La sécurité publique confiée à un alcoolique notoire

  • jeudi, 16 juin 2016 12:29
  • Tigre
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Rien ne va plus dans ce pays, au point où la sécurité publique de Madagascar est la première préoccupation de chaque foyer, tant en ville que dans les campagnes.

Le ministre de la sécurité publique plus connu par ministre de la police nationale, Anandra Norbert, premier responsable de la sécurité publique de Madagascar a été admis à l'hôpital HJRA dans la nuit du lundi 13 juin 2016.

A son arrivée, une altération de l'état général et une forte déshydratation ont été constatées. Après diagnostique, une intoxication alimentaire avec des antécédents d'hypertension artérielle et de diabète sont aperçus.

Son admission à l'hôpital est la suite logique d'un degré très élevé du taux d'alcoolisme.

La question qui se pose ici, n'est pas de mettre à nu la santé de nos dirigeants, quoique la santé d'un ministre, ou du Président de la République tombe dans le domaine public, et les citoyens sont en droit absolu d'avoir connaissance, sur qui on repose la vie du pays toute entière.

Le conseil des ministres du 15 juin, n'a même pas mentionné ni averti le public que le patron de la sécurité publique est admis à l'hôpital. Où est la transparence prônée et claironnée tout le temps par le Premier Ministre, qui lui aussi est responsable de la sécurité intérieur, en étant à la fois Ministre de l'intérieur. Un bulletin de santé régulier est exigé pour nos dirigeants, même si aucune loi ne les contraignent.

Le régime de Rajaonarimampianina n'est pas à son premier couac, on se souvient de la nomination des membres du gouvernement de Kolo Roger, à part l'histoire de l'article 54 de la Constitution, mis à terre comme un chiffon, une longue file de dépôt de candidature a été organisée dans un hôtel appartenant à un opérateur proche du régime, mais au bout du millième dossier reçu, presque personne n'a passé aucun entretien préalable, mais chaque ministre, à une heure de la nomination ont reçu un SMS les invitant à venir à Iavoloha, avec précision de ne pas mettre de cravate rouge. Et c'est en arrivant dans le Palais, qu'on les a invité à s'asseoir sur une chaise en leur signifiant le ministère confié par le Président de la République sous leur responsabilité. Les journalistes en étaient témoins, car ils étaient déjà invités sur place avant l'arrivée des pressentis.

Mais pour revenir au cas du ministere de la police, certaines indiscrétions parlent de malaise interne au sein même du cabinet du ministère, et des voix s'élèvent sur la situation de la corruption généralisée de la police, à commencer par le payement d'entrée pour le concours d'admission à l'école de la police, sans parler des détroussages en règle, au grand jour, perpétrés par les agents sur le terrain.

Un taxi-brousse d'Antananarivo - Diego-Suarez doit s'armer de 150 000 Ariary (750 000fmg) par voyage pour payer les barrages de la police et de la gendarmerie tout le long des 1000 km, avec 70 barrages, moyennant un "Felaka" de 2000 ariary en moyenne. A l'entrée d'une ville et à la sortie de la ville. Sans ce passe-droit, le chauffeur risque d'être immobilisé pour tas de raison.

Les taxi-be en font leur frais également, la police d'Ambanidia par exemple, tient même un carnet de pointage de payement journalier d'un écolage de 1000 ariary par taxi-be opérant sur ce trajet. Un policier de la circulation se permet même de se substituer à un agent de contrôle technique en demandant au chauffeur de ronfler son moteur pour voir la fumée dégagée par la voiture, mais tous les passagers s'indignent de la réalité mais le chauffeur doit glisser un billet sous son porte papier sinon il risque un PV.

Le poste de la police de la route (PR) à Beravina à l'entrée de la ville d'Antananarivo sur l'axe sud RN7 est prisé par les agents car faire entrer et accompagner un camion dans la ville en dehors des heures autorisées leur permet d'empocher pas moins de 20 000 ariary, on parle même d'écolage à payer au chef hiérarchique sous peine de faire la circulation à Analakely, où il n'y a rien à gagner sauf l'acquisition des motos, qui est une autre affaire, car une moto volée, modifiée ne trouvera pas son propriétaire revendiquer sa moto, et les policiers en font usage, voire devenir le nouveau propriétaire.

La police est gangrenée par cette corruption notoire, car beaucoup d'arme sont louées, prêtées à des gangs dangereux, et jamais un agent n'a été inquiété. L'opinion soupçonne même que la police veut éliminer physiquement des voleurs pris pour le faire taire à jamais. La justice non plus n'a jamais mis en prison des responsables. D'ailleurs comme le cas de Toliara, c'est tout le bataillon de la police qui est venu, arme au poing pour libérer et faire sortir de prison un des leur mis sous le verrou.

A quand la sécurité du pays sera la priorité des dirigeants et confier le soufflet ballon à un non alcoolique?

 

Photo nouveau Gouvernement

 

 

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