Commémoration 13 mai 1972 : la lutte continue contre la dictature et le néo-colonialisme

  • vendredi, 13 mai 2016 20:45
  • Andry Baliba
  • Photos Njaka
Un dispositif de sécurité impressionnant a quadrillé, ce matin, la place du 13 mai sise devant l’hôtel de ville d’Antananarivo Renivohitra. Il n’y a plus de doute, la peur d’un coup d’Etat ronge l’esprit des tenants du pouvoir. Le Colonel Ravoavy Zafisambatra, commandant du groupement de la Gendarmerie Nationale d’Analamanga l’a d’ailleurs confirmé. « Afin d’éviter tout regret, nous faisons le maximum dès qu’on a une bribe d’information. Les éléments en bâton sont là pour maintenir l’ordre public tandis que ceux qui sont armés assurent la défense des biens meubles ainsi que les établissements institutionnels. On le sait tous, que des différentes rumeurs pourraient alimenter les conversations mais nous prenons toutes les informations au sérieux » a-t-il avoué.
Des « soixante-douzards » dirigés par maître Willy Razafinjatovo, dit Olala sont venus ce matin sur la place du 13 mai pour déposer des herbes en mémoire de cette histoire qui a marqué la vie de la nation.
« L’évènement 72 me rappelle des beaux et aussi des mauvais souvenirs. Des mauvais d’abord, étant donné qu’il a fait des morts mais la solidarité de tous, même dans notre lieu de détention à Nosy Lava, a marqué les esprits. Nous nous mettions debout comme une seule personne pour revendiquer les droits des étudiants. Je profite au passage de réexpliquer que le mouvement de l’année 1972 n’était au début qu’un mouvement estudiantin. Des étudiants ont réclamé des traitements dignes des universitaires malagasy. C’était le régime en place qui l’a interprété politiquement et vous connaissez la suite » a soulevé Me Olala avant de lancer un message au tenant du pouvoir actuel. « N’oubliez jamais, que le pouvoir appartient au peuple et à vous de savoir l’écouter et de répondre à son aspiration. Dans le cas contraire, cela finit toujours mal » a-t-il martelé.
Egalement présent sur la place du 13 mai, Rajonah Andrianjaka , président national du parti Otrikafo, a pour sa part réclamé le départ de Hery Rajaonarimapianina et son équipe. « Le régime Hvm n’a pas le droit de se cacher derrière les propos de Ban Ki Moon, secrétaire général des Nations Unies. Ce dernier condamne toute prise illégale de pouvoir mais qu’en est-il du pouvoir qui a déjà perdu toute sa légitimité. On ne peut pas sacrifier toute une nation pour défendre des dirigeants politiques insolvables et Hors la loi. La place du 13 mai est un symbole de la lutte néo-colonialistes avec ses acolytes, et la bande à Hery Rajaonarimampianina a intérêt de rendre leur tablier avant que la situation se complique » a-t-il prévenu.
D’autres politiciens, l’ancien ministre Ranjivason jean Théodore et Saraha Rabeharisoa, président national du Parti Libéral Démocrate entre autres, étaient présents à Analakely.
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