Les pantalonnades du HFI

  • mercredi, 25 juillet 2018 08:17
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Les membres ou plus exactement les meneurs du Hetsika ho an’ny Fanavaozana Hifotiny (HFI) ont donné rendez-vous au public ou plus exactement aux Tananariviens sur le parvis de l’Hôtel de ville, plus connu sous le nom de la place du 13 mai. Malheureusement ce fut un pétard mouillé.

Ils auront comme excuse la présence en grand nombre des forces de l’ordre occupant la place et quadrillant le secteur. Mais s’agit-il seulement de cela ?

Souvent une des raisons de l’échec d’un mouvement de rue à Madagascar est la défection d’une partie des organisateurs, qui a répondu aux abonnés absents ? Syndicats, partis politiques… ?

Comme à son habitude, l’Etat a proposé un autre lieu, ces derniers temps ce fut le « Stade des Makis » sise à Andohatapenaka. Alors en cas de débordements, c’est la gare routière située à proximité qui paiera le prix fort ? Est-ce un pied de nez au président de la République qui est fier d’une de ses réalisations ? Ou pour décourager les manifestants qui doivent battre à pied des dizaines de kilomètre.

Les anciens occupants de la place du 13 mai, une fois au pouvoir aussi a tout oublié ses promesses et ses manières, et envoient toute la cavalerie d'Emmoreg pour impressionner et décourager le peu de manifestants, et marteler à coups de média que le HFI ne pèse qu'une poignée de plume.

Quelques soient les raisons, la journée du 24 juillet a été celle des pantalonnades du HFI, en faisant faux bond, les organisateurs n’on fait qu’une farce pitoyable au public.

A regarder de près, il est vrai que certains leaders de ce mouvement n’inspirent guère confiance, pour beaucoup ce ne sont que des bouffons et des pitres.

Et dans cet atmosphère de précampagne des présidentielles, demander le report des élections n’est qu’un subterfuge grotesque, voire hypocrite, donc on tente de s'en tirer par une pantalonnade.

Dans le fond, ces politiciens ne se sont pas du tout préparer au scrutin, en fait ils ont été surpris par la décision de la HCC en mai dernier qui a provoqué les élections anticipées du 7 novembre prochain.

D’où ces pantalonnades, pour empêcher le déroulement du vote, malheureusement pour eux, ils n’ont aucun socle et leur « refondation » n’est qu’un miroir aux alouettes, mais les Malagasy sont tout sauf des oiseaux.

Ces personnes constituent des 2nd couteaux n’arrivant jamais à faire l’unanimité autour d’eux, « tsy mahazaka vahoaka » et préfèrent se mettre à la solde de potentiels candidats mieux lotis financièrement.

Quelques uns d’entre eux, se présentant comme patriotes/ nationalistes de l’extrême, sont en réalité au service de l’ancien premier ministre HVM remercié par la HCC !!! D’autres sont des roues de secours pour des prétendants à la course. Parmi eux il y a qui ont déjà empoché un petit magot pour passer l’hiver.

Alouettes ou pigeons, ils espèrent un jour arriver au pouvoir afin de plumer la nation.

In fine, avec ou sans élections, le chemin pour le développement de Madagascar passe par le contrôle de nos richesses et faire travailler les Malagasy, ça on peut le faire, avec ou sans les bailleurs de fonds, et nul besoin de pantalonnades.

Anonymous

 

 

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