat aux élections présidentielles démissionne de son poste soixante jours avant la date du scrutin présidentiel. Dans ce cas, le Président du Sénat exerce les attributions présidentielles courantes jusqu'à l'investiture du nouveau Président. » Cette disposition de la Constitution de la IVème République provoque des questionnements pour l’administration actuelle. Effectivement à l’alinéa 4 du même article il est stipulé : « Il est interdit à toute personnalité exerçant un mandat public ou accomplissant des fonctions au sein des institutions et candidat à l'élection présidentielle, d'user à des fins de propagande électorale, de moyens ou de prérogatives dont elle dispose du fait de ses fonctions. La violation qui en serait constatée par la Haute Cour constitutionnelle constitue une cause d'invalidation de la candidature. »
    Lire la suite ...
    • lundi, 11 septembre 2017 14:11
    • Photo Présidence

    Le mythe anglais

    Les communications concernant la récente visite du Président Hery Rajaonarimampianina en Grande–Bretagne ont fait une certaine unanimité comme si personne ne trouve à dire sur nos relations bicentenaires avec ce royaume. Il est évident que le passage des Anglais à Madagascar durant le 19ème siècle a laissé des traces ineffaçables dans la mentalité et les valeurs des Malagasy. Parmi celles-ci figurent notre attachement sans faille à l’éducation, ce sont les missionnaires anglais de la London Missionary Society (LMS) qui ont transcrit la langue malagasy en caractères latins remplaçant en moins de deux ans (1818-1820) l’ancien sorabe, celle en caractères arabes en provenance du sud-est. Sans compter qu’en 12 ans de présence anglaise seulement, Antananarivo et ses environs possédaient plus de 3000 élèves sachant lire, écrire faire de l’arithmétique. L’Angleterre a été le premier pays européen à accueillir des étudiants malagasy pour leur donner des formations administratives et techniques et même plus tard des médecins. Mais vers la fin du 19ème, suite à la Conférence de Berlin durant laquelle l’Europe se partageait l’Afrique, Madagascar a été « échangé » avec Zanzibar par l’Angleterre et nous avons vécu pendant 65 ans les affres de la colonisation française.
    Lire la suite ...
    • samedi, 09 septembre 2017 20:20
    • Photos site de prélèvement de l'ancien pont à Antohomadinika transféré à Lohariandava

    Bonne gouvernance: Une chimère, on fait croire construire du neuf avec du vieux

    Le président de la République Hery Martial Rajaonarimampianina a inauguré un mois de cela la réhabilitation d’une portion du chemin de fer Tananarive-Côte Est (TCE) détruite par le passage du cyclone Enawo. Ces dégâts cycloniques ont isolés les populations de Lohariandava, Razanaka, Fanasana et Anivorano Est qui dépendent totalement de cette ligne TCE. Un des 147 ponts ferroviaires a été entièrement mis hors d’usage par le cyclone au mois de mars dernier interrompant ainsi le trafic ferroviaire. Durant environ 5 mois, les habitants le long de la voie ferrée devaient parcourir plus d’une trentaine de kilomètres à pieds afin de rejoindre la route nationale (RN2) reliant Antananarivo à Toamasina, pour évacuer à dos d’hommes les produits de leur labeur ou pour rejoindre un hôpital. La reconstruction du pont a été financée sur fonds propres de l’Etat pour un montant de 2 milliards d'Ariary, et les travaux ont été réalisés par la société OTI (Ouvrages et Travaux Industriels), en relation avec le Ministère des Transports et de la Météorologie.
    Lire la suite ...
    • mercredi, 06 septembre 2017 20:13
    • Photo Net

    Juges audacieux

    « La grandeur d’une Nation réside dans sa fidélité à la Constitution, dans le strict respect de la loi, et surtout dans la crainte de Dieu », a déclaré le président de la Cour Suprême du Kenya, David Maraga. Et ce à la suite de la décision historique du 1er septembre, en annulant les élections présidentielles du 08 août dernier et ordonnant la tenue de nouveau scrutin dans les deux mois. Cette décision est consécutive à la saisine par l’opposant Raila Odinga qui dénonce des irrégularités durant le scrutin. Ainsi la plus haute instance judiciaire kenyane invalide la réélection du président sortant Uhuru Kenyatta. A la question de savoir si les élections ont été tenues dans les termes de la Constitution, la majorité des juges (5 sur 7) ont répondu par la négative. Ils considèrent que les irrégularités exposées par l’opposition ont eu un impact sur le résultat de l’élection. Ces résultats sont donc nuls et non avenus. L’élection présidentielle avait été remportée par le chef de l'Etat sortant Uhuru Kenyatta avec 1,4 million de voix d'écart soit 54,27 % des suffrages contre 44,74 % pour Raila Odinga. Après l’annonce des résultats le 11 août des émeutes sont apparues, notamment dans les bidonvilles de Nairobi et à l'ouest du pays, réprimées violemment par les forces de l’ordre. Un bilan révèle un nombre de 30 morts et des centaines de blessés surtout dans les faubourgs de Nairobi.
    Lire la suite ...
Page 3 sur 21
B1 - Polyclinique
B2 - Toa