HVM contre la France

  • jeudi, 18 janvier 2018 13:04
  • Anonymous
  • Loi française protégeant ses citoyens contre l'extradition

Le désarroi du Hery Vaovao ho an‘i Madagasikara (HVM) est total après le scandale Houcine Arfa. Ils semblent que les médias français déroulent le tapis rouge pour une personne évadée de prison. Un évadé d'une prison française ou d’un pays occidental (Allemagne, Etats-Unis,…) aurait-il bénéficié d'une telle faveur ? Dans quel but cette connivence, cet acharnement médiatique sachant que le personnage ne peut être extradé vers Madagascar?

Pour les sommes avancées, soit disant pour corrompre les autorités, certainement il n'y a aucune preuve car on peut croire qu’il n’a pas de reçus issus par les personnes incriminées. C’est donc parole contre parole.

On croira qui on veut mais en France il est sûr que c’est Houcine Arfa qui est du bon côté.

Cette situation n’est pas sans rappeler ce qui s’est passé en 1996 durant le duel Zafy-Ratsiraka. Durant cette année l’amiral exilé en France a été relancé par une campagne médiatique sans précédent pour l’époque préparant son retour au pays et avant tout sa métamorphose du « socialisme en humanisme écologique ».

Plusieurs journaux ont relancé Deba en déclarant que c’est un « homme nouveau, transformé » et qui « regrette ses erreurs »… En fait c’est de la pure publicité.

Ce genre d’attitude est dû au fait que l’administration UNDD connaissait de graves problèmes de fonctionnement. Sans oublier quelque chose passant inaperçu : l’arrivée de plus en plus massive des Chinois à Madagascar.
Pour les pays occidentaux en général, et la France en particulier, c’est une menace.

Et comme Madagascar possède des richesses minières insoupçonnées, il ne faut pas que la Chine mette le grappin dessus. Donc il faut « contrôler » Zafy Albert et son équipe sans compter les « financements parallèles » en provenance des 4 coins du monde.

Pour cela les pays occidentaux n’ont eu à l’époque que le choix de ramener l’amiral Ratsiraka à Iavoloha en lui passant un peu quelque reconditionnement et le tour est joué en 1996. D’autant plus qu’il a conservé une mainmise sur l’armée tout en occultant le massacre du 10 août 1991.

Même si les acteurs ne sont plus les mêmes et que l’amiral joue au grand-père qui prodigue des conseils dont personne n’écoute, la situation ressemble à s’y méprendre à celle de 1996.

Le HVM a quelques similarités avec l’UNDD, surtout cet atmosphère soit disant de « liberté » et d’anarchie, avec comme piment la corruption, même si celle de l’HVM dépasse les cimes de l’Himalaya.

Malgré ses affirmations de soutien international et d’argent reçu des bailleurs de fonds, l’administration HVM peine à être crédible et il n’a plus de légitimité intérieure.

Par ailleurs les opérateurs économiques chinois se font de plus en plus pressants, et ils soulèvent la méfiance des Malagasy mais les membres de l’administration HVM comptent sur eux pour le magot électoral sans oublier les Karana pressés d’une manière ou d’une autre.

Il est sûr que cette situation ne plaît pas du tout à la communauté internationale occidentale qui ne veut pas de crises en période électorale.

Pour s’en sortir et rester avidement au pouvoir, le HVM va se donner une image de …patriote en s’aliénant la France.

Qui rira, rira le dernier. Au fait, où en est-on sur la session extraordinaire de l’Assemblée Nationale concernant les lois électorales ?

Anonymous

(Photo Loi française protégeant ses citoyens contre l'extradition)

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