A la dérive

  • lundi, 07 mai 2018 09:38
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L’administration HVM, conduite par Hery Rajaonarimampianina, est en train de perdre totalement son cap. Elle essaie de se donner une bonne figure, mais même de l’intérieur, chacun sait que le navire est en train de couler prenant eaux de toute part.

Son « fidèle » lieutenant Rivo Rakotovao tente à grand renfort de show audio-visuel de faire croire aux gens que son boss tient encore la barre d’un bateau sans gouvernail, vendredi passé.

Mais le désarroi s’installe au sein du parti HVM, il a débuté le 21 avril dernier, quand la foule emmenée par les 73 députés de l’opposition a réussi à pénétrer sur la Place du 13 mai rebaptisée « Parvis de l’Hôtel de ville » au prix des morts.

Cette crise politique, en pleine crise économique, est une grande première à Madagascar. 1971-1972, 1991, 2002 et 2009 ont été des crises dites « politiques » menées par des sentiments de révolte face aux injustices des différentes administrations en place à l’époque, mais celle-ci est une crise politique sur fond de misère économique à grande échelle.

Ainsi l’affluence, un faible sur la place du 13 mai, ne traduit nullement une baisse d’intérêt de la nation pour les affaires de l’Etat. Mais les gens donnent priorités à leurs occupations quotidiennes, alors Rajaonarimampianina et sa famille se font une illusion en croyant que les Malagasy ne s’intéressent guère aux députés et que rameuter les fonctionnaires est un signe d’essoufflement du mouvement des 73 parlementaires.

En réalité, une partie des fonctionnaires craignent d’être renvoyés de leur emploi et surtout que certains d’entre eux ont payé des « écolages » afin d’entrer au sein de la fonction publique, donc être rayé des cadres est pour le moment impensable.

Malgré cela le mouvement des députés révèle le malaise au sein des différents départements de l’Etat, surtout la césure entre les responsables et les simples employés de l’Etat.

L’actuel Chef de l’Etat le sait, quand la Haute Cour Constitutionnelle (HCC) lui a signifié qu’il doit revoir ses copies sur les lois organiques relatives aux élections. Hery Rajaonarimampianina a compris qu’il ne peut agir à sa guise et surtout éliminer ses potentiels rivaux. Il est sûr qu’il n’arrivera pas au 2nd tour, quelques indices le donnent même derrière un ecclésiaste apocalyptique !!!

Afin de sauver la face, lui et ses proches concoctent un plan B. Ainsi il ne va pas se représenter, conscient de son maigre bilan et de sa faible popularité, alors ils ont jeté leur dévolu sur un certain Hyacinthe Befeno.

Mais l’actuel ministre de l’Education nationale (MEN), Paul Rabary serait déjà dans les starting-blocks, fort de son bilan avec l’intégration des enseignants FRAM, il ne va certainement pas accepter d’être doublé par un illustre inconnu.

Sans oublier le cas de Claudine Razaimamonjy, l’un des puissants sponsors du parti, encore détenue dans une prison à Manjakandriana, l’administration et le parti HVM est à la dérive et Rivo Rakotovao, dont la présence à la tête du Sénat est sujet à discussion, n’arrive plus à diriger le navire sans barre.

Depuis quelques temps les décisions de la HCC réservent des surprises pouvant être désagréables à l’administration actuelle sans oublier que les Forces de l’ordre ont dorénavant une neutralité bienveillante à l’encontre du mouvement des députés, le plan B de Rajaonarimampianina risque lui aussi de passer aux calendes grecques.

Anonymous

 

 

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