Editorial

    • samedi, 29 avril 2017 14:10
    • Photo Sobika

    N’importe quoi

    Depuis 2013 nous vivons sous le régime du « n’importe quoi ». Même les bonnes intentions se transforment en désastre. Afin de prévenir la sécheresse durant cet hiver austral, nos hauts responsables ont décidé de faire tomber la pluie artificiellement. Malheureusement les résultats escomptés ont déçu tout le monde, au lieu des ondées bénéfiques les Malagasy ont eu droit à des grêlons aussi gros que les betteraves. En fait nous vivons sur une terre, Madagascar, qui a horreur des mensonges et autres bobards, rien d’étonnant que rien ne va dans la bonne direction. Aucun dessein aussi meilleur soit-il, n’a abouti, tout est tombé à l’eau. Le bilan de l’actuel régime avoisine le zéro pointé, sans le soutien de l’Emmo-Reg, il y a longtemps qu’il serait balayé. Les célébrations du 150ème anniversaire des relations diplomatiques américano-malagasy ont été boudées par le gouvernement et seuls les seconds couteaux ont bien voulu participer à la Mairie d’Antananarivo aux cérémonies du souvenir, n’importe quoi ?! Alors qu’on a apporté quelques bouquets au cimetière des soldats …britanniques tombés sur notre sol en 1942, est-ce la marque d’un refus du fascisme incarné par le régime de Vichy ? Ou tout simplement se remémorer d’un passé perdu dans les oubliettes ? N’importe quoi e !
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    • mercredi, 26 avril 2017 15:59
    • Photo net

    Nationalisme économique

    L’Hindutva ou Indianité est une expression inventée par Vinayak Damodar Savarkar. C’est un concept politique qui sous-tend l'action de différentes formations politiques et culturelles indiennes. C'est un terme pseudo-sanskrit. Depuis les succès politiques du BharatiyaJanata Party - le Parti du peuple indien - fondé en 1980, en Inde du Nord et qui a été porté au pouvoir, l’Hindutva a pris une certaine importance dans la société indienne, selon une optique de protection du patrimoine indien, face aux « idéologies » venues de l'étranger, comme l'Islam, le Christianisme, le Capitalisme et le Communisme. De ce fait et afin de concurrencer Coca Cola et Pepsi, le département de protection des vaches du plus grand groupe nationaliste de l’Inde RashtriyaSwayamsevakSangh (Rss) a décidé de mettre sur le marché une boisson gazeuse faite à partir…d’urine de vache.
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    • lundi, 24 avril 2017 17:31
    • Photo Lenine, Net

    Rationnel ou superstitieux

    La Russie a toujours eu une histoire traversée de moments de drame et de gloire. Ce vaste pays, le plus étendu du monde, renferme d’énormes richesses qui ont toujours attirées les états voisins. Que ce soient les Orientaux (Sino-Mongols), Occidentaux (Vikings et Allemands) voire les Méridionaux (Arabo-Turcs) tous voulaient dominer l’immense Russie. Les peuples habitant cette contrée géante à l’ouest comme à l’est de l’Oural, ont toujours été connus pour leur attirance à des superstitions de toute de sorte ainsi qu’à leur foi chrétienne orthodoxe deux fois millénaire. Cet état d’esprit a été forgé par les nombreuses invasions qu’ils ont dû subir. Néanmoins les Russes ont toujours connu des chefs fondateurs et rédempteurs tel qu’Ivan le Terrible, Pierre le Grand, Alexandre Ier… Mais nous allons remonter son histoire il y a 100 ans. A la fin du 19ème siècle, la Russie nageait en pleine misère, son empereur Nicolas II (1894-1917) était tout sauf un monarque. Pour une Nation superstitieuse, le fait que son souverain n’avait pas un héritier mâle est un signe de malédiction. En 1903 pendant la canonisation du starets (saint) Séraphin à Sarov à laquelle assistait Nicolas II et sa royale famille, devant l'assistance réunie, un vagabond Grigori Efimovitch Raspoutine entre en transe et prédit la naissance d'un héritier mâle au trône impérial.
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    • jeudi, 20 avril 2017 11:00
    • Photo Net: Conakry Guinée

