Editorial

    • jeudi, 10 août 2017 13:58
    • Photo Sobika

    Résurrections ?

    Ces derniers jours il y a eu quelques « résurrections » sur la scène politique malagasy, des personnes qu’on a cru totalement sorties de notre vie quotidienne, voilà qu’ils annoncent leur retour ! Beaucoup pensent que faire de la politique est un jeu ressemblant de près ou de loin à du « poker ». On fait le mort pendant quelques temps et on resurgit soudainement en rappelant le bon souvenir du peuple. Quel souvenir ? Certains ont tenu des responsabilités sans discontinuer dans ce pays pendant 19 ans, qu’est-ce qu’ils ont laissé comme héritage ? Un autre a gouverné Madagascar pendant 21 ans et fut deux fois renvoyé comme un malpropre mais n’arrive jamais à se retirer de la vie publique malgré la diminution assez significative de son champ visuel ! Il est vrai que ce dernier se tait actuellement mais cela ne signifie pas qu’il s’est totalement retiré de la politique, en privé il déclare encore qu’il est le « seul vrai homme d’Etat à Madagascar». Un autre non content d’avoir eu du succès dans sa vie professionnelle, s’est aussi pris de vertige dans le monde politique et il a du mal à passer la main.
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  • Attention, âmes sensibles, passagers car Ankazobe calcinés.
    Attention, âmes sensibles, passagers car Ankazobe calcinés.
    • lundi, 07 août 2017 12:02
    • Photo Archives Sobika

    Négligence et corruption

    Tous les Malagasy ont été secoués par l’accident d’autocar transportant des participants à une réunion nationale des Jeunes Chrétiens ou Sampana Tanora Kristianina ou STK du District de Soavinandriana, Région Itasy. Peu habitués à une telle hécatombe, presque tout le monde a suivi l’évolution des investigations concernant cette triste affaire. Les premières constatations révèlent une série de négligence, comment est-il possible que l’on ait continué le voyage alors que la voiture a connu plusieurs incidents techniques avant même d’arriver à Antananarivo ? Pourquoi n’a-t-on pas fait un simple transbordement vers un autre véhicule durant l’escale dans la capitale, cela aurait évité cet accident fatal. Nul n’est prophète ou devin pour savoir ce qu’avait dans sa tête le propriétaire du véhicule. Selon les déclarations des témoins, c’est ce dernier qui a conduit l’autocar, était-il qualifié pour ce genre de voiture ? Ou aurait-il dû salarier une personne plus qualifié pour ce genre de trajet ? Le retard pris sur la visite technique est-il le fait d’un oubli involontaire ou d’une négligence ?
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    • vendredi, 28 juillet 2017 11:26
    • Photo Sobika

    Pour qui sonne le glas ?

    Les actualités nationales en ce moment font penser à ce roman d’Ernest Hemingway. Tout s’écroule derrière une façade d’insouciance et de légèreté dans les apparences. Personne ne semble se soucier de l’inflation des prix des produits de première nécessité (PPN), même le citoyen lambda trouve cela dans l’ordre des choses. Les attaques meurtrières de bandits écumant la capitale est devenue presqu’une banalité. Évidemment, l’actuelle administration profite de cette situation pour tenter d’instaurer un État dictatorial afin de « lutter contre la corruption et l’insécurité », tout n’est que prétexte. La communauté dite internationale pour ne pas dire « occidentale » s’en contre-fout de ce que subit le peuple malagasy, d’autant plus que celui-ci se laisse faire, quelle aubaine pour les profiteurs étrangers ! Une situation instable donne avantage aux mafias extérieurs qu’elles soient jaune, blanche ou noire. La corruption est devenue la norme et lutter contre elle devient une anomalie. Rien d’étonnant à ce que le combat contre la corruption ne se concentre que sur un seul cas.
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    • lundi, 24 juillet 2017 09:33

