Editorial

    • lundi, 24 août 2015 12:54

    Disque troué

    Difficile accouchement d’une nouvelle majorité parlementaire dans un faux climat d’apaisement pourtant garant d’une stabilité politique. Condition « sine qua non » de la vraie relance économique de la Grande île. Presque à mi-mandat, Hery Rajaonarimampianina, intronisé au commandement suprême du pays par les hommes du Mapar qu’il classifie actuellement comme un paria, le Président de la République, malgré les efforts de ses lieutenants, n’arrive pas à asseoir cette majorité parlementaire. Les chefs des églises se sont déjà pliés en quatre pour recoller les morceaux au nom du Fihavanana mais le « démon » de la division tient tête à l’exorcisme. La politique de mallette a déjà été mise en œuvre, mais ces députés indociles veulent toujours plus. La préoccupation de leur sujet n’est que le cadet de leur souci.
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    • mardi, 18 août 2015 16:15

    Pseudo-victoire

    Officieusement, le parti présidentiel Hery Vaovaon’i Madagasikara a raflé plus de 50% des postes de maires à pourvoir dans tout Madagascar. Le défi de remporter les 1000 communes est donc largement atteint. Même si ces élections sont un peu mitigées, une victoire c’est une victoire. Les bouteilles de champagne et les bois carrés peuvent sortir du placard. A charge des ministres ou députés coach d’inventer les raisons de la réticence des électeurs avec un taux record jamais battu de 75% d’abstention. Jean Nicolas Randrianasolo, le député de Madagascar aux multiples couleurs politiques pour maquiller la déconvenue du Hvm dans sa circonscription à Betroka avance une histoire à dormir débout comme quoi, des dahalo ont saccagé des bureaux de vote. Il aurait pu se taire comme la députée Cathy de Mananjary battue à plate couture par la bande à Dadafara, président fondateur du parti Refondation totale de Madagascar, au cœur de son fief. Mais après cette « pseudo- victoire » que va-t-il se passer ?
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    • jeudi, 13 août 2015 16:49

    Laver l'affront

    Des questions se posent dans les milieux politiques. Où Ratsiraka veut-il en venir en faisant cette apparition télévisuelle toujours spectaculaire outre la présentation de sa biographie. Si les uns pensent que l’Amiral fait ce show pour ne pas se faire oublier sur l’échiquier politique malgré la force de l’âge qui pousse les troisièmes générations à une étalage d’idée et de connaissance, les autres estiment que l’ancien Président de la République veut encore faire un dernier coup d’éclat politique en faisant un clin d’œil à l’actuel chef d’Etat Hery Rajaonarimampianina. Didier Ratsiraka après ses mandats en dents de scie veut sortir par la grande porte ? Ceci explique-t-il cela pour justifier la présence de Rivo Rakotovao président national du parti présidentiel Hery Vaovaon’i Madagasikara ? Mais de toutes les manières, l’homme fort de l’Arema, bien qu’il a déjà fait preuve d’humilité à chaque occasion, lors du processus de la réconciliation nationale diligenté par le FFKM entre autres, a profité du moment d’hier devant les téléspectateurs pour laver l’affront en mettant au dos du feu du Général Andriamahazo, paix à son âme, comme commanditaire de l’assassinat du général Richard Ratsimandrava au grand dam de la grande famille de l’armée malagasy même si cette vibrante déclaration n’aura peut-être pas beaucoup d’impact inattendu que de la part de la famille d’Andriamahazo ou émanant du journaliste Latimer Rangers cité comme source de l’information.
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    • mardi, 11 août 2015 15:21

    Sans issue

    La situation à Madagascar va de mal en pis. Des participants aux dernières communales truffées de fraudes et anomalies, font la queue auprès des tribunaux administratifs pour déposer leurs requêtes tandis que d’autres politiques ont manifesté publiquement leurs contestations dans quelques grandes villes. Dans tout autre domaine, des manifestations ici et là rend tristement célèbre la capitale de la Grande île. A Ampefiloha, les étudiants de l’Ecole Normale Supérieure sont sortis de leur mutisme face à un risque d’année blanche occasionnée par la grève des enseignants chercheurs. Aux 67 ha, les marchands occupant le terrain du Coum refusant d’évacuer les lieux bravent les forces de l’ordre de l’Emmoreg d’Analamanga. A Ankatso outre la grève du SECES soutenue par des étudiants, les habitants du campus ont également érigé un barrage pour montrer publiquement leur mécontentement face au délestage dans presque tous les quartiers de la capitale sans oublier la grève de l’inter-syndical de la Jirama contre l’implantation de la société américaine Symbion Power au central de Mandroseza.
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    • vendredi, 07 août 2015 12:06