    Un modèle à méditer

    Ces dernières semaines, le président guinéen Alpha Condé, président de l’Union Africaine (UA), nous a montré qu'il n'était pas homme à prendre des gants. Ce chef de l’Etat guinéen n’a pas hésité à tancer ses homologues africains et il a parfaitement raison. Comment certains dirigeants de ce continent osent défier leurs compatriotes en menant un niveau de vie 1000 fois supérieur à celui de leurs concitoyens et ce avec la complicité des dits bailleurs de fonds. Effectivement comment croire que ces Occidentaux sont nos alliés indispensables alors qu’ils demandent aux forces vives de chaque Nation de patienter en attente de calendrier électoral !! En d’autres termes cela s’apparente à « non-assistance à Nation (personne) en danger », c’est eux qui doivent être jugés devant le Tribunal Pénal International (TPI) mais non les leaders africains qui osent défendre leurs intérêts nationaux. Ces derniers sont présentés comme des criminels de guerre et autres génocidaires.
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    • lundi, 17 avril 2017 18:53
    • Photo Sobika

    Pâques de la misère

    Même si la célébration pascale n’atteint pas une intensité égale à celles des fins d’années, on peut dire que cette année ,Pâques est celle de la misère. Chaque année les homélies du dimanche pascal des Églises vantent des « Pâques de la victoire » en référence à la célébration de la Résurrection christique. Mais si Jésus a vaincu la mort selon la foi chrétienne, une chose est sûre les Malagasy nagent encore en plein misère. Depuis des lustres ils attendent la fin de leurs souffrances, on parle que d’un passé meilleur que le présent ! Depuis plus de deux décennies que les temples font deux offices par dimanche, que certains olibrius se déclarent « prophètes », « grands prêtres » au minimum « pasteurs », sans oublier la multiplicité des sectes, mais la nation nage dans la pauvreté. Pourtant notre île est parmi les plus riches de la planète. Des débats d’idées sont organisés ici et là pour comprendre le pourquoi de cette misère et quelles sont les solutions. En y regardant de près on constate que nos élites parlent dans le vide et leurs manières d’aborder les problèmes ressemblent plus aux sermons dominicaux qu’une approche pragmatique des réalités.
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    • jeudi, 13 avril 2017 15:20
    • Photo Archives

    Anarchie ou discipline

    Madagascar vit actuellement dans une situation d’anarchie complète. Insécurité et indiscipline règnent partout sous toutes les formes : tribunaux populaires, contestations sociales plus ou moins valables, kidnappings, corruptions étalées au grand jour avec l’évasion organisée d’une prévenue !!! Tout le monde se demande jusqu’où ira-t-on ? L’absence de réaction peut traduire l’installation insidieuse d’une anarchie certaine dans le pays. On dit en Médecine que l’ « inflammation fait le lit du cancer », c’est-à-dire qu’en enquêtant sur les antécédents (passés) d’un patient on arrive à comprendre la cause de sa maladie (pathologie). L’Histoire est à la Politique comme la Pathologie est à la Médecine. Nul ne peut se targuer de mener une vraie politique sans maîtriser le sens de l’histoire de sa Nation, sans connaissance en pathologie aucun praticien ne peut guérir un malade. Malheureusement aucun de nos chefs d’Etat n’a tenu compte du passé pour savoir où va notre pays, ils se sont contentés de gérer les affaires de l’Etat en les mélangeant avec leurs propres patrimoines ! Un d’entre eux n’a même pas hésité à dire « je ne suis pas encore né » à telle époque ! Comment peut-on avoir confiance en ce genre d’olibrius.
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    • mercredi, 12 avril 2017 10:28

    Acta non verba

    Parmi les élites de ce pays, l’affaire Claudine Razaimamonjy a réveillé plus d’un. Hommes politiques, syndicat de magistrats, journalistes, simples citoyens ont tous donné de la voix afin de condamner l’ « évacuation sanitaire » de celle qui est en plein milieu d’investigations concernant d’affaires « présumées » de corruption. Chacun y va de son trémolo pour dénoncer une « évasion organisée », comme si bon nombre ne savaient pas que cela se terminerait ainsi. Finalement la corruption fait partie de la vie quotidienne des Malagasy et même si une infime partie de nos hauts responsables, surtout les juges, ont pris le risque de s’attaquer à un « conseiller du président de la République », la majorité de nos concitoyens n’y ont pas cru et parlent de « simulacre » ou de « cinéma ». Mais ce que beaucoup oublient c’est que la corruption à Madagascar ne ressemble pas à ce qui se passe ailleurs (Thaïlande, Inde, Chine, Indonésie, Malaisie…) car elle se ressent dans les assiettes de chaque famille. Au moment où nous écrivons le kilo de riz s’élève à plus de 2000 Ar ! Du jamais vu ! Au sein de la population, fleurissent actuellement la justice populaire (fitsaram-bahoaka) pour des causes parfois dérisoires telles les bagarres dans des bars, vols de poulets... Dès qu’il s’agit d’événements comme celui de ce conseiller du PRM il y a le silence total excepté les « gros bras » payés en retour de leur service ! Une voiture sans moteur ne roulera jamais. A moins que l’ensemble des Malagasy ne mentent sur leur réelle situation économique, tout le monde se plaint de leur état financier.
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    • samedi, 08 avril 2017 21:13

    Honnêteté où es-tu ?