    État sauvage

    Il y a plusieurs définitions au terme sauvage selon les contextes. Utilisé comme adjectif, le terme « sauvage » désigne des animaux qui n’ont pas été apprivoisés, vivant dans la nature, il en va de même en botanique pour les végétaux qui n’ont pas été planté volontairement. « Sauvage » indique aussi des lieux inhabités ou isolés, enfin il traduit aussi quelque chose de subite ou spontanée. En tant que nom, le mot « sauvage » décrit une personne ou un groupe aimant vivre seule ou isolément ou de manière recluse. Il peut aussi signifier quelqu’un de brusque voire brutal et rustre. Autrefois les ethno-anthropologues décrivent comme « sauvages » les peuples n’appartenant pas aux grandes civilisations humaines : gréco-romaines, moyen-orientales, sino-indiennes, japonaise, cette expression visait surtout les nations d’Afrique et d’Océanie ainsi que les Amérindiens réduites à la seule expression d’ «ethnies ». L’antonyme (contraire) de l’« état sauvage » est l’ « État domestique » ou en captivité, plus particulièrement les animaux. Avec le temps les intellectuels et chercheurs ont développé le vocable « état de nature ou état naturel » afin de moins choqué les oreilles sensibles. Pour tout simplifier l’ « État sauvage » démontre une situation où prévaut l’absence de lois sauf celle du plus fort. État sauvage rime avec « loi de la jungle » déterminant qu’on est dans le règne animal ! Quand des hauts responsables renient et défient les lois auxquelles ils sont soumis et qu’ils doivent appliquer, cela veut dire « anarchie » synonyme d’ « État sauvage ». Ici l’antonyme est l’ « État de droit » que les élites et autres hommes politiques ânonnent partout, qu’ils soient pour, contre ou neutres vis-à-vis de l’administration HVM. Dans la pratique le contraire prévaut, on ne respecte pas les décisions de justice. Le pire est que cette anarchie ou État sauvage se vit chaque jour à travers l’insécurité généralisée sur tout le territoire, il n’y a pas un seul jour où les médias ne rapportent des attaques à main armée sur des taxi-brousses. Les coupeurs de route font désormais partie du paysage de nos routes nationales. Sans oublier les pillages de domiciles qui se déroulent dans nos campagnes et même dans les grandes agglomérations comme la capitale. Les victimes sont les classes besogneuses et ce depuis toujours pour ne pas dire dès l’origine de la nation malagasy.
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    • samedi, 22 juillet 2017 11:10

    La pirogue coule ?

    Sur le pont de Kamoro, l’on y danse l’on y danse, Sur le pont de Kamoro, un petit tour et l’on s’en va.Cette ronde enfantine rappelle bien la situation de ces derniers jours. Cela fait plus d’un an que le ministre des Finances sortant a exprimé son désir de quitter le gouvernement pour « divergences de vue». Il a finalement pris sa décision le 17 juillet dernier de ne plus faire partie définitivement de l’actuelle administration Rajaonarimampianina. La circonstance semble être un peu cocasse car durant l’inauguration du nouveau pont sur la rivière Kamoro, le Chef de l’état déclare publiquement ignorer cette démission de son grand argentier. S’est-il fait leurrer par son entourage ? Ou a-t-il délibérément feint d’ignorer ce qui se passe ? Toujours est-il que tout le monde se rit du comportement de nos dirigeants. Le déroulement des affaires de nos jours n’est pas sans rappeler ce qui s’était passer à la fin du premier Etat malagasy avant la Colonisation, d’un côté on a le gouvernement de la reine qui n’était effectif que dans la citadelle (Anatirova et Andafiavaratra) et de l’autre, le reste du pays est livré à l’insécurité et aux exploitations aurifères détenues par des étrangers (Français et Anglais) qui profitent à l’entourage du premier ministre de l’époque. Cette brève évocation historique doit nous faire comprendre que la mauvaise gouvernance à Madagascar ne date pas d’hier !
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    • jeudi, 13 juillet 2017 18:32
    • Sary Fampiaingona Sobika

    Fantatrao ve: Fananan-tany sy ny fizaka-manana

    Isaorana hatrany ny namantsika mpahay Lalàna mitondra fanazavana ho antsika. Ny FIZAKA-MANANA ("Prescription Acquisitive") dia ..SAZY MAHAZO IREO OLONA MISORATRA AMIN'NY TANY KANEFA TSY NANAMAINTY MOLALY IZANY TANINY IZANY NANDRITRA NY 20 TAONA ("sanction contre les propriétaires inscrits qui ne mettent pas en valeur leur terrain durant 20 années"). Izany hoe, raha tsy noraharahian'ilay olona misoratra amin'ny tany ny taniny!...Nisy olon-kafa efa nipetraka teo ka nanamainty molaly (nampiasa, namboly, ... ) azy nandritra ny 20 taona fara-fahakeliny!..Amin'izay dia azon'ilay olon-kafa nipetraka sy nanamainty molaly teo ny mangataka ny hahazoany ny tany ary ny hanoratana izany tany izany amin'ny anarany.!! Rehefa mahatsapa ilay olona fa feno ny 20 taona ny nanamaintisany molaly tsy nisy RAORAO an'ilay tany vita "titre" dia toy izao avy ny dingana lalovany: 1-) Manao "plan" an'ilay tany ary mangataka ny Fanamarinana fananan-tany ("certificat d'immatriculation et de situation juridique") any amin'ny Sampan-draharahan'ny Fananantany ("Service des Domaines")! Avy eo... 2-) Mangataka amin'ny Fitsaràna ny Didy ahafahan'ny Kaomisiona voalazan'ny Lalàna hanao ny Fitsirihana eny an-toerana ("Ordonnance de constatation de mise en valeur").
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    • jeudi, 13 juillet 2017 14:50
    • Photo CNN

