Difficulté Alimentaire : L'Androy de nouveau en alerte rouge

  • mardi, 13 octobre 2015 15:18
  • Super User
  • Photo: Soamad.org
Ambovombe, Ampamata, Sihamamaro et Tsimanodo pour le district d'Ambovombe, Antaritarika, Betanty (faux cap) et Tsihombe pour le district de Tsihombe. Depuis fin Août, ces communes n'ont plus de réserve d'aliments, alerte le système d'informations sur la sécurité alimentaire et la vulnérabilité dans la région Vatovavy Fitovinany, Atsimo Atsinanana et Androy (SISAV).
Dans son bulletin d'information n°19, qui couvre le mois de juillet et août de cette année, le SISAV remarque déjà l'existence d'un épuisement des stocks d'aliments dans ces trois régions et plusieurs signes révélateurs de difficulté alimentaire, surtout dans la région Androy. "Le nombre de communes en situation de vulnérabilité alarmante atteint les 50% dans la Région Androy" évoque-t-on. Si on se réfère aux informations publiées par le SISAV, toutes les communes de la Région Androy vivent actuellement une période de soudure "déjà", mais encore très difficile. En Août, seuls 33% des communes disposaient encore de réserves en aliment de base. Pire, le stock était déjà en quantité réduite à la fin du mois. Quid alors de la situation actuelle.
Sachant déjà que 61% des communes de la Région Androy ont une faible disponibilité en eau. Pour cause, la persistance de la sécheresse dans cette partie de la Grande île. Une situation climatique qui ne serait pas encore clément cette année. A entendre les avis des météorologues, la saison de pluie cette année ne sera pas dense surtout pour la partie Sud. Une augmentation de température sera même prévue. Actuellement les signes révélateurs de difficultés alimentaires, entre autre le changement d'aliment de base, la diminution du nombre de repas pris par jour et même la migration vers d'autres localités, sont présents dans la quasi-totalité des communes de la région Androy.
On comprend mieux pourquoi les "dahalo", bandit de grand chemin, font rage. Et plus, on peut comprendre pourquoi ils s'attaquent à une caserne militaire. Loin de nous de justifier les actes de banditisme. Déjà, se nourrir est devenu de plus en plus difficile pour eux, l'Etat central peine à trouver une solution sachant également que le Gouvernement n'arrive pas à convaincre les bailleurs à débloquer les financements, et voilà que des éléments militaires, du moins une frange envoyés en mission dans cette partie de l'île pour rétablir l'ordre, arrivent chez eux pour les bombarder, sans faire la distinction entre bandits et villageois.
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