    Au moins 75 % des Malagasy sont des personnes honnêtes. Le reste se divise en moins honnêtes ou carrément malhonnêtes. Malheureusement comme l’arbre qui cache la forêt cette immense majorité demeure inconnu et vit dans l’anonymat le plus absolu. Notre Nation est riche en techniciens, intellectuels et autres personnes capables mais ils vivent cachés ou préfèrent la modestie à l’exubérance de cette minorité de parvenus qui nous gouvernent en ce moment. Ce dicton « mamy ny miaina » (il est bon de [rester] vivant) est la devise de cette majorité demeurée jusqu’à maintenant « silencieuse ». Les Honnêtes gens sont-ils des poltrons ? Il est fort possible ! Néanmoins certains faits démontrent le contraire. Le courage du Bureau Indépendant Anti-Corruption (BIANCO) en est l’illustration. S’attaquer à un conseiller d’un Président de la République en exercice équivaut à un acte de bravoure exceptionnelle pour un État comme Madagascar. Certes on met en avant l’ « État de droit » mais tout le monde sait que ce n’est qu’une déclaration de bonne intention. Mais quand des magistrats mettent sous mandat de dépôt une personnalité comme l’actuelle prévenue ceci démontre une audace au-dessus de tout soupçon ! Eh oui beaucoup d’entre nous ont changé de fusil d’épaule, les honnêtes personnes, à commencer par les magistrats, sortent de l’ombre afin d’annoncer que tous les citoyens sont égaux devant la loi sans exception aucune. Il faut que la mentalité d’impunité disparaisse si on a choisi la Démocratie comme référence pour arriver au pouvoir car les principes de l’Etat de droit et la Bonne Gouvernance y sont accolés. Quel que soit l’issue de cette affaire du Conseiller spécial du Président de la République, un pas a été franchi avec sans retour en arrière.
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    • mardi, 04 avril 2017 17:36
    • Photo Net

    Tissu économique mort !

    Dans les ménages, le nerf de la vie tourne autour des recettes engendrées par les activités professionnelles des parents. C’est la même pour une Nation mais là on parle de « tissu économique ». Le tissu économique malagasy est en régression depuis des années presqu’un siècle. Quelle en est la cause ? La première est la Colonisation, dans son ébauche de construction d’un État moderne voire d’un État-Nation au XIXème siècle, les Malagasy ont commencé par créer un tissu économique à travers le commerce avec le monde extra-océanique. Ils ont connus ainsi depuis des siècles les négoces avec l’Afrique de l’est et par-delà l’Inde et le monde arabe. C’est de cette dernière que nous tirons le nom de notre monnaie pluriséculaire: l’Ariary provenant de rial pièce à la fois des Omanais (Zanzibar), Iraniens (Shirazi) et des Yéménites (Comores) mais non de réal (Espagnol) comme l’affirment certains.
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    • samedi, 01 avril 2017 19:21
    • Photo Sobika

    Etat de Droit ?

    De qui se moque-t-on dans ce pays ? 96% des Malagasy crèvent de faim et on leur parle de chimères. Un général et homme politique a bien dit : « je n’ai jamais vu un seul pays du Sud que la Banque Mondiale a pu sortir de la pauvreté ». Il a bien raison car à l’exception du Japon après sa défaite de 1945, aucun Etat n’a pu se défaire de la misère avec les ajustements structurels et les conditionnalités pour quelques millions de dollars de…prêts. La quasi-totalité de nos richesses minières et bien d’autres sont mises sous caution afin d’obtenir des miettes d’emprunt. Même nous, les Malagasy, ne savons pas à combien se chiffrent nos biens sur terre, sous terre et maritime, certainement des milliers de milliards de dollar. Alors que les emprunts n’ont pas dépassé les 7 milliards de dollars ! Pas besoin d’être un expert-comptable pour comprendre le déséquilibre. Malheureusement une partie de nos élites sont atteints par le virus de l’endormissement envoyé par nos vrais bailleurs de fonds : l’Occident !
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