    Donald Trump: Devenir chef de l’establishment

    Durant toute sa campagne électorale, le magnat de l’immobilier et un des personnalités les plus riches des Etats-Unis, Donald Trump, n’a de cesse de critiquer l’establishment de Washington qu’il qualifie de mollasson et de dérive contre la population américaine. Pour cet homme d’affaires pesant des milliards de dollars, la faute incombe à cette élite washingtonienne qui a lancé la Mondialisation au détriment des millions d’employés américains composant la classe moyenne. Dans la réalité Donald Trump reproche à l’establishment d’avoir épousé pendant 8 ans les idées de la gauche américaine qui a poussé au pouvoir Barack Hussein Obama. Pour cette raison il a emprunté un discours populiste afin de cimenter les White Anglo-Saxon and Protestant (WASP) composant 51% de la classe moyenne américaine en lançant son slogan « America first », l’Amérique d’abord. Cela a fait mouche en pleine transformation de la société de l’Amérique du nord, les électeurs blancs dans les Etats les plus touchés par la crise économique depuis presque 10 ans, ont voté pour lui car dans leurs représentations ses gens ont peur que l’héritage laissé par leurs ancêtres soit sacrifié sur l’autel de la mondialisation.
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    • mardi, 11 juillet 2017 09:34
    • Photo Archives Sobika

    Foncier : Un réseau de nouveaux arnaqueurs sévit

    Pour lutter contre des malveillants qui profitent de la détresse des plaignants, espérant trouver justice à leur cause, le Tribunal d’Anosy a pris des dispositions drastiques sur le mode d’accès au Palais. Malheureusement cela n’a pas suffi, depuis plus d’un an maintenant, un groupe de nouveaux arnaqueurs sévit au sein du Tribunal à Anosy et ce au vu et su de tous, notamment certains magistrats. En effet une dame, fille d’un général à la retraite et femme d’un huissier au dit Tribunal, ont mis en place un réseau d’arnaque qui a déjà fait plusieurs victimes et dont les préjudices se comptent actuellement en milliards d’Ariary. Ces personnes-là, avec des complicités des agents du service des domaines et certains magistrats font la pluie et le beau temps au Tribunal. Ce couple travaille sous couvert de prêtes noms pour ne jamais être inquiété. Ils s’accaparent de biens immobiliers, bâtis et terrains, d’autrui. Le mode opératoire est la suivante : ces personnes identifient les maisons ou les terrains qui les intéressent, font une demande de prescription acquisitive au Tribunal. C’est-à-dire, ils sollicitent l’acquisition des dits biens sous prétexte qu’ils y habitent ou occupent les lieux depuis plus de 20 ans.
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    • mardi, 11 juillet 2017 08:56
    • Photo Archives Sobika

    La vie est belle

    La France gratte ses tiroirs pour faire des économies, afin de réduire ses déficits budgétaires, le budget des ministères se voient diminuer partout. L'Italie risque la faillite, comme la Grèce. Elles ont dû prendre des mesures drastiques en augmentant leurs impôts.L'Allemagne entre dans une cure d'amincissement, on cherche partout les niches budgétivores. Tout le monde serre leur ceinture. Mais Madagascar, tout baigne, c'est la belle vie et les dirigeants attendent que L'Europe lui serve à boire, et du champagne millésime en plus, ils attendent des dons non remboursables, soit disant aide aux développements. Ils multiplient les voyages au frais de la princesse, 14 juillet oblige, pourquoi pas s’asseoir à côté de Donald Trump, invité de marque d'En marche tant qu'on y est. Boff, on emprunte de l'argent dans une banque primaire pignon sur rue, pour boucher les troues de nos déficits, sinon on aura pas l'emprunt d'une autre banque des Street.
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    • lundi, 10 juillet 2017 17:12
    • Photo Archives

    Douane malagasy: Convalescente ou malade ?

    Il y a certainement un mauvais fonctionnement au sein de la Douane malagasy qui entraîne certainement un malaise. Depuis des décennies, le service des douanes soulèvent des doutes sur ses modes opératoires. Personne ne peut connaître si celles-ci sont dues à de l’incompétence, de la malversation ou à des textes officiels totalement dépassés par le contexte du commerce international de notre époque. Tout le monde sait très bien que les lourdeurs administratives font le terreau de la corruption, car les importateurs sont pressés de récupérer leurs marchandises pour les vendre. Donc il est classique que certains préfèrent donner des bakchichs afin de s’en tirer au plus vite. Pensant lutter contre cette corruption, qui selon eux, est induite par les opérateurs, nos responsables douaniers ont mis en place le Contrat de Performance dans le but d’accélérer la sortie des Douanes des marchandises importées à Madagascar. Telle est la bonne intention ou la panachée que nos dirigeants ont trouvé. Malheureusement sur le terrain, ce n’est pas souvent le cas. Il semble bien que beaucoup d’opérateurs sont victimes de décisions unilatérales de la part des autorités douanières sur ce que l’on appelle les redressements sur la valeur transactionnelle des marchandises. Ainsi certains des opérateurs économiques se demandent pourquoi n’applique-t-on pas la note 145 qui base la déclaration douanière sur la facture transactionnelle des produits.
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