Mandat d’arrêt contre Lylison René de Roland : Le Mapar nie en bloc

  • vendredi, 10 juin 2016 23:52
  • Andry Baliba
  • Photo Njaka

Le groupement politique Mapar s’oppose en bloc au mandat d’arrêt lancé à l’encontre du Sénateur Lylison René de Roland. Une armada de « Namana tena namana » a été face à la presse cet après- midi au siège du groupe Miaraka amin’ny Prezida Andry Rajoelina à Ambodivona et comme une seule personne, ils se sont mis debout ensemble pour défendre l’un des leurs.

Pierre Houlder, porte- parole du Mapar a tenu dans un communiqué qu’observer une ville morte et une pratique courante dans le monde entier afin d’inviter les contribuables à une introspection et lui permettant de réfléchir à tête reposée une situation bien déterminée. « Où est le mal si le Sénateur joue son rôle. L’article 68 de la Constitution stipule que le Sénat a pour rôle de préserver l’intérêt du peuple et c’est ce qu’il a fait. Une question mérite donc d’être posée : Qui a pris le Sénateur Lylison René de Roland en flagrant délit et en train de faire quoi ? » S’est demandé le porte-parole du Mapar qui tient tous les Malagasy comme témoins de cet abus de pouvoir toujours selon Pierre Houlder.

Pour sa part, le député Brunel Razafitsiandraofa , non moins commissaire de police a apporté quelques précisions concernant la définition d’un cas de flagrant délit selon le code de procédure pénal malagasy article 206 et 209 qui n’a rien du tout à voir avec l’appel de ville morte lancé par le Sénateur Lylison René de Roland.

La Députée d'Ambatofinandrahana, Coordinatrice du Mapar, non moins magistrate et ancienne garde des sceaux, maîtrisant son sujet, a expliqué qu'un flagrant délit s’apprécie au moment où l'infraction est commise tout au plus le lendemain. Plus de 10 jours se sont écoulés, il ne saurait plus y avoir de flagrant délit pour justifier le mandat d’arrêt sans levée de l'immunité.

Commentaire (1)
  • palladium
    Pour une fois je donne raison au MAPAR. C'est quoi un appel à une ville morte ? C'est un appel à ce que les citoyens d'une ville cessent leurs activités "normales" quotidiennes, pour manifester une désapprobation.

    c'est quoi un appel à la grève ? C'est un appel à des salariés d'une entreprise à cesser leur travail, pour manifester une désapprobation ou pour revendiquer. Je ne suis pas juriste, mais la grève ou les manifestations "pacifiques" de revendication sont autorisées par la Constitution, non ? Ce droit est même "protéger" par la Constitution.

    Si un jour j'appelle à ce que les citoyens mettent un bandeau noir autour de la tête pour manifester une désapprobation, on va m'arrêter ?
    samedi, 11 juin 2016 12:45
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