Une administration cacophonique

  • mardi, 06 mars 2018 10:57
  • Anonymous
  • Photo Capture d'écran TV5 monde

La récente déclaration du Ministre des Affaires Etrangères Henry Rabary-Njaka sur les dates des élections présidentielles, 24 novembre pour le 1er tour et 24 décembre pour le 2nd tour, continue d’alimenter les spéculations médiatiques sur le déroulement de la vie politique nationale.

En y regardant de près l’intervention télévisée du premier responsable de nos relations extérieures, on voit une personne sûre de ses affirmations, d’autant plus que la chaîne où il est intervenu est une station mondiale …francophone donc la planète entière l’a entendu : du Canada à Hanoï et de Paris à Saint-Denis, sans oublier le Pacifique (Tahiti, Nouvelle Calédonie).

Donc notre cher Ministre n’a pas fait une réponse à la va vite afin de satisfaire à une question du journaliste qui l’a interviewé et si l’intervention a été préparée à l’avance, il a certainement demandé l’aval de ses « supérieurs hiérarchiques » (premier ministre ou le président de la République).

Cela lui a été facile car Henry Rabary-Njaka est un proche du président, ce dernier a été certainement au courant de ce qui va se dire à la télévision.

Beaucoup spécule que cette déclaration a été faite pour amadouer la communauté internationale occidentale que les élections présidentielles se tiendront dans les délais affirmés par les textes constitutionnels et que le Parlement est en train de voter les lois organiques relatives à ces élections.

Malgré cela, on constate que quelque chose ne tourne pas en haut lieu et que règne une confusion certaine.

La nation malagasy, jusqu’à maintenant, n’est pas au courant quand elle sera appelée aux urnes, même si les citoyens sont invités à vérifier leur présence dans les listes électorales aux bureaux des Fokontany.

Il est certain que ces élections auront lieu mais quand ? Dans les textes proposés se dissimulent des passages insinuant que certaines personnes ne peuvent pas se porter candidat et ils visent surtout un ou 2 puissants adversaires risquant de mettre fin à l’administration HVM alors vaut mieux les écarter d’une « manière légale ».

Il est sûr que l’équipe gouvernementale est dans la tourmente, va-t-on maintenir les dates électorales comme l’a déjà avancé le Ministre des Affaires Etrangères devenu de facto un porte-parole du gouvernement.

Il est certain que beaucoup de membres de l’administration ne sont pas pour la tenue des élections dans les mois qui viennent car ils savent qu’ils perdront les élections et ce dès le premier tour.

Personne n’est aveugle, la situation est désespérée pour le HVM car le NI…NI n’est plus de mise selon la Communauté Internationale donc la seule issue pour le HVM est de créer des troubles pour justifier la non-tenue des élections et la déclaration du Ministre en fait partie pour augmenter la confusion.

La cacophonie ira en crescendo les prochains mois, qu’il soit ministres ou hommes politiques, les prochaines élections alimenteront les déclarations les plus tonitruantes dans ou hors la loi.

Anonymous

 

 

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