    Cause toujours, je t'écoute

    Décidément, les histoires qui se répètent dans le paysage politique malagasy n’ont pas servi de leçon aux actuels dirigeants. Bien avant le processus électoral, quelques membres des médias ont déjà prévenu le Chef du Gouvernement sur une éventualité de crise post-électoral à cause des préparations bâclées mais le Premier Ministre Jean Ravelonarivo n’a pas voulu croire un mot. « Nous devrions attendre sagement la proclamation des résultats au lieu de déstabiliser l’opinion. Des mauvaises langues ont prédit qu’il n’y aura pas d'élection alors que la CENI-T est déjà à pied d’œuvre » a-t-il dit.Pas plus tard qu’hier ce même Premier Ministre lors de son déplacement à Soaniedanana a accusé les plaignants d'être des mauvais perdants et des semeurs de trouble. En dépit des réclamations ici et là, des mouvements de contestations à Fianarantsoa, Ilakaka, Toliara, Antsirabe, Ampasikely et à Fenerive-Est, Jean Ravelonarivo estime toujours que les élections se sont bien passées.
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    • mercredi, 05 août 2015 11:22

    Chaise éjectable

    L’histoire de l’obtention de visa auprès de l’ambassade de France pour les membres de la délégation malagasy en vue de la 9e édition des Jeux des îles qui se déroule actuellement à La Réunion a fait couler beaucoup d’encre ces derniers temps. A la Réunion le coup d’envoi a déjà été lancé depuis cinq jours pour des Jeux qui ne durent que neuf jours. A Ambatomena, des athlètes et des journalistes sportifs se donnent encore beaucoup de peine pour l’acquisition du fameux visa pour ces Jeux. Certains ont même invité Hery Rajaonarimampianina, Président de la République à intervenir. Tous les moyens sont bons. En se sentant visé par les critiques acerbes et parfois déplacées, le service consulaire de l’Ambassade chargée de la délivrance de visa pour l’île de La Réunion est finalement sorti de son silence tenant le ministère de la Jeunesse et des Sports responsable de cette débâcle.L’Ambassade de France pour mieux servir les participants aux Jeux a déjà programmé un rendez-vous pour les membres de la délégation bien avant le début des Jeux mais, Ambohijatovo qui a ses propres manières de gérer les choses n’a pas voulu se soumettre à n’importe quelle organisation. Le Ministre de la Jeunesse et des Sports, Jean Anicet Andriamosarisoa avait encore d’autres chats à fouetter durant les Communales à Fianarantsoa.
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    • samedi, 01 août 2015 22:17

    Union contre nature

    Eh bien voilà, les urnes ont rendu leur verdict. Le vin est versé et il faut le boire jusqu’à la lie. Dans sa stratégie politique, le parti Hery Vaovaon’i Madagasikara va faire tout ce qui est possible ou impossible pour décrocher le maximum de fauteuils de maire. Tant pis si c’est au niveau des petits villages au fin fond de la brousse mais une victoire c’est une victoire. Les bailleurs de fond vont peut-être ouvrir le robinet en sachant que le parti du régime, à défaut d’une majorité parlementaire au niveau de l’hémicycle de Tsimbazaza, a pu finalement asseoir un équilibre politique en faisant « élire » mille maires dans tout Madagascar.Pour le parti Tiko i Madagasikara de Marc Ravalomanana, ancien Président de la République de Madagascar, l’objectif est aussi simple, remporter le maximum de places pour faciliter la préparation du retour de Ravalomanana au pouvoir. L’ élection de Lalao Ravalomanana, son épouse au poste du premier magistrat de la ville d’Antananarivo Renivohitra, capitale de la grande île entre autres.C’est du déjà-vu. Ce n’était pas Ny Hasina Andriamanjato, l’ancien Président de la délégation spéciale d’Antananarivo Renivohitra qui a délibérément voulu faire plonger les Tananariviens dans des tonnes d’ordures durant la saison de pluie mais, mon petit doigt me dit que quelqu’un a voulu lui couper l'herbe sous les pieds.Au lieu de riposter, le fils du pasteur a préféré abdiquer mais les Ravalomanana vont-ils en faire autant si jamais on leur met un bâton dans les roues ?
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    • mercredi, 29 juillet 2015 09:49
    • Photo: fournie

    Jeux des îles, Jeux de la honte

    Une grande première dans les annales du sport malagasy. Madagascar sera représenté par une délégation très réduite à la cérémonie d’ouverture ainsi qu’au défilé des athlètes prévu pendant cette cérémonie. Faute d’ organisation, à quelques jours du coup d’envoi, le 1er août, le ministère des Sports ainsi que les membres de la Commission d’organisation des Jeux des îles se démènent encore et se plient en quatre pour réunir la somme nécessaire pour régulariser le droit de visa de tous les membres de la délégation. Pour le Ministre des Sports Jean Anicet Andriamosarisoa, également coach du parti Hery Vaovaon’i Madagasikara à Fianarantsoa, la préparation des JIOI figure parmi les cadets de ses soucis. Il est trop occupé à faire élire ses candidats aux prochaines communales. Résultat, la Grande Île qui a été longtemps considérée comme le dragon de l’océan Indien va se faire tout petit durant la cérémonie d’ouverture. Il n’y aura que les footballeurs ainsi que les voiliers qui porteront les fanions de Madagascar face à plusieurs centaines d'athlètes qui sont fiers de porter haut les leurs. Une occasion en or pour nos adversaires aux Jeux de sacquer le moral de nos athlètes après le coup réussi de la solidarité créole concernant le droit de visa.
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    • lundi, 27 juillet 2015 09:02

    Vautours politiques

    Sans conteste, la révolution orange reste encore gravée dans la mémoire des Malagasy. Partout où il va, depuis son retour de Paris, le passage d’Andry Nirina Rajoelina, l’homme fort de la Transition a drainé une marée humaine de Fianarantsoa jusqu’à Antsonjombe en passant par Manakara, Mahajanga et Toamasina.La peur au ventre, le Premier Ministre, malgré une autorisation en bonne et due forme octroyée au parti MAPAR, est revenu sur sa décision. Un agissement qui n’a rien d’un pays qui se veut démocratique et prône à chaque occasion la bonne gouvernance ainsi que l’Etat de droit.La réalité parle d’elle même, la notoriété politique d’Andry Rajoelina est intacte. Mis à son actif, les hôpitaux « Manarapenitra » le Colisiuem d’Antsonjombe ainsi que l’infrastructure sportive pour les Rugbymen à Andohatapenaka sans oublier l’hôtel de ville d’Analakely etc... Andry Rajoelina a beaucoup donné mais n’a pas aussi été à l’abri des critiques acerbes du fait qu’il a eu le courage de diriger, d’une main de fer le régime transitoire, en dépit des pratiques abracadabrantes des vautours politiques qui ont l’habitude de sauter sur toutes les occasions pour leurs propres intérêts.
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    • mercredi, 22 juillet 2015 11:35

    Le monde à l’envers

    « Rendez donc à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu » Matthieu 22-21b. L’Eternel par le biais de son fils bien aimé a parfaitement illustré dans le saint écrit la séparation du pouvoir afin d’établir une vie bien ordonnée et bien organisée dans une société donnée. Loin de moi, simple mortel, l’idée de faire la leçon à nos prélats mais, les chefs d'Eglises chrétiennes, par ce processus de réconciliation nationale, sont en partie responsables de ce qui arrive dans le paysage politique national actuellement. Après avoir entrainé la nation malagasy au fond du trou où elle se trouve maintenant; à la manière dont ils ont dirigé le pays, Marc Ravalomanana et Didier Ratsiraka, respectivement Président de la République de 2002 en 2009 et chef d’Etat depuis la deuxième République, ont été blanchis comme neige sans avoir payé de leurs méfaits au nom de la « réconciliation nationale »Ce n’est pas à moi qui suis également mauvais pécheur de les juger mais je suis convaincu que ce n’était pas pour avoir volé un poulet ni violer une priorité dans un rondpoint qu’ils sont tombés de leur piédestal. Il y avait mort d’homme, l’économie nationale à genou. Les gouvernants roulaient sur l’or tandis que les gouvernés ne savaient plus de quoi se nourrir